Victor a écrit : lotus95 a écrit :
complètement idiote ta remarque ! est ce que tu es sûr d'avoir bien compris de quoi on parle, ou c'est juste de la provoc ?
tu la ramènes moins quand il s'agit de tous les traitements remboursés liés à une forte consommation de tabac ou d'alcool, qui eux sont légaux malgré leurs effets nocifs connus et reconnus ...
L'alcool et le tabac ne sont pas remboursés par la sécu ... à ma connaissance. A moins que j'ai loupé un truc !
Par ailleurs, tu devrais relire ce que tu as toi-même posté, c'est à dire les conclusions de la HAS.
=> produit cher avec des effets thérapeutiques faibles ...
Qui veut la mort de la sécu ?
Si la sécu se met à rembourser des produits chers aux effets thérapeutiques limités, ... CQFD.
c'est ça, fais semblant de pas comprendre, tu confirmes bien ta parfaite mauvaise foi ...
tu convertis conséquences d'une consommation d'alcool et de tabac, à savoir toutes les maladies qui en découlent, en "alcool et tabac" ...
commences par lire l'article dans son ensemble, et pas juste le passage qui t'intéresse, ce sera déjà un bon début
ensuite poses toi la question de savoir comment les autres pays européens s'en sortent, eux qui ont autorisé les traitements
et demandes toi aussi ce qui motive réellement l'avis de la HAS ... tiens je te donne un coup de main :
https://www.vidal.fr/actualites/18759/c ... _touraine/
Décembre 2015 : face à ce blocage persistant, des patients interpellent Marisol Touraine pour lui demander des explications
Depuis fin 2014, le dossier est donc toujours bloqué au CEPS. Le ministère de la santé n'a plus pris la parole sur ce sujet, et les patients en sont réduits à attendre.
Une situation qui exaspère notamment les patients membres de la Ligue française contre la sclérose en plaques, qui viennent donc d'adresser une lettre ouverte à Marisol Touraine pour l'interpeler sur le sujet.
Ils lui demandent quelles sont "les raisons valables de ce blocage de la part du gouvernement", tout en lui rappelant que la SEP est une maladie incurable, pour laquelle "préserver la qualité de vie est primordial". Cette maladie atteint 90 000 personnes en France et constitue la deuxième cause de handicap chez les jeunes adultes (après les accidents de la route).
Ils lui rappellent aussi à quel point la spasticité est une "contrainte dans chaque geste de la vie quotidienne" (déplacements, habillage, écriture, alimentation, cuisine, toilette, etc.), parlant de "véritable galère" aggravant la fatigue.
Ils soulignent également que les traitements actuellement disponibles pour lutter contre la spasticité (baclofène, toxine botulinique) sont inefficaces chez des milliers de patients français, et donc que "SATIVEX est un formidable espoir" pour ces patients non répondeurs aux traitements disponibles, même "s'il n'aura pas les effets escomptés pour tous".
Ils ne comprennent donc pas pourquoi ils en sont privés, alors que la plupart des patients européens y ont accès. Faut-il qu'ils tentent de s'en procurer dans les pays frontaliers, demandent-ils à la ministre ?
Blocage financier, concurrentiel ou idéologique ?
Le SATIVEX a un SMR faible et est relativement cher par rapport aux myorelaxants actuellement disponibles et génériqués.
Mais la cause du blocage actuel est-elle vraiment le remboursement à 15 % des flacons qu'utiliseront les patients à qui ils pourraient s'avérer utile ? Ou bien ce blocage pourrait-il être lié à la pression de concurrents, comme le craint le directeur du laboratoire Almirall ?
Ce blocage ne serait-il pas aussi d'ordre idéologique, en raison de la position singulière de la France vis-à -vis du cannabis ?La législation y est la plus stricte d'Europe, ce qui se traduit, notamment, par l'arrestation quotidienne de centaines de consommateurs. Et pourtant, c'est aussi en France que la consommation récréative est la plus élevée en Europe, traduisant l'inefficacité, désolante sur les plans sociaux et sanitaires, de ces mesures sécuritaires.
Si la crainte de laisser penser à une quelconque tolérance sur le cannabis est la raison principale de cet immobilisme, comment le justifier, l'accepter alors que, par exemple, des médicaments à base de morphine ou d'extrait sec d'opium sont en vente en pharmacie, sans blocage ministériel (l'opium et la morphine sont pourtant, comme le cannabis, interdits d'usage récréatif) ?
En tout cas, force est de constater que ce dossier n'avance pas, au grand dam des patients concernés par l'indication et en échec thérapeutique avec les médicaments actuellement disponibles.
Marisol Touraine, qui affirme régulièrement agir au service des patients, entendra-t-elle enfin l'appel de ces personnes souffrant d'une SEP, qui lui parlent de leur maladie et de leurs attentes, et non de la dépénalisation ou de la légalisation de l'usage d'une drogue psychoactive, ce qui est un autre sujet ?