Labrecche a écrit :Commencez donc par connaître la définition des termes utilisés
https://fr.wikipedia.org/wiki/Soldes_in ... de_gestion
Valeur ajoutée, EBE, résultats nets sont des données différentes ou l'on passe de l'une à l'autre en enlevant une catégorie de charges et non des valeurs qui signifient jackpot de dividendes à chaque fois.
EBE qui progresse plus vite en proportion que la valeur ajoutée veut dire que la distribution a été plus favorable aux entreprises. Et seules les marges de l'entreprise peuvent lui permettre de pérenniser sa situation, vous devez le savoir puisque Marx explique que le capitalisme n'est pas viable durablement quand la part de distribution des salaires érode le revenu du capital.
Désolé, mais ces définitions ne permettent pas de répondre aux questions posées dans ce sujet sur la relation supposée entre l'emploi et la croissance....qui est bien celle du PIB, ou alors nous ne parlons pas la même langue ou bien nous ne vivons pas sur la même planète.
Ou alors expliquez en quoi cela remet en cause ce que j'ai dit sur le chômage et la croissance.
Moi je ne vois pas.
Au passage ce que vous dites de Marx est entièrement faux. Jamais il n'a écrit ce que vous prétendez savoir de son oeuvre. Jamais il n'a parlé des salaires comme cause de viabilité ou de non viabilité du Capital.
Le Capitalisme n'a jamais été considéré comme pouvant être éternel.
Il a parlé des contradictions internes du capitalisme qui menaçaient son existence, mais aussi de la difficulté plus grande de réaliser une révolution sociale pour la nouvelle classe révolutionnaire.
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Bien sûr de la principale: celle qui oppose Capital et Travail aux intérêts antagonistes.
Mais aussi de la concurrence qui crée une
baisse tendancielle du taux de profit et qui alimente la lutte des classes.
Le Capital veut baisser les coûts de production pour être compétitif et réaliser la plus-value.
Il s'attaque donc aux salaires, TOUJOURS trop élevés.
Le Travail résiste et veut des salaires plus élevés (pour des raisons dont je suppose qu'elles sont très secondaires pour vous).
Mais Marx n'a pas connu l'Histoire du XXème siècle et notamment le fascisme et les boucheries des guerres mondiales qui saignent le prolétariat., qui vient au secours du Capital quand celui-ci ne peut avoir raison du Travail.
Labrecche a écrit :L'épargne brute n'est même pas une notion de gestion de l'entreprise, elle provient directement des compte publics, si vous voulez de manière imagée c'est ce que l'entreprise a pu épargnée de la voracité des salariés, état et porteurs de capitaux.
la notion proche de gestion privée c'est la CAF capacité d'autofinancement
Ce n'est pas moi qui ai employé le mots d'épargne le premier. Je persiste donc à croire que ce qui reste à l'Entreprise a tendance à partir soit vers l'actionnariat, soit vers les marchés financiers.
Labrecche a écrit :Ou parce qu'il y avait moins de travail, c'est bien vos graphiques qui donnent une décroissance.
Pour les investissements, il y a eu une baisse en proportion de 2 points de la valeur ajoutée qui a elle aussi baissé ( décroissance)
La précarisation de l'emploi ne date pas de la crise mais du début des années 2000
Non: la production s'effectue avec moins de salariés (productivité du travail, mécanisation augmentation de la pression d'exploitation. Vous voulre que j'aille chercher des courbes? Le PIB a augmenté en flèche: Il y a du travail et il y a des besoins.
Le problème tourne auour du taux de profit.
Oui la précarisation est ancienne. Et alors?
On peut même remonter au XIX ème siècle. Tout ce qui l'a fait reculer est le résultat de victoires (dans des batailles, la guerre n'est pas gagnée, comme on le voit aujourd'hui) du Mouvement Ouvrier.
Labrecche a écrit :Je ne suis pas à l'origine de cette information
Votre lien renvoie vers une page d'erreur.Je ne peux donc rien dire. :oops:
Labrecche a écrit :C'est le principe de l'érosion monétaire, perte de pouvoir d'achat due à l'inflation, avec un salaire qui ne progresse pas il ne permet plus le même niveau d'achat 5 ans plus tard.
Là -dessus, je peux être d'accord (quoi que... l'inflation avec le Traité de Maastricht et la monnaie unique, c'est de plus en plus une fiction), puisque vous ne dites plus que ce sont les 35 heures en elles-mêmes qui ont créé l'érosion des salaires.
Les entreprises ont réagi (lutte des classes) en licenciant et en recourant aux heures supplémentaires: le plus rentable.
Et les salariés ne s'y sont pas opposés massivement comme il l'aurait fallu, selon moi.
Labrecche a écrit :Majoration prévue à l'origine de 10% et toujours d'actualité dans le code du travail
LÃ je ne suis pas certain d'avoir compris ce que vous voulez dire.
Plus exactement où vous voulez en venir.
Labrecche a écrit :Il faut aussi apprendre à lire une fiche de paie, sur la colonne de gauche ce sont la part salariale, et la colonne de droite la part patronale prévue selon le principe 1/3 salariale, 2/3 patronale.
Comme vous le dites elles font partie du salaire, l'entreprise devrait le verser directement au salarié, et c'est l'Etat et les organismes sociaux de se débrouiller pour les lui réclamer afin que le salarié puisse savoir combien lui coûte exactement sa protection sociale, il parait difficile qu'ils puissent leur réclamer les 55% de ses rémunérations, c'est tellement plus pratique d'utiliser l'entreprise comme intermédiaire et ainsi comme bouc émissaire des difficultés de l'économie française entre ceux qui trouvent qu'ils ne rémunèrent moins bien les salariés et ceux qui leur reproche d'avoir éroder leur marge parce qu'ils ont distribué une part croissante de salaire.
Ah, si je sais lire quelque chose, c'est bien une fiche de paie.
D'ailleurs vous la lisez comme moi.
Nous sommes (parfaitement) d'accord sur ce que j'ai surligné.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"