anakin a écrit :A noter quand tu consommes, car l'argent que me donnais cet exonération d'HS me permettait de consommer et quand tu consommes tu fais marcher l'économie. Là , cet argent va où ? A Bercy et il ne sert à rien. Alors que quand je consommes, je sais où va cet argent.
Quand tu paies des impôts, le principe, c'est d'éviter la progression trop importante de notre déficit public.
Le déficit public est le fruit, aussi, d'investissements publics. Tu es bien d'accord que l'investissement est en premier lieu un acte de consommation et donc, permet à court, comme à plus long terme, la croissance économique.
En revanche, si l'argent qu'on te donnerait via l'exonération des HS, servirait à ta consommation personnelle, cela revient à financer celle-ci par l'endettement public.
En ce sens, c'est utiliser les deniers publics au profit que d'une portion de la population, car tout le monde ne peut pas faire d'heures supplémentaires. Dans mon travail, les HS sont strictement contrôlées et considérées comme une situation anormale. Leur validation est soumise à l'acceptation du N+1. Donc on fait tous des HS non payés d'ailleurs !
anakin a écrit : Je vais te poser une question. Quand on connait le code du travail.
Tu as une entreprise de 5 salariés. Tu paies tes salariés aux 39h00. Demain, tu as une augmentation de tes commandes. Est-ce que tu vas te mettre à la planche pour embaucher une sixième personne ou tu vas demander à tes salariés un petit effort supplémentaires ? Et bien pour moi, la réponse est claire. J'essaie de faire face avec mes 5 salariés.
Et là , je ne pense pas qu'à ma gueule.
Ici, je ne peux qu'être d'accord avec toi. L'embauche d'un salarié n'est pas aussi souple qu'elle parait sur le papier. D'autant plus que le salarié nouvellement embauché a très peu de chance de proposer la même productivité qu'un salarié déjà en place. D'où la solution de facilité : faire travailler plus les salariés en place.
En revanche, cette solution simple et "court-termiste" n'est pas bénéfique pour la société car elle implique une pression à la hausse, ou au mieux, à la stagnation du niveau de chômage.