Dans un contexte de plein emploi, sans aucun doute. Dans le contexte actuel, ce serait déshabiller pierre pour habiller Paul. A moins de baisser drastiquement les pensions d'invalidité et les allocations chomage, dans quel cas nous aurons des hordes se seniors sous les ponts...Victor a écrit :Beaucoup d'emplois aujourd'hui ne sont plus des emplois aussi physiques qu'auparavant, donc beaucoup de salariés sont encore en bon état général à plus de 65 ans.Lion blanc a écrit :
Oui et l'argent que l'on croit économisé avec le recul de l'âge du départ à la retraite est re-depensé en allocations chômage et indemnités journalière maladie ou pension d'invalidité.
Il est donc tout à fait possible de repousser l'âge du départ sans obligatoirement se retrouver avec des millions de salariés en arrêt maladie ou en invalidité.
La France est Championne du monde des dépenses sociales.
- sofasurfer
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Re: La France est Championne du monde des dépenses sociales.
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne
Pierre Desproges
Pierre Desproges
- lotus95
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Re: La France est Championne du monde des dépenses sociales.
il y a au moins 50 sujets sur ce thème dans le forum, mais on lit toujours autant d'énormités ...Victor a écrit :
Oui, mais les dépenses sociales, cela inclut les dépenses de retraite, de maladie, s'assurance chômage , ...
Et là on on est au top !
On pourrait par exemple, réduire la durée de l'allocation chômage, cela permettrait de réduire les dépenses sociales. Mais aussi reporter fortement l'âge de départ à la retraite.
Regarde l'âge de départ à la retraite dans les pays nordiques ou en Allemagne, par exemple ....
Tous ces dizaines de milliards économisées pourraient être dépensées dans l'aide aux personnes handicapées.
et si on commençait par parler précisément des choses au lieu de mélanger des choux et des carottes et tromper le péquin moyen ?
en l'occurrence, dépenses publiques financées par l'Etat et dépenses privées financées par les caisses prévues à cet effet et alimentées par nos cotisations
1) par exemple, quand on dit retraites, l'individu lambda comprend toutes les retraites, alors que ce qui pèse réellement dans les dépenses publiques, c'est la retraite des fonctionnaires, régimes spéciaux inclus ... les autres étant financées par des caisses privées
ils sont nombreux les gouvernements à avoir parlé de mettre fin aux régimes spciaux, mais aucun à avoir seulement commencé à s'y attaquer ... trop difficile ...
2) que dire des 10 à 15 milliards de pertes annuelles "assumées" sur les fraudes à la carte vitale depuis 8 ans ?
comment croire au sérieux de nos gouvernements quand ils décident de s'asseoir sur des économies pareilles et prétendent faire payer les autres, ceux qui travaillent ou ont travaillé ?
3) ensuite, c'est manifestement une erreur de prendre les problèmes un par un sans considérer les interdépendances entre eux
- par exemple, reculer l'âge de départ à la retraite, c'est supprimer des postes potentiels pour les chômeurs ;
c'est donc économiser sur les retraites, mais dépenser plus sur le chômage
- autre exemple, diminuer la durée d'indemnisation des chômeurs dans un contexte où on a à peine 250 000 postes créés par an, c'est faire basculer les chômeurs les plus éloignés de l'emploi dans la pauvreté et les aides sociales ...
donc moins d'allocations chômage mais plus d'aides sociales
c'est un vrai travail d'équilibriste de concilier les différents chantiers, il faut donc se garder de conclusions faciles parce qu'il ne s'agit pas en effet de faire 1 pas en avant d'un côté et 2 pas en arrière de l'autre, et ne pas perdre de vue que le chantier prioritaire entre tous est bien celui de la création d'emplois
4) je termine sur un principe mathématique simple : plus le PIB augmente, et plus le taux de dépenses sociales (stables) est faible
exemple 1 : mes dépenses sont de 50, j'ai un PIB de 100 ... mon taux est de 50%
exemple 2 : mes dépenses sont de 50, j'ai un PIB de 120 ... mon taux est de 41.66%
la conclusion est simple dans la mesure où les dépenses sociales n'augmentent pas proportionnellement au PIB : plus le taux de croissance sera élevé, et plus le taux de dépenses sociales sera faible
en l'occurrence, on ne peut pas négliger cet effet "mécanique" lorsqu'on prétend vouloir comparer plusieurs pays entre eux, dont les taux de croissance peuvent être très différents
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche