UBUROI a écrit : J'ai regardé dimanche soir cette passionnante émission de la 5 " C'est politique" qui a réuni plein de gens de qualité et représentatifs de cette actualité des gilets jaunes: Ruffin, P.canfin de WWF, celle qui a lancé la pétition, et une aide soignante les 2 représentant les GJ, Ensuite ce fut le tour de Abdennour Bidar...
On y a abordé la question de la structuration du mouvement
ce matin je lis sur france info 2 portraits de 2 leaders ou porte parole auto proclamés, et je suis évidemment surpris par leur profil politique et leur passé pas neutre du tout. La récupération politique apparaît au grand jour et notre simplet NDA pose ses marques pour les européennes
1/ CAUCHY
Un jeune cadre de 38 ans, Benjamin Cauchy, est devenu, en moins d'une semaine, le porte-parole des "gilets jaunes"en Haute-Garonne. Une nouvelle figure médiatique qui est passée par le syndicalisme étudiant, un mandat local mais aussi par la fréquentation du milieu de l'ultra droite.
Par Laurent Dubois
Publié le 21/11/2018 à 15:39 Mis à jour le 26/11/2018 à 09:50
Médias nationaux et régionaux, plateaux "télés" et reportages radios, Benjamin Cauchy a été propulsé, en quelques jours, à la Une de l'actualité.
Un porte-parole non-officiel
Les "gilets jaunes" est un mouvement spontané et désorganisé. Mais des figures émergent et, en Haute-Garonne, il s'agit d'un cadre commercial de moins de 40 ans. Benjamin Cauchy est parfois contesté sur les barrages. Certains"gilets jaunes" refusent l'idée de porte-parole et estiment que chaque "gilet jaune" porte la parole du mouvement.
Ancien élu UMP de Laon
Mais, Benjamin Cauchy est devenu, en quelques jours, l'interlocuteur privilégié des médias. Le jeune homme lève facilement le voile sur ses motivations. Avec une vraie facilité d'expression, le "gilet jaune" évoque son combat pour le pouvoir d'achat et contre le "matraquage" fiscal. Spontanément, Benjamin Cauchy parle de son expérience politique et d'un mandat local, sous l'étiquette l'UMP.
Syndicaliste étudiant
En revanche, certains points restent dans l'ombre. Benjamin Cauchy a été un syndicaliste très actif à l'université de Lille. L'étudiant en droit a été un leader de l'UNI, un syndicat proche de la droite. La figure "gilet jaune" ne met pas forcément en avant ce passé. Un passé qui n'est d'ailleurs pas gênant. En revanche, Benjamin Cauchy occulte totalement son appartenance au parti de Nicolas Dupont-Aignant, Debout La France.
Encarté à Debout La France
Benjamin Cauchy est-il adhérent à Debout La France ? Le "gilet jaune" se réfère parfois, lors de ses interventions médiatiques, au parti de Nicolas Dupont-Aignan. Ces références traduisent une certaine proximité politique. Cette proximité va-t-elle jusqu'à une carte et une adhésion en bonne et due forme ? Contacté par France 3 Occitanie, le porte-parole de Nicolas Dupont-Aignan commence par répondre en envoyant un texte relatif à la liberté de pensée et d'opinion. Après plusieurs échanges, le représentant de Debout La France déclare : "je ne vois pas ce que ça change de savoir s'il est encarté DLF, Modem ou LFI".
Les "vraies-fausses" réponse de la direction nationale de Debout La France traduisent une gêne. Au niveau local, il existe beaucoup de précautions oratoires. Un membre de Debout La France déclare "Cauchy est encarté comme simple militant mais il s'exprime comme "gilet jaune"".
Les rapports entre Debout La France et Benjamin Cauchy ne sont pas les seules zones d'ombres.
Des fréquentations douteuses
Selon nos informations, Benjamin Cauchy fréquente des membres de l'Union Corporative pour le Défense et l'Entraide Languedocienne (UCODEL). Le "gilet jaune" aurait des contacts avec des représentants d'un groupe d'ultra droite. L'UCODEL se revendique comme un groupuscule "nationaliste" et dément toute inclinaison "néo-nazie". Même si plusieurs photos, prises lors de concerts organisé par l'UCODEL, montrent des saluts nazis.
Contacté par France 3 Occitanie, Benjamin Cauchy déclare ne pas connaître l'UCODEL. Le "gilet jaune" reconnaît simplement avoir "peut-être consulté leur site". Mais une source policière affirme que Benjamin Cauchy a été aperçu à plusieurs reprises avec des membres de l'UCODEL. Toujours selon cette source, cela ne signifie pas forcément que le "gilet jaune" est membre du groupuscule mais une fréquentation et une certaine proximité sont établies.
Un récente convocation par la gendarmerie dans une affaire privée
Un autre fait est établi. L'agenda de Benjamin Cauchy ne se limite pas à des repérages sur le terrain pour les "gilets jaunes" ou à son activité professionnelle d'assureur. Le jeune homme a récemment été convoqué par les gendarmes pour des faits de violence. Des faits extérieurs au mouvement des "gilets jaunes". Benjamin Cauchy estime qu'il s'agit d'une simple convocation. Mais une source judiciaire parle d'une convocation sous le régime de la garde à vue. La procédure est en cours et, bien évidemment, la présomption d'innocence s'applique.
Mais la figure des "gilets jaunes" découvre la rançon de sa nouvelle notoriété : l'exposition médiatique.
2/ BUHLER
Propos polémiques, exclusion du FN et militantisme 2.0 : Frank Buhler, l'encombrant visage des "gilets jaunes"
Devenu l'une des figures du mouvement de contestation contre la hausse du prix des carburants, ce militant de Debout la France est passé par l'UMP et le Front national, mais n'a pas laissé que des bons souvenirs.
France Télévisions
Mis à jour le 24/11/2018 | 07:00
publié le 24/11/2018 | 07:00
"Je suis totalement épuisé, ça n'arrête pas depuis trois semaines, confie Frank Buhler à franceinfo, vendredi 23 novembre. J'étais encore hier à l'enregistrement de l'émission d'Ardisson." Ce responsable du parti Debout la France dans le Tarn-et-Garonne est devenu une figure du mouvement des "gilets jaunes" grâce à ses vidéos publiées sur sa page Facebook. "Je n'ai jamais prétendu être l'initiateur ou celui qui a eu l'idée du mouvement, j'ai simplement voulu passer un coup de gueule", assure-t-il, à la veille d'une nouvelle journée de protestation.
J'ai été l'étincelle qui a fait péter le baril de poudre.
Frank Buhler
à franceinfo
Au début de cette histoire, il y a une vidéo, postée le 23 octobre, sur sa page – très orientée politiquement – "Blog Politique - Patriosphère Infos". "Au départ, c'est faire le plein de son automobile, halluciner complètement, être fou de rage, rentrer chez soi et voir passer sur Facebook un appel pour bloquer le périphérique porte de Bercy pour lutter contre la hausse des carburants", raconte ce militant de 53 ans. Il réalise alors une vidéo et se sert de ses compétences de community manager, métier qu'il exerce en indépendant, pour la diffuser sur les réseaux sociaux.
Son message est ainsi partagé et commenté des milliers de fois (il en est aujourd'hui à plus de 185 000 partages et plus de 4,5 millions de vues). "Ma vidéo je l'assume complètement, mais j'étais à mille lieues d'imaginer l'ampleur du mouvement", assure-t-il. Frank Buhler s'impose alors comme l'une des têtes du mouvement sur les réseaux sociaux et dans les médias, comme Priscillia Ludosky et sa pétition, Jacline Mouraud et sa vidéo ou encore Eric Drouet à l'origine de l'appel au blocage.
"Quelqu'un d'assez violent"
Mais l'omniprésence de cet adhérent du parti de Nicolas Dupont-Aignan, passé également par le Front national et l'UMP, commence à agacer localement certains "gilets jaunes". "Il essaye de faire une récupération de l'événement et n'est jamais venu sur les blocages. D'ailleurs, il n'est pas le bienvenu chez les 'gilets jaunes'", assure à franceinfo un membre actif du mouvement dans le Tarn-et-Garonne. "Il nous récupère politiquement ! C'est une honte !", estime un autre "gilet jaune" sur Facebook.
Frank Buhler se défend de toute récupération. Pour samedi, il appelle les gens à manifester "en tant que citoyen", et non comme militant. S'il assure aussi avoir passé plusieurs heures sur un barrage dans son petit village de 1 800 habitants samedi, il reste plus actif sur les réseaux sociaux qu'aux ronds-points. "Il a tracté une fois sur le terrain. C'est plus un militant 2.0", se souvient un responsable du Rassemblement national (RN) du Tarn-et-Garonne. Ce dernier n'est pas tendre avec son ancien militant : "C'est quelqu'un d'assez violent, il vous envoie des insultes par message dix fois par jour. Il est très désagréable."
Suspendu du Front national
Pour expliquer cette animosité, il faut rappeler que Frank Buhler a été exclu – il est parti de lui-même, selon sa version – du parti de Marine Le Pen. "On a demandé sa suspension au siège en novembre 2017 et le siège lui a envoyé une lettre de suspension en janvier 2018, en raison de propos sur l'islam incompatibles avec la ligne de notre mouvement", détaille un cadre du RN du Tarn-et-Garonne. Ce dernier cite plusieurs tweets de Frank Buhler, où ce dernier qualifie le prophète Mahomet de "pédophile criminel" et où il affirme que les "arabes n’ont jamais rien inventé". Le RN lui reproche également de s'être affiché avec le sulfureux Renaud Camus, théoricien du "grand remplacement".
Une version que Frank Buhler balaie d'un revers de main. "Je n'ai jamais été exclu. J'ai une lettre de Marine Le Pen qui dit qu'elle prend acte de ma démission en date du 8 mai. On n'exclut pas quelqu'un qui n'est pas membre", rappelle-t-il d'abord. Concernant sa suspension, il ne se souvient pas du contenu de la lettre envoyée en janvier : "Je l'ai bazardée." Cette dernière, consultée par franceinfo, mentionne pourtant bien une suspension qui a "le même effet juridique et pratique qu'une exclusion".
Concernant ses propos passés, Frank Buhler en assume la majorité. Il reconnaît tout au plus une maladresse dans sa réponse au sujet de l'invention des "chiffres arabes" : "J'aurais dû écrire la civilisation arabo-musulmane n'a jamais rien inventé. (...) Mais le 'problème de QI' ne s'adresse pas aux Arabes, mais à la personne à laquelle je réponds avec ce tweet." Il reconnaît avoir rencontré Renaud Camus, même s'il prend un peu de distance avec certaines de ses thèses liées au "grand remplacement" : "Renaud Camus dénonce un problème d'invasion migratoire, comme beaucoup de politiques. Mais je ne partage pas avec lui l'idée que cette vague migratoire est manipulée et voulue par les grandes entreprises."
"Je me méfie des boules puantes"
Du côté de Debout la France, on soutient pour l'instant la nouvelle figure des "gilets jaunes". Nicolas Dupont-Aignan a rencontré Frank Buhler une fois et l'a eu au téléphone pour le féliciter de son implication dans le mouvement de protestation populaire. "Je n'avais pas connaissance de ces accusations de racisme. Il n'y a pas de ça dans notre mouvement, ce n'est pas le genre de la maison", indique à franceinfo le président de Debout la France.
Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.
Nicolas Dupont-Aignan
à franceinfo
"J'ai demandé à ce que l'on fasse des vérifications. Mais je reste prudent. Je me méfie des boules puantes, surtout quand elles viennent du FN. Car depuis qu'il est adhérent, on n'a pas eu à se plaindre", poursuit l'ancien candidat à l'élection présidentielle. Mercredi, Frank Buhler a pourtant déclenché une nouvelle polémique en proposant en direct sur BFMTV une solution aux "gilets jaunes" afin de rejoindre Paris samedi sans payer le train : "Si les trains sont remplis de gens en gilets jaunes, qui apprennent en chinois – en rapport avec le jaune – la phrase 'Je ne comprends pas' aux contrôleurs, et bien que va faire la SNCF, elle va arrêter tous les trains ?"
Mais Nicolas Dupont-Aignan préfère souligner l'"énorme travail" de son militant au sein du mouvement des "gilets jaunes". Toutefois, Frank Buhler ne sera pas à Paris samedi. Il restera dans le Tarn-et-Garonne pour des raisons personnelles. Les "gilets jaunes" se passeront de lui. Mais de toute façon, il estime qu'il ne faut pas d'organisation à la tête de ce mouvement : "La légitimité du mouvement n'existe qu'à partir du moment où c'est le peuple. Et le peuple c'est protéiforme, ça n'a pas de tête, ça n'a pas de chef, pas de leader et pas non plus d'organisation."
A peine né, il faut déjà faire le ménage?
est ce qu'avoir fait partie d'un parti politique ou syndicale ;interdit de faire partie d'autre choses
j'ai fait parti du pcf et de la cgt abonné à l'huma et à la terre
est ce pour autant qu'aujourd'hui devant la détresse des gens je ne devrais pas faire partie des gilets jaunes et aux restos du cœur (je devrais etre au secours populaire)
on peut faire plusieurs choses sans pour autant les mélanger en faisant les gens des compétences acquises
il ne faut pas se leurrer les représentants des gilets jaunes vont etre reçus non directement par macron mais par sous fifres du cabinet du premier ministre qui tenteront les représentants des gilets jaunes de les rouler dans la farine par de la langue de bois
c'est pourquoi si les gilets jaunes ont un brin d'intelligence , ils ne refuseront pas de s'entourer de gens ayant déja une certaine compétence par un passé politique ou syndicale
le peuple n'a pas de tete et lorsque c'est necessaire il sait toujours s'en designer un
c'est pour cela que depuis toujours dans tous les clans , les tribus etc il designe un ou des leaders et cela depuis des milénaires
toutes les espèces animales font de meme c'est pourquoi toute ont un alpha
sans un alpha il ne peut pas y avoir de cohésion et c'est babel
meme lorsque les gens s'unissent en coopérative , ils designent des responsables
c'est ainsi que peuvent fonctionner les choses
je comprends que cela vous dérange mais il en est ainsi
cela ne veut pas dire que pour autant les premiers leaders y resteront définitivement
au M5S ou à Podemos ou à ADP les premiers leaders sont toujours les premiers de cordées , ils ont su se retirer pour avoir une meilleure structure