Je ne suis pas d'accord avec ton raisonnement parce que l'on pourrait tout à fait envisager d'autres modes de financement de la sécu.Hdelapampa a écrit : 17 avril 2020 18:11Faux, c'est d'une évidence absolue.Victor a écrit : 17 avril 2020 17:52 [
Si les cotisations baissent, que ce soit les cotisations salariales ou patronales, c'est le même résultat en terme de recette de la sécurité sociale.
Il n'y a pas des baisses de cotisations qui font baisser les recettes et d'autres pas.
C'est d'une évidence absolue.
Et c'est pareil pour les hausses de cotisation.
Au fait, tu ne m'as pas répondu sur le fait que les syndicats et le MEDEF se bouffent le nez pendant des mois quand il faut augmenter les cotisations ?
Alors je vais répondre à ta place.
Parce que les cotisations salariales sont payées par les salariés et les syndicats veulent se faire bien voir des salariés donc ils font tout pour que le net des salariés ne baissent pas.
Et le MEDEF, lui défend les entreprises qui ne veulent pas d'une augmentation du coût du travail avec la hausse des cotisations patronales.
Quand l'Etat baisse le salaire complet en dispensant les Entreprises de payer la partie du salaire qu'elles étaient tenues de verser aux caisses sociales:
-il y a une baisse d'autant des recettes des caisses.
-les cotisations salariales (colonne particulière de la feuille de paie) restent inchangées.
-le salaire net reste inchangé.
Le déficit des caisses augmente, donc arrive(dans un SECOND temps) le "réformateur" enfarineur, qui explique benoîtement aux salariés qu'il faut qu'ils le comblent EUX.
en augmentant la durée de la carrière d'emploi (recul de l'âge de la retraite).
Il faut faire des "efforts" : accepter de travailler plus longtemps, baisser les pensions, augmenter le ticket modérateur, augmenter la cotisation salariale (prise sur le salaire net).
Et pourtant les responsables du déficit sont les entreprises, les employeurs qui utilisent les heures supp et licencient ce qui a pour effet de baisser le nombre de cotisants (et donc de cotisations) et qui baissent le salaire superbrut en bénéficiant des allègements de charges.
Les charges sont présentées comme un fardeau illégitime alors qu'elles font partie du salaire, c'est à dire du PRIX du travail (défini par le contrat de travail).
D'où l'importance d'enc...les mouches.
Quand on est salarié.
Par la TVA ou d'autres taxes et impôts.
On a choisi à une époque déjà ancienne de financer la sécu par des cotisations salariales et patronales.
C'était peut-être un choix pertinent à cette époque de faible chômage et de forte croissance mais force est de constater que ce système de financement n'est plus adapté à notre époque caractérisée par un fort chômage structurel et une faible croissance.
