Diogène a écrit : Il y a des gens assez orgueilleux et mégalomanes pour imaginer qu'ils ont une morale individuelle supérieure à la loi, qui elle reflète la morale collective évoluée depuis très longtemps. Ces gens là peuvent de doux rêveurs ou des gens très dangereux, tendance agitateurs et terroristes.
Je m'exprime assez vertement envers les élus et les hauts-fonctionnaires, mais il ne me viendrait à l'idée d'aller ennuyer mon maire ou mon député. Je suis tenant de la démocratie représentative, j'ai du boulot et j'ai autre chose à faire qu'à aller fouiller les plus de 2 000 pages du CETA. Et si on n'est pas capable en temps disponible et en compétences d'aller fouiller les 2 000 pages du CETA, on se tait.
Non justement, on ne se tait pas ! parce qu'aucun citoyen ne peut être compétent dans tous les domaines ; en revanche, il peut s'entourer de professionnels objectifs capables de débroussailler ces 2000 pages et en tirer l'essentiel, comme il peut s'informer via des sources indépendantes ; elles sont rares mais elles existent.
il n'y a de surcroît pas besoin de grandes compétences en droit pour comprendre la véritable finalité du Ceta, et à partir du moment où c'est justement le citoyen qui en paie les conséquences à terme, il est d'autant plus légitime à l'ouvrir.
vous parlez de démocratie représentative, vous voulez dire ces députés godillots qui pour la plupart ne savent que lever la main au bon moment, et accessoirement confondent de temps à autre un oui avec un non ?
ces parlementaires qui proviennent majoritairement du "haut" de la société civile et qui ne savent raisonner qu'avec des cours d'action ?
vous voulez parler de ce système qui fait qu'avec 28% des voix, on récolte 53% des sièges ?
Libre à vous de vous reposer sur ce système si vous n'avez rien à perdre, parce qu'en définitive on en est bien là , seuls ceux qui peuvent se préserver ou ont intérêt à cautionner ces aberrations vont dans le sens de cet accord ;
mais ne prétendez pas dicter aux autres ce qu'ils doivent faire pour se protéger de ces abus de pouvoir qui n'ont strictement rien de démocratique.