Cela n'a rien à voir avec du machisme. Il s'agit juste d'une distribution de rôles qui diffère. L'homme et la femme, dans l'Islam, sont égaux. Ils ont le droit au même degré de respect et possèdent la même dignité. Mais ils ont des droits et des devoirs qui sont différents. Chaque sexe a un rôle qui lui est dévolu. Ces rôles n'induisent aucune supériorité de quelque nature que ce soit. Le fait d'être Imam ne fait pas de nous un être supérieur aux fidèles. Le pouvoir spirituel et temporel n'est pas plus glorieux et générateur d'une quelconque supériorité plus généralement.latresne a écrit : 23 février 2020 00:24
Vous adoubez donc le machisme ! Y a + rien à dire si une musulmane refuse l'égalité et préfère continuer le patriarcat .C'est reparti pour qqs siècles ,pauvres femmes .
Le we je suis entouré de musulmans et asiatiques à 80 %.Pas une femme maghrébine mais chez les asiatiques autant de femmes que d'hommes. Elles sont épanouies .
Ce sont les actes, la piété, qui font la valeur d'un être et pas son rôle, ni ses responsabilités. Par-ailleurs plus l'on en dispose (de responsabilités), plus l'on aura de compte à rendre par rapport à celles-ci.
Dans notre société, nous recherchons, pour beaucoup d'entre-nous, les postes à responsabilité et le pouvoir plus généralement lors même que nous ne sommes bien souvent pas capables de les assumer. Dans l'Islam il est dit que si l'on savait ce que ces responsabilités induisent, alors l'on chercherait à les fuir. Il est dit qu'il faut refuser le pouvoir à celui qui le réclame. Que celui qui cherche à s'élever sur congénères se cherche une place en enfer.
Tout cela pour dire que je pense qu'il faut se départir de cette vision qui laisse naivement penser que le fait que les hommes, dans l'Islam, ont des rôles avec un pouvoir prépondérant les rend plus honorables et supérieurs aux femmes. Ce qui est totalement erroné car l'honneur, la valeur d'un individu ne sont pas consubstantiels au pouvoir et celui-ci est même dangereux dans le sens potentiellement générateur de beaucoup de troubles dans la vie qui s'annonce après la mort (dans un paradigme Islamique). Il y a donc une perception plutôt négative du pouvoir dans cette religion (au sens où n'apportant aucun honneur supplémentaire mais plutôt des désagréments futurs en cas de mauvaise gestion de celui-ci).
Réclamer donc plus d'égalité avec plus de pouvoir aux femmes n'est pas leur rendre service d'un point de vue Islamique si l'on considère cette perception du pouvoir et cela ne les élèvera pas pour autant si ce n'est que ça ne pourra que les corrompre davantage. En conséquence il n'y aura pas plus d'égalité de cette manière sachant, par-ailleurs, qu'ils sont déjà égaux et que l'égalité en valeur, en dignité ne se joue pas sur la distribution des rôles (il faudrait plutôt substituer la notion d'équité à celle d'égalité).

