..................................«La nuit jaune», le nouvel appel à la mobilisation d'Éric Drouet..................................
Dans un live Facebook publié lundi, Éric Drouet, l'un des porte-paroles des «gilets jaunes», menace le gouvernement d'une mobilisation surprise, qu'il surnomme la «nuit jaune».
Une lettre adressée au président, un live sur les réseaux sociaux, une phrase choc... Tous les moyens sont bons pour Éric Drouet pour faire avancer la cause des «gilets jaunes». Depuis dimanche, le porte-parole du mouvement annonce une nouvelle mobilisation à venir, «la nuit jaune». Une manifestation non déclarée, qui se déroulerait de nuit, et dont le but est d'obtenir une rencontre avec le chef de l'État. La date n'est pas encore fixée définitivement.
Par le biais d'une lettre adressée à Emmanuel Macron, Éric Drouet explique ne pas accepter que ce dernier laisse «lettre morte depuis le 17 novembre» leurs revendications. Pour le chauffeur-routier de 33 ans, les «gilets jaunes» ont fait preuve «de bonne volonté lors des mobilisations», et mériteraient d'être entendus. «Ces deux derniers samedis ont été relativement calmes sur le territoire (...) les manifestations ont été déclarées comme vous l'avez demandé», fait remarquer le militant. «Les semaines à venir s'annoncent relativement dures pour la France» puisque «le mouvement va s'intensifier» et les gilets jaunes, sans leader, «peuvent se manifester à chaque instant et partout, le jour, la nuit, le week-end, la semaine…», avertit le porte-parole, comme on peut le lire dans la lettre ci-dessous.
Éric Drouet finit par une pique à l'adresse d'Emmanuel Macron: «Nous ne craignons plus rien et allons vous surprendre par notre sens de l'effort». Une référence aux propos du président, qui avait estimé que «les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir» quelque chose «sans que cet effort soit apporté».
«Je ne conseille pas à tous de venir la nuit»:
Après la publication de sa lettre sur les réseaux sociaux, la figure des «gilets jaunes» a expliqué dans un live Facebook l'organisation de ce qu'il appelle «la nuit jaune»:
«La nuit c'est compliqué, ça va mal finir», interpelle un internaute. Ce à quoi Éric Drouet répond: «Les manifestations en journée, c'est bien, on marche pour la plupart des gens, mais ce n'est pas comme ça que ça va bouger. Les gens veulent plus, veulent une grosse mobilisation, partir sur des nocturnes, des 24h, des 48h, et c'est ce qu'il se passera», avant de continuer: «Les gens veulent mettre un bon coup, et que ça continue et qu'enfin, on soit écouté et pas endormi avec des pseudos grands débats qui servent à rien». «On pense que c'est important d'avoir des manifs déclarées. Pour les personnes fragiles, qui ont besoin d'être en sécurité. Et puis, ça fait le nombre». Il rajoute cependant ne pas conseiller «à tous de venir la nuit».
Pour rappel, samedi dernier, l'acte 10 de la mobilisation a réuni 84.000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, et environ 147.000 d'après «le nombre jaune».
Que dit la loi?
La liberté de manifester est régie par l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme de 1789. Soumise à un encadrement précis, il faut cependant une autorisation préalable afin d'organiser la mobilisation. L'article 431-9 du Code pénal prévoit une sanction de «six mois d'emprisonnement et 7500 euros d'amende» pour les organisateurs de manifestations non déclarées ou non autorisées. Les citoyens qui se rendent à un rassemblement interdit, quant à eux, encourent une amende d'un maximum de 38 euros.
Le premier ministre Edouard Philippe a indiqué le 8 janvier sur TF1 qu'une «loi nouvelle» durcissant les sanctions contre «les casseurs» et les manifestations non déclarées serait proposée. La nouvelle loi que le gouvernement veut voir adoptée «permettra de sanctionner ceux qui ne respectent pas cette obligation de déclaration» des manifestations en préfecture, et «ceux qui participeraient à des manifestations qui ne sont pas déclarées». Selon le chef du gouvernement, la nouvelle loi pourra être discutée à l'Assemblée nationale «dès le début du mois février», a précisé le chef du gouvernement.
Éric Drouet est déjà visé par la justice pour une organisation non déclarée début janvier. Le 15 février, il sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour ce motif. Le leader des «gilets jaunes» risque alors une peine pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7500 euros d'amende. Il avait déjà été interpellé le 22 décembre à Paris puis placé en garde à vue pour «port d'arme prohibé», en l'occurrence un bâton, et «participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations». Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de détenir une arme, il comparaîtra le 5 juin devant un tribunal correctionnel pour ces faits.
Source:Le Figaro.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... drouet.php
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!