Il faut la jouer fine, mais il faut que l'effort et le changement soit massif! On n'en est plus à bouger quelques curseurs pour améliorer les choses. Quand j'entends tout un tas d'observateurs qui veulent s'empresser de relancer la machine folle comme c'était avant... Ce n'est pas un retour à la normale, il faut se sortir ça de la tête, mais un retour à l'anormal ! Nous étions en train de nous projeter dans le mur à pleine vitesse, il ne faut surtout pas que tout redémarre comme avant.Victor a écrit : 19 mai 2020 15:55Mais si on sacrifie l'économie, à court terme, on a des guerres civiles parce que les gens auront faim.Stounk a écrit : 19 mai 2020 15:52
C'est un peu ça, oui...
Mais cela commence déjà, et pas seulement à cause de la montée du niveau de l'eau qui menace des petites îles. Les disparitions d'espèces animales sont massives. Les gens meurent de la pollution (j'ai vu le chiffre de 700 000 en Europe par an). Progressivement, le réchauffement va contraindre certains pays à produire d'autres denrées agricoles. Tu auras remarqué par exemple qu'auparavant, nous n'avions que très rarement de canicule, alors que maintenant c'est quasiment chaque année. Il y avait des problèmes concernant l'eau dans tout un tas de régions françaises.
Et bien ce n'est que le début. Sauf que si on attend vraiment de ne plus avoir le choix, il sera trop tard et là, ça sera terrible, car ce qui nous menacera, et on ne parle pas d'échéances lointaines, ce seront des famines, des déplacements massifs de population et bien sûr des guerres. Et là, le problème de la compétitivité économique sera le cadet de nos soucis...
donc, ...., il faut la jouer fine !
Il faut faire de la sobriété un projet de société, limiter les transports aériens au minimum nécessaire, surtaxer les produits à la mesure des milliers de kilomètres qu'ils ont parcourus, isoler massivement les bâtiments et encourager les solutions de chauffage moins polluants (à la campagne, combien de personnes ont des chaudières au fioul...), etc, etc. Bien sûr qu'il ne faut pas sacrifier l'économie, mais il faut urgemment accélérer sa mutation et la planifier. Pas dans 50 ans, pas dans 20 ans.

