A quand une loi pour imposer une augmentation des salaires en rapport avec ces hausses de prix ?
comme tout ce que fait ce gouvernement, cette loi est d'une très grande hypocrisie ; soit disant pour mieux rémunérer les producteurs, mais comme le CICE et les allègements de charges, sans aucun contrôle ni le moindre suivi de cette redistribution
en revanche, un contrôle drastique de l'application effective de ces hausses de tarifs et limitation des promos
si l'on voulait vraiment augmenter le revenu des agriculteurs, on se serait limité à imposer un coût d'achat plus élevé sur leur production ... pourquoi donc en rajouter ?
augmenter les prix, réduire l'impact des promotions ... mais à quoi est ce qu'on joue ? de quel droit le gouvernement prétend régenter ce qui relève de pratiques commerciales qui ne concernent que les distributeurs ?
est ce qu'on ignore que la gestion d'une activité quelconque peut amener à réduire ses marges unitaires sur les produits les plus vendus en jouant sur l'effet volume, et augmenter celles de ceux qui le sont moins ? c'est le résultat global qui compte
la réalité est que l'on veut tuer la concurrence entre des Leclerc et des Carrefour ... pour favoriser qui ... ?
c'est d'ailleurs ce que souligne la polémique entre E.Leclerc et S.Travert en octobre 2018
https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/0 ... _23548228/
"Ils voudraient que Leclerc vende au prix de Carrefour"
Le ministre a assuré que l'objectif de cette loi était avant tout d'agir sur "les marges des distributeurs". "Nous demandons à ce que les distributeurs puissent diminuer leurs marges sur les produits agricoles, tout simplement pour mieux rémunérer" les agriculteurs, a-t-il précisé, en exhortant aussi les acheteurs à sortir de "la logique déflationniste" lors des prochaines négociations commerciales entre les acteurs.
Un "enfumage" pour le patron de Leclerc. "Ce qu'ils veulent c'est obliger les distributeurs les moins chers à relever leurs prix. En gros, ils voudraient que Leclerc vende au prix de Carrefour", expliquait-il dans les colonnes du Parisien, dès le 26 septembre. Sur Franceinfo, ce mardi, il a également tenu à préciser qu'il n'est pas "anti-agriculteurs" et souhaite au contraire que cette profession "vive mieux." "Les salopards qui veulent me transformer en anti-agriculteurs, je les renvoie à leur case, qu'ils soient ministre ou syndicaliste."
maintenant, la balle est dans le camp des consommateurs qui peuvent effectivement contourner cette loi en pratiquant un boycott sur ce qui n'est pas essentiel, comme elle est dans le camp des distributeurs qui peuvent jouer sur les avantages des cartes de fidélité par exemple.