tisiphoné a écrit :je crois qu'effectivement nous sommes loin de la vision sublimée que Prunellle relayait.sebmbala a écrit : y'a 18000 place pour scolariser les enfants autiste en france ça ne représente que 20% des enfants autiste malheureusement, mais dis nous combien y'a de places en Algerie ? avant de chanter les louanges de ce pays. fournis nous les chiffres.
En Algérie, certaines statistiques font état d’environ 80 000 enfants atteints par l’autisme si on en croit le Docteur Oussedik. Retour sur cette maladie qui place les familles dans leur douleur quotidienne.
Qu’est-ce qu’être autiste ?
« L’autisme est considéré comme un trouble neuro-développemental de l’enfant », explique le Docteur Asma Ouseddik, pédopsychiatre à l’hôpital de Cheraga dans la banlieue ouest d’Alger. Selon cette dernière, « ce trouble peut entraîner un handicap. On ne peut pas dire que l’autisme est une originalité, comme le disent certains autistes de hauts niveau ».
Plusieurs signes peuvent être détectés « dès l’âge de deux ans ». Les symptômes qui caractérisent l’autisme sont, selon ce médecin, « des problèmes d’altération dans les interactions sociales et dans la communication (verbale et non-verbale) et les intérêts restreints car les enfants autistes s’intéressent à une seule chose qu’ils répètent à chaque fois ».
Pour sa part, la pédopsychiatre souligne que les cas d’autisme sont différents d’un enfant à l’autre et qu’un autiste peut ne pas avoir tous les symptômes de cette pathologie à la fois car, il y a des degrés.
« En Algérie, avoir un enfant autiste est une souffrance quotidienne »
« Venez à l’école récupérer votre enfant. On ne peut pas le supporter plus longtemps. On n’est pas là pour faire le gardiennage », voilà les messages généralement reçus par les parents des enfants autistes de la part des écoles, révèle Laid Boumedjou, l’un des membres fondateurs de l’association Tawassol. Cette dernière est une organisation locale pour l’enseignement et l’intégration des enfants autistes, active au niveau de la wilaya d’Oum El Bouaghi. « Depuis la création de notre association en juillet 2009, nous recevons chaque jour plusieurs parents qui nous sollicitent pour aider leurs enfants. En Algérie, avoir un enfant autiste est une souffrance quotidienne », affirme notre interlocuteur. « Même les écoles refusent de coopérer avec nous. Leur prétexte est qu’elles n’ont pas reçu des instructions de leur tutelle pour travailler avec des associations », poursuit-il.
À l’instar de la plupart des associations qui activent dans le social, Tawassol souffre de quelques difficultés financières. « On veut aider un maximum de familles, mais nos moyens ne nous le permettent malheureusement pas », regrette-t-il, en révélant que cela s’est répercuté sur le rendement de l’association. « Non seulement nous avons des problèmes financiers à ce niveau, mais nous ne pouvons même pas payer notre équipe et les orthophonistes qui collaborent avec nous », souligne-t-il.
Prise en charge des autistes : où en est-on ?
Selon Docteur Asma Ouseddik, « en Algérie, nous sommes très en retard en matière de prise en charge de ces enfants». « Les capacités d’apprentissage chez les autistes sont limitées. Pour cela, ils nécessitent une prise en charge spéciale. Ce n’est pas évident de dépister les enfants autistes alors que nous n’avons pas les moyens de les prendre en charge », souligne-t-elle.
À ce propos, les deux militants de la cause des autistes ont exprimé leur souhait que ces enfants soient intégrés dans la société sans être obligés de créer des classes spéciales au niveau des écoles. « Malgré le fait que nous ayons créé deux classes pour les enfants autistes, nous ne sommes toujours pas satisfaits. Notre objectif est d’intégrer ces enfants et non pas les séparer des autres, mais malheureusement les dirigeants des écoles ne le permettent pas », regrette M. Boumedjou.
La spécialiste Mme Oussedik a, quant à elle, souligné qu’il « y a différentes manières de les prendre en charge selon leurs compétences. Ceux qui n’arrivent pas à suivre à l’école ne doivent pas avoir un avenir bouché. On peut les intégrer dans d’autres domaines, tel que la cuisine, la menuiserie etc…, qui permettraient à l’enfant de devenir un adulte actif dans la société ». « Je ne vais pas généraliser, mais il y a certaines structures privées qui gardent ces enfants, mais en réalité elles font du commerce. Les parents payent des sommes colossales mais ces écoles ne suivent aucune méthode éducative particulière », révèle Mme Oussedik.
il ne faut pas exagérer Tisi j'ai citée l'Algérie parce que ce pays tente de faire des efforts. et a la volonté d'améliorer le sort de ces enfants..... ce qui est tout a leur honneur c'est de vouloir les intégrer avec les autres...cela mérite d'en parler

