Source:Le Figaro.
Les dépenses sociales publiques représentent 31,2% du PIB: avec des dépenses sociales publiques brutes équivalentes à 31,2% de son PIB, l'Hexagone arrive nettement en tête du classement des pays les plus généreux établi par l'OCDE. Elle devance sur le podium la Belgique (28,9%) et la Finlande (28,7%). À l'autre bout de l'échelle, la Corée (11,1%), le Chili (10,9%) et le Mexique (7,5%) ferment la marche. Même si le taux français de dépenses sociales publiques est en recul par rapport au niveau record de 32% atteint en 2015 et 2016, il reste largement supérieur à la moyenne des 36 pays développés membres de l'OCDE, qui était de 20,1% l'an dernier.
Les dépenses sociales nettes pèsent 31,7% du PIB: même en incluant les dépenses sociales privées, du type retraite par capitalisation et reste à charge en santé (et qu'elles soient «volontaires» ou «obligatoires»), ainsi que la fiscalité propre à chaque pays, la France garde la première place du classement des dépenses sociales des pays de l'OCDE, avec un total correspondant à 31,7% de son PIB, devant les États-Unis (30%) et la Belgique (26,7%).
Niveau record en santé publique avec 8,8% du PIB: La France se distingue en matière de dépenses publiques en matière de santé, à laquelle elle «consacre la plus importante part de PIB» selon les données les plus récentes, soit 8,8% en 2015. Paris se situe juste devant les États-Unis (8,5%) et l'Allemagne (8,1%). Si les autres pays dépensent moins, c'est aussi parce qu'une partie de la facture est réglée directement par les assurés. En France, les dépenses de santé privées ne représentent que 1,6% du PIB, à comparer avec 6,8% du PIB aux États-Unis. Les Français ont l'un des plus faibles «reste à charge», cette somme qu'ils doivent débourser directement de leur portefeuille pour s'acquitter des frais de santé, au-delà du remboursement de la Sécurité Sociale et de leur complémentaire santé.
3e place sur les retraites après la Grèce et l'Italie: pour les pensions de retraite et les pensions de réversion, principal poste de dépense publique dans la plupart des pays développés, la France n'arrive qu'en troisième position avec 13,9% du PIB en 2015, derrière la Grèce et l'Italie qui sont à plus de 16%. Cela s'explique pour la Grèce par l'effondrement du PIB consécutif aux différents plans d'austérité (du coup le ratio des dépenses publiques de retraite rapportées au PIB a augmenté de 12,8% en 2008 à 17% en 2015) ; et pour l'Italie en partie par le vieillissement accéléré de sa population.
7e pour les aides sociales aux actifs: La France se classe même 7eme pour les «aides au revenu à la population d'âge actif» (5,4% du PIB en 2015), qui regroupent les allocations chômage, les prestations familiales et celles liées à l'incapacité (invalidité, maladie, accidents du travail).
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019 ... ciales.php

