Sécession chez les parlementaires LREM

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Victor
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Victor »

crepenutella a écrit : 12 mai 2020 16:09
Victor a écrit : 12 mai 2020 15:37
Dans une démocratie libérale mature, la différence entre droite et gauche ne peut pas être énorme.
Car ces deux forces politiques majeurs de droite et de gauche font naturellement référence aux mêmes valeurs de la démocratie libérale occidentale. (liberté individuelle, élections libres et démocratiques, droits de l'homme, liberté de la presse, droit de propriété, économie libre de marché, etc.)

Mais tu as raison de souligner que des clivages très importants (et on l'a très bien vu lors de tous les référendums sur l'UE) étaient transverses à ces deux forces politiques principales. Ces deux forces politiques ont peu à peu perdu de leur sens auprès des électeurs. Ce qui les a affaibli.
Mais je maintiens que les frondeurs ont aussi un rôle fondamental dans l'explosion de ce clivage gauche/droite.
Sans eux, le PS, serait resté uni, Hollande se serait représenté et Macron n'aurait pas pu se présenter.
Hollande n'aurait certainement pas été réélu, LR serait probablement au pouvoir et la gauche se préparerait pour certainement l'emporter en 2022.
Les difficultés rencontrées par nos démocraties libérales ne peuvent cependant plus être occultés. On ne peut pas se contenter d'insulter les populistes jusqu'à ce qu'ils finissent par nous enterrer pour le siècle à venir. On ne peut pas non plus changer le peuple. En tout cas pas dans des temps si cours.

Il faut voir ce qui, dans les décennies passées, à été à l'oeuvre et à finit par défaire le lien entre nos institutions et les citoyens.

La question que l'on doit se poser finalement c'est: Comment nous pouvons collectivement parvenir à redonner une autorité légitime (et donc efficace) à nos gouvernants?

Élire des représentants ne sert à rien si leur action est condamnée à l'échec faute d'être obéit. Or c'est par l'autorité que l'on se fait obéir, et cela ne se décrète pas. Initialement le vote apportait de la légitimité, mais nous voyons bien que cela ne suffit plus car tout le monde à l'impression que soit:
1) Nos gouvernants ne gouvernent pas dans notre intérêt
2) Nos gouvernants ne détiennent pas la réalité du pouvoir

Or en démocratie, si nos gouvernements ne nous servent pas ou n'exercent pas le pouvoir...cela signifie que le peuple n'est pas souverain.

Donc question subsidiaire mais au combien importante....Comment redonner de la souveraineté au peuple?


Pour ma part je pense que, sans se prendre la tête, il faut surtout revisiter les institutions, et retrouver une efficacité administrative. Par là j'entend, recréer des canaux d'information de la base (le terrain), au sommet de l'état. Il me semble que les frictions à l'oeuvre sont en partie dues à une administration qui s'est très largement autonomisée (pas seulement à Bruxelles, mais surtout en France) face à des gouvernements non seulement changeant tous les 5 ans...mais largement impuissants faute de soutien populaire à leur imprimer ses volontés.

J'ai de plus en plus le sentiment que la haute fonction publique à réussi à phagocyté le fonctionnement démocratique de notre pays en élevant ses meilleurs au rang de ministre pour ensuite les aider dans l'accession au pouvoir. Attendu qu'ils se connaissent généralement depuis le lycée...voir avant. Si cela garantissait l'accession au pouvoir des "meilleurs" cela passerait encore. Mais d'une part il y a concurrence avec les talents des secteurs à haute valeur ajoutée. Mais en plus, sans réel soutien démocratique on se retrouve avec des gilets jaunes. Il y a donc crise de légitimité des élites, et c'est une question grâve. il ne s'agit pas de dire que nos élites sont mauvaises, il s'agit de retrouver un moyen pour les rendre légitimes à nouveau.
Les allemands sont beaucoup plus "sérieux" que nous.
Ils ne se posent pas la moitié des questions que tu te poses.
Pourquoi ?
Parce qu'ils ont pris cher.
Ils ont connu l'hyper-inflation dans les années 1920 et une crise économique majeure dans les années 1930.
Le "peuple" allemand a fini par envoyer un parti nationaliste-populiste au pouvoir.
Ils ont pris très très cher. Cela les marquera pendant des générations.

Ils ont compris "dans leur chair" qu'il fallait gérer correctement un pays, les finances publiques et la monnaie d'un pays.
Qu'il ne fallait surtout pas écouter les sirènes des nationalistes populistes.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par vivarais »

Victor a écrit : 12 mai 2020 16:36
crepenutella a écrit : 12 mai 2020 16:09

Les difficultés rencontrées par nos démocraties libérales ne peuvent cependant plus être occultés. On ne peut pas se contenter d'insulter les populistes jusqu'à ce qu'ils finissent par nous enterrer pour le siècle à venir. On ne peut pas non plus changer le peuple. En tout cas pas dans des temps si cours.

Il faut voir ce qui, dans les décennies passées, à été à l'oeuvre et à finit par défaire le lien entre nos institutions et les citoyens.

La question que l'on doit se poser finalement c'est: Comment nous pouvons collectivement parvenir à redonner une autorité légitime (et donc efficace) à nos gouvernants?

Élire des représentants ne sert à rien si leur action est condamnée à l'échec faute d'être obéit. Or c'est par l'autorité que l'on se fait obéir, et cela ne se décrète pas. Initialement le vote apportait de la légitimité, mais nous voyons bien que cela ne suffit plus car tout le monde à l'impression que soit:
1) Nos gouvernants ne gouvernent pas dans notre intérêt
2) Nos gouvernants ne détiennent pas la réalité du pouvoir

Or en démocratie, si nos gouvernements ne nous servent pas ou n'exercent pas le pouvoir...cela signifie que le peuple n'est pas souverain.

Donc question subsidiaire mais au combien importante....Comment redonner de la souveraineté au peuple?


Pour ma part je pense que, sans se prendre la tête, il faut surtout revisiter les institutions, et retrouver une efficacité administrative. Par là j'entend, recréer des canaux d'information de la base (le terrain), au sommet de l'état. Il me semble que les frictions à l'oeuvre sont en partie dues à une administration qui s'est très largement autonomisée (pas seulement à Bruxelles, mais surtout en France) face à des gouvernements non seulement changeant tous les 5 ans...mais largement impuissants faute de soutien populaire à leur imprimer ses volontés.

J'ai de plus en plus le sentiment que la haute fonction publique à réussi à phagocyté le fonctionnement démocratique de notre pays en élevant ses meilleurs au rang de ministre pour ensuite les aider dans l'accession au pouvoir. Attendu qu'ils se connaissent généralement depuis le lycée...voir avant. Si cela garantissait l'accession au pouvoir des "meilleurs" cela passerait encore. Mais d'une part il y a concurrence avec les talents des secteurs à haute valeur ajoutée. Mais en plus, sans réel soutien démocratique on se retrouve avec des gilets jaunes. Il y a donc crise de légitimité des élites, et c'est une question grâve. il ne s'agit pas de dire que nos élites sont mauvaises, il s'agit de retrouver un moyen pour les rendre légitimes à nouveau.
Les allemands sont beaucoup plus "sérieux" que nous.
Ils ne se posent pas la moitié des questions que tu te poses.
Pourquoi ?
Parce qu'ils ont pris cher.
Ils ont connu l'hyper-inflation dans les années 1920 et une crise économique majeure dans les années 1930.
Le "peuple" allemand a fini par envoyer un parti nationaliste-populiste au pouvoir.
Ils ont pris très très cher. Cela les marquera pendant des générations.

Ils ont compris "dans leur chair" qu'il fallait gérer correctement un pays, les finances publiques et la monnaie d'un pays.
Qu'il ne fallait surtout pas écouter les sirènes des nationalistes populistes.
et aujourd'hui la haute finance est en train de créer les mêmes conditions que vous par sa rapacité
même profitant du covid 19 pour doubler les prix de certains produits de première nécessité et pas 100 le prix des masques chirurgicaux
0.09 euro l'unité avant le covid 19 et 0.95 euro pendant
les gens en Europe et dans le monde réagiront face à ses abus comme les allemands en 1930 qui s'étaient tournés vers les communistes et les nazis
en Allemagne aujourd'hui c'est pareil l'AfD créé à peine il y a 5 ans à des députés dans tous les Landers et 90 députés au niveau fédéral alors qu'il n'y en avait aucuns aux précédentes législatives
ne croyez pas ce que l'on vous raconte , pour la majorité des allemands , la vie n'est pas idyllique
les croquemitaines ne font plus peur même pas aux allemands
c'est vos maitres par leur cupidité avec votre soutien qui provoquent cela
Modifié en dernier par vivarais le 12 mai 2020 17:53, modifié 1 fois.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par vivarais »

mais le sujet est combien d'ici 2022 restera t il de députés à LAREM
LAREM va perdre les municipales , les départementales , les régionales
alors avant les échéances de 2022 les transfuges des autres partis vers LAREM le quitteront car ils savent qu'en restant ils vont mettre fin à leur carrière politique
avant que ce soit une brèche dans une digue , cela commence par une petite fissure qui s'agrandit :hehe: :hehe:
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Victor
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Victor »

vivarais a écrit : 12 mai 2020 17:52 mais le sujet est combien d'ici 2022 restera t il de députés à LAREM
LAREM va perdre les municipales , les départementales , les régionales
alors avant les échéances de 2022 les transfuges des autres partis vers LAREM le quitteront car ils savent qu'en restant ils vont mettre fin à leur carrière politique
avant que ce soit une brèche dans une digue , cela commence par une petite fissure qui s'agrandit :hehe: :hehe:
Regarde les frondeurs qui avaient eux aussi voulu quitter le navire !
Résultat des courses ?
Echec sur toute la ligne.
Ils se sont plantés. Aucun n'a été réélu !
Et en plus, ils ont planté leur propre parti et plus personne n'en voudra dans aucun parti !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par vivarais »

Victor a écrit : 12 mai 2020 18:16
vivarais a écrit : 12 mai 2020 17:52 mais le sujet est combien d'ici 2022 restera t il de députés à LAREM
LAREM va perdre les municipales , les départementales , les régionales
alors avant les échéances de 2022 les transfuges des autres partis vers LAREM le quitteront car ils savent qu'en restant ils vont mettre fin à leur carrière politique
avant que ce soit une brèche dans une digue , cela commence par une petite fissure qui s'agrandit :hehe: :hehe:
Regarde les frondeurs qui avaient eux aussi voulu quitter le navire !
Résultat des courses ?
Echec sur toute la ligne.
Ils se sont plantés. Aucun n'a été réélu !
Et en plus, ils ont planté leur propre parti et plus personne n'en voudra dans aucun parti !
pas plus non réélus que ceux qui sont dans le parti que le capitaine a sabordé
dites moi qui voudra des transfuges qui ont quitté leur parti pour aller à LAREM
peut etre le RN ou LFI :mdr3: :mdr3:
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par crepenutella »

Victor a écrit : 12 mai 2020 16:29
crepenutella a écrit : 12 mai 2020 16:09

Les difficultés rencontrées par nos démocraties libérales ne peuvent cependant plus être occultés. On ne peut pas se contenter d'insulter les populistes jusqu'à ce qu'ils finissent par nous enterrer pour le siècle à venir. On ne peut pas non plus changer le peuple. En tout cas pas dans des temps si cours.

Il faut voir ce qui, dans les décennies passées, à été à l'oeuvre et à finit par défaire le lien entre nos institutions et les citoyens.

La question que l'on doit se poser finalement c'est: Comment nous pouvons collectivement parvenir à redonner une autorité légitime (et donc efficace) à nos gouvernants?

Élire des représentants ne sert à rien si leur action est condamnée à l'échec faute d'être obéit. Or c'est par l'autorité que l'on se fait obéir, et cela ne se décrète pas. Initialement le vote apportait de la légitimité, mais nous voyons bien que cela ne suffit plus car tout le monde à l'impression que soit:
1) Nos gouvernants ne gouvernent pas dans notre intérêt
2) Nos gouvernants ne détiennent pas la réalité du pouvoir

Or en démocratie, si nos gouvernements ne nous servent pas ou n'exercent pas le pouvoir...cela signifie que le peuple n'est pas souverain.

Donc question subsidiaire mais au combien importante....Comment redonner de la souveraineté au peuple?
Tout d'abord il faut bien comprendre que cette souveraineté du peuple est une formule magique.
Le peuple n'est jamais souverain et encore heureux !
Au pire, le "peuple" (en fait une majorité d'électeurs) se fait manipuler par des populistes, des fascistes, des communistes qui vont l'enfumer et lui vendre qu'ils vont gouverner pour lui et contre les élites qui le trompent et l'abusent.
Au mieux, on a une élite politique bien formée, compétente, intègre, qui est largement présente dans les différentes forces politiques qui se tirent la bourre pour gagner les élections et gouverner au mieux le pays une fois au pouvoir mais en étant consciente qu'une bonne politique sera toujours assez éloignée des promesses faites pour gagner les élections.

Donner le pouvoir au peuple, ce serait comme donner le pouvoir aux matelots d'un voilier, qui pressés de rentrer chez eux, ne réduiraient pas la voilure en pleine tempête et conduiraient le navire au naufrage. Ou bien qui passeraient leur temps à disputer entre eux pour savoir quel cap tenir.

On l'a bien vu lors de la crise des GJ. Dès qu'il a fallu donner une direction au mouvement, cela n'a été que menaces de mort entre eux !

Ce que tu ne semble pas comprendre Victor, c'est que la démocratie suppose un certain type de fonctionnement de la machine étatique.

1)D'abord les élus ont un rôle de représentation et pas de direction. Ils ne sont pas « hauts fonctionnaires ». En vérité, si l'état est correctement réglé, la fonction publique fonctionne toute seule. Chacun est à sa place, les supérieurs contrôlent leurs subalternes et sont jugés par leurs propres supérieurs. Il n'y a la dedans absolument rien à faire pour un élu. Celui-ci n'est la qu'à titre de représentation du pouvoir souverain. Ils sont ceux par quoi le peuple contrôle l'état.

-Dans le cadre de leur rôle de représentation, ils doivent d'une part rendre des comptes au peuple quant au bon fonctionnement de la machine étatique (et au bon usage donc des impôts, ainsi que donner la preuve que les personnes en postes sont bien compétentes). Bref, ils « surveillent » l'état.
Ce rôle de surveillance de l'état par les élus est essentiel, car avec le contre-pouvoir qu'est la presse, ce sont nos seuls yeux qui nous garantissent à nous le peuple (l'ensemble des analphabètes certes, mais aussi des ingénieurs et médecins ect du pays) la connaissance de l'action de la fonction publique et son contrôle. On ne contrôle jamais ce que l'on ne voit pas et qui en plus, via la police...nous vois nous.

-Et que les choses soit claires, le souverain dans n'importe quel système politique au monde, c'est celui qui arrivent à rendre l'autre visible tout en restant lui-même opaque. En somme il est absolument primordial que la population ait d'avantage de possibilité de surveillance (jugement/mesure du travail effectué/performances/bonne gestion de l'argent) sur l'appareil d'état que l'inverse.

C'est la différence avec un état totalitaire qui demeure opaque à une population transparente, comme en Chine par exemple. L.e PCC connait tout des chinois, mais eux ne savent rien de son fonctionnement interne, de ses cadres et des responsabilités de chacun.

2) Les élus ont ensuite un rôle d'impulsion politique. Ils donnent un cape à l'administration. Mais c'est tout. Ils n'ont plus ensuite qu'à surveiller que l'état prennent en compte les orientations choisies. Ils se font en outre le relais des solutions proposées par l'administration auprès du peuple. C'est pour cette raison qu'un programme est rarement aussi technique que la solution proposée in fine par les fonctionnaires qui auront en charge de le mettre en œuvre.

Or ce que je dis, c'est que l'administration s'est soustraite à ce regard du peuple, parce que les élus les plus influents (présidents entre autres) viennent tous de la cours des comptes via l'ENA, se connaissent, et s'entendent entre-eux pour faire ce qu'ils veulent. Or dans ce cas, nous n'avons plus aucun moyen de nous assurer qu'ils défendent nos intérêts puisqu'ils ne se surveillent pas ( élu ou pas ils sont tous issus du même corps des hauts fonctionnaires, il n'y a donc pas de "civil" pour les contrôler). Et le malaise global que nous ressentons viens sans doute du fait que...petit à petit, de proche en proche...les élus ont finit par sortir exclusivement des rangs de la haute fonction publique, ainsi que des mêmes écoles. La conséquence est qu'ils ont finit par se coopter mutuellement et n'ont plus de comptes à rendre à personnes. Cela se voit dans le fait que tous les candidats sérieux sont énarques. Les énarques sont brillants, mais s'ils forment la haute fonction publique + les élus ... alors tout le reste de la population est exclue de l'équation et n'a plus la possibilité de faire entendre et d'imposer ses intérêts. On comprend mieux dans ce contexte les friction avec le monde médical qui seul peut, en terme de reconnaissance sociale et intellectuelle, se faire entendre.

Certes ils sont brillants et compétents...mais à partir du moment où ils se reproduisent entre eux à la tête de l'état, et qu'ils se soustraient à l’œil du peuple, ils font ce qu'ils veulent, et ils n'ont plus aucune raison de placer l’intérêt supérieur de la nation au dessus de l’Intérêt supérieur de leur caste. C'est un système qui peut durer plusieurs décennies, voir un siècle. Mais qui aura une fin, une foi que, subrepticement, leur pouvoir chancellera de par les déséquilibres évidents qu'ils produit dans la gestions et la distributions des ressources du pays. Forcément ils créeront trop de mécontentement, et la colère surgissant de l'idée d'une mauvaise allocation des impots se transformera en un flot continue de jacquerie. Jusqu'au basculement final qui peut-être un vote populiste. Notons qu'en France un candidat "populiste", c'est essentiellement un candidat qui ne sort pas de la Cours des Comptes.


Mais il faut comprendre une fois pour toute que les hauts fonctionnaires sont là pour faire fonctionner l'état. Tout ce que l'on demande à un élu en démocratie est de nous relayer pour contrôler leur action. Pas besoin pour ça d'être énarque.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!

10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par vincent »

vivarais a écrit : 12 mai 2020 17:52
avant que ce soit une brèche dans une digue , cela commence par une petite fissure qui s'agrandit :hehe: :hehe:

Députés frondeurs à LREM : les dessous de l'« opération sécession »

Une vingtaine de députés LREM, dont plusieurs têtes d'affiche, veulent créer un groupe autonome à l'Assemblée. Vrais frondeurs ou « pieds nickelés » ? Par Géraldine Woessner, avec Olivier Pérou et Nathalie Schuck
Modifié le 12/05/2020 à 15:53 - Publié le 12/05/2020 à 12:34 | Le Point.fr

Une soixantaine de députés s’apprêtent à soutenir, mercredi 13 mai, trente propositions issues d’une consultation publique lancée en avril par quelques « frondeurs » LREM. © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

« Si tu es nostalgique du temps des MJS, tu n'as qu'à y retourner ! » À la sortie de l'hémicycle ce vendredi 8 mai, devant une poignée de ses collègues qui ont en main un article des Échos, le jeune député de la Vienne Sacha Houlié est contraint de battre en retraite : le quotidien économique annonce ce jour-là que 58 députés, dont plusieurs LREM, seraient sur le point de créer un neuvième groupe à l'Assemblée nationale, fracturant la majorité, et surtout lui faisant perdre cette majorité absolue qui, depuis 2017, permet à l'exécutif de rester maître de l'agenda. En pleine crise du coronavirus, alors que le gouvernement martèle comme un mantra ses appels à « l'union nationale », la révélation de ces manœuvres d'antichambre, fomentées par d'habituels trublions de la macronie (dont l'écologiste Matthieu Orphelin et le Marcheur Aurélien Taché…), a le don d'excéder.

Mais Sacha Houlié en est-il ? « Jamais de la vie, » dément celui qui paye, auprès de certains de ses collègues, sa liberté de ton et une amitié ancienne avec certains des « frondeurs » désignés. Depuis que l'information a fuité dans la presse, ceux-ci se cachent, gênés que leur plan secret ait été dévoilé. « C'est une manœuvre de Richard Ferrand [le président de l'Assemblée nationale, NDLR], qui a éventé le truc pour le faire échouer », assure un ténor de la majorité. Mais un autre s'esclaffe : « C'est surtout une erreur de cette bande de pieds nickelés ! Ça fait quinze jours que leur profession de foi tourne comme un hélicoptère sur les boucles WhatsApp. Maintenant, ils sont obligés d'aller jusqu'au bout ! » Au sommet du pouvoir, un contre-feu s'est allumé pour torpiller l'initiative. « On verra combien il en restera… »

Un « noyau dur » à gauche d'En marche !

Qui, et combien sont-ils, justement, ces « pieds nickelés » qui tentent, depuis des mois déjà, de faire exister un courant « social » au sein du groupe La République en marche, sans jamais y parvenir ? À la barre, cette fois, une bande hétéroclite, composée d'anciens du PS ou d'EELV (comme l'ancienne ministre socialiste Delphine Batho), de démissionnaires de LREM (Matthieu Orphelin, donc, mais aussi Paula Forteza, Delphine Bagarry ou Albane Gaillot…), et une poignée de députés formant l'aile gauche du parti, dont les prises de position se sont durcies au fil des mois, et pour lesquels le passage en force de Matignon sur la réforme des retraites au début de la crise du coronavirus semble avoir constitué un point de rupture.

Lire aussi Matthieu Orphelin : « Il faut réapprendre la sobriété »

Le « noyau dur » formé par Aurélien Taché (Val-d'Oise) et ses amis de la « bande de Poitiers », tous issus des rangs de l'Unef ou du Mouvement des jeunes socialistes (Guillaume Chiche, Pierre Person…), aurait acté autour d'un déjeuner organisé à Strasbourg en février ce qu'il appelle alors « l'après-municipales », et serait parvenu à rallier quelques collègues de LREM : Claire Pitollat, Émilie Cariou, Fiona Lazaar… Dans leur esprit, aucun progrès ne viendra tant qu'Édouard Philippe occupera Matignon, ni tant que Stanislas Guerini et Gilles Le Gendre, jugés « trop mous », resteront respectivement à la tête du parti et du groupe LREM à l'Assemblée. Pour « imposer le dialogue, il faut créer un rapport de force », juge alors l'un d'eux. « Et cela passe par un nouveau groupe, qui ne se positionne ni dans l'opposition ni dans la majorité. »

Va pour la théorie. Dans la pratique toutefois, les obstacles sont légion.

« C'est la guerre des ego plus que la guerre des idées ! »
Le poids de ce groupe, d'abord. « Il verra le jour, cela ne fait aucun doute, confie l'un de ses artisans, mais rien n'est acté, on n'a pas encore de calendrier, et certainement pas 58 personnes ! » En réalité, ce bilan vient d'une confusion : une soixantaine de députés s'apprêtent effectivement à soutenir, mercredi 13 mai, les trente propositions issues d'une consultation publique lancée en avril par quelques « frondeurs », parmi lesquels Matthieu Orphelin, Paula Forteza et Aurélien Taché, pour imaginer « le jour d'après ».

Lire aussi Coignard – Au secours, les frondeurs reviennent !

Des propositions dans l'air du temps, comme la « revalorisation immédiate du salaire des agents hospitaliers », un « revenu universel pour tous » ou la « relocalisation de la production de produits de première nécessité »… Sans surprise, « de nombreux députés vont les suivre : ils jouent sur l'émotion pour se rendre populaires, même si rien n'est budgété », s'agace une cadre de LREM. « Mais, depuis vendredi, plusieurs membres de la majorité cités dans les journaux ont fait marche arrière », ajoute-t-elle. Selon différents décomptes, le neuvième groupe de l'Assemblée ne compterait au total que 20 à 25 membres.

La guerre des ego plus que la guerre des idées !


« Et je leur souhaite bien du courage pour se trouver un chef », glisse l'un de leurs collègues. « Entre Delphine Batho, Matthieu Orphelin et Aurélien Taché, c'est la guerre des ego plus que la guerre des idées ! » Le bras de fer pour désigner le patron de ce groupe « progressiste » n'est pas encore achevé… Et les profils de ses membres, aux idées parfois éloignées (sur la laïcité, l'écologie, la fiscalité…), annoncent de possibles crispations. « Je ne suis pas certain du tout, finalement, que l'initiative se concrétise », doute le patron du groupe Libertés et Territoires, Philippe Vigier, inquiet de voir les « frondeurs » se servir dans ses rangs. « S'ils faisaient un peu plus de politique à Matignon, on n'en serait pas là ! »

L'initiative écorne l'image du pouvoir

Aussi bancale soit-elle, l'initiative inquiète Emmanuel Macron, qui s'en est ouvert ce week-end à quelques proches. « Cela renvoie une image de bazar, de brouillard, de bordel au sein de la majorité », forcément nuisible dans le contexte de crise actuelle, regrette un confident de l'exécutif. Qui ajoute : « En même temps, cette scission clarifierait les choses… » Plusieurs députés anticipent avec soulagement le départ d'Aurélien Taché, « plus communautariste que l'extrême gauche », dont les positions sur la laïcité deviennent « insoutenables, inconciliables », tranche le député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau. « La promesse d'En marche ! était de faire travailler ensemble des gens de droite et de gauche. S'ils veulent recréer une chapelle et ne rester qu'entre eux, il est peut-être préférable qu'ils s'en aillent. »

L'incident, en tout cas, révèle un malaise plus profond : « Le groupe actuel ne peut pas continuer avec ce fonctionnement-là et avec ce président-là », attaque une députée pourtant loyale au gouvernement. Gilles Le Gendre, « poussé là par Richard Ferrand parce qu'il ne lui fait pas d'ombre, ne tient pas le groupe. Il ne lance aucun débat. Depuis le confinement, on n'a eu aucune discussion de nature politique, rien ! Il est absent ! » Sans ligne politique claire, « il est compréhensible que le groupe se délite ».

Le groupe LREM pourrait perdre sa majorité absolue
Un risque que l'Élysée comme Matignon, qui l'ont souvent nié, sont maintenant contraints de prendre au sérieux. Avec 18 départs depuis le début de la mandature, le groupe LREM, qui compte aujourd'hui 296 députés, n'est qu'à un cheveu de perdre la majorité absolue (fixée à 289 membres). Les échanges téléphoniques sur le sujet ont émaillé la journée de lundi entre le 59 rue de Varenne et le secrétaire général du Château, Alexis Kohler. « L'Élysée ne voit pas de manière bienveillante cette initiative » qui divise plus qu'elle ne rassemble, confie un conseiller.

Mercredi, les ministres Jean-Yves Le Drian, Olivier Dussopt, Emmanuelle Wargon, animateurs d'un courant de gauche au sein de LREM, rassembleront en visioconférence une poignée de députés pour parler stratégie. « On va voir lesquels on peut repêcher », confie l'un des participants. « Ni Barbara Pompili ni Hugues Renson ne partiront, ils ont trop à perdre. Je pense qu'on peut retenir Guillaume Chiche. Et, j'espère, Émilie Cariou… Elle est intelligente, très pointue sur les finances, et maîtrise parfaitement ses dossiers. » Pas vraiment le profil, quoique certains en disent, d'une « pied nickelée ».


Analyse qui me semble aller plus en profondeur que la votre
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Victor »

crepenutella a écrit : 12 mai 2020 20:47
Victor a écrit : 12 mai 2020 16:29
Tout d'abord il faut bien comprendre que cette souveraineté du peuple est une formule magique.
Le peuple n'est jamais souverain et encore heureux !
Au pire, le "peuple" (en fait une majorité d'électeurs) se fait manipuler par des populistes, des fascistes, des communistes qui vont l'enfumer et lui vendre qu'ils vont gouverner pour lui et contre les élites qui le trompent et l'abusent.
Au mieux, on a une élite politique bien formée, compétente, intègre, qui est largement présente dans les différentes forces politiques qui se tirent la bourre pour gagner les élections et gouverner au mieux le pays une fois au pouvoir mais en étant consciente qu'une bonne politique sera toujours assez éloignée des promesses faites pour gagner les élections.

Donner le pouvoir au peuple, ce serait comme donner le pouvoir aux matelots d'un voilier, qui pressés de rentrer chez eux, ne réduiraient pas la voilure en pleine tempête et conduiraient le navire au naufrage. Ou bien qui passeraient leur temps à disputer entre eux pour savoir quel cap tenir.

On l'a bien vu lors de la crise des GJ. Dès qu'il a fallu donner une direction au mouvement, cela n'a été que menaces de mort entre eux !

Ce que tu ne semble pas comprendre Victor, c'est que la démocratie suppose un certain type de fonctionnement de la machine étatique.

1)D'abord les élus ont un rôle de représentation et pas de direction. Ils ne sont pas « hauts fonctionnaires ». En vérité, si l'état est correctement réglé, la fonction publique fonctionne toute seule. Chacun est à sa place, les supérieurs contrôlent leurs subalternes et sont jugés par leurs propres supérieurs. Il n'y a la dedans absolument rien à faire pour un élu. Celui-ci n'est la qu'à titre de représentation du pouvoir souverain. Ils sont ceux par quoi le peuple contrôle l'état.

-Dans le cadre de leur rôle de représentation, ils doivent d'une part rendre des comptes au peuple quant au bon fonctionnement de la machine étatique (et au bon usage donc des impôts, ainsi que donner la preuve que les personnes en postes sont bien compétentes). Bref, ils « surveillent » l'état.
Ce rôle de surveillance de l'état par les élus est essentiel, car avec le contre-pouvoir qu'est la presse, ce sont nos seuls yeux qui nous garantissent à nous le peuple (l'ensemble des analphabètes certes, mais aussi des ingénieurs et médecins ect du pays) la connaissance de l'action de la fonction publique et son contrôle. On ne contrôle jamais ce que l'on ne voit pas et qui en plus, via la police...nous vois nous.

-Et que les choses soit claires, le souverain dans n'importe quel système politique au monde, c'est celui qui arrivent à rendre l'autre visible tout en restant lui-même opaque. En somme il est absolument primordial que la population ait d'avantage de possibilité de surveillance (jugement/mesure du travail effectué/performances/bonne gestion de l'argent) sur l'appareil d'état que l'inverse.

C'est la différence avec un état totalitaire qui demeure opaque à une population transparente, comme en Chine par exemple. L.e PCC connait tout des chinois, mais eux ne savent rien de son fonctionnement interne, de ses cadres et des responsabilités de chacun.

2) Les élus ont ensuite un rôle d'impulsion politique. Ils donnent un cape à l'administration. Mais c'est tout. Ils n'ont plus ensuite qu'à surveiller que l'état prennent en compte les orientations choisies. Ils se font en outre le relais des solutions proposées par l'administration auprès du peuple. C'est pour cette raison qu'un programme est rarement aussi technique que la solution proposée in fine par les fonctionnaires qui auront en charge de le mettre en œuvre.

Or ce que je dis, c'est que l'administration s'est soustraite à ce regard du peuple, parce que les élus les plus influents (présidents entre autres) viennent tous de la cours des comptes via l'ENA, se connaissent, et s'entendent entre-eux pour faire ce qu'ils veulent. Or dans ce cas, nous n'avons plus aucun moyen de nous assurer qu'ils défendent nos intérêts puisqu'ils ne se surveillent pas ( élu ou pas ils sont tous issus du même corps des hauts fonctionnaires, il n'y a donc pas de "civil" pour les contrôler). Et le malaise global que nous ressentons viens sans doute du fait que...petit à petit, de proche en proche...les élus ont finit par sortir exclusivement des rangs de la haute fonction publique, ainsi que des mêmes écoles. La conséquence est qu'ils ont finit par se coopter mutuellement et n'ont plus de comptes à rendre à personnes. Cela se voit dans le fait que tous les candidats sérieux sont énarques. Les énarques sont brillants, mais s'ils forment la haute fonction publique + les élus ... alors tout le reste de la population est exclue de l'équation et n'a plus la possibilité de faire entendre et d'imposer ses intérêts. On comprend mieux dans ce contexte les friction avec le monde médical qui seul peut, en terme de reconnaissance sociale et intellectuelle, se faire entendre.

Certes ils sont brillants et compétents...mais à partir du moment où ils se reproduisent entre eux à la tête de l'état, et qu'ils se soustraient à l’œil du peuple, ils font ce qu'ils veulent, et ils n'ont plus aucune raison de placer l’intérêt supérieur de la nation au dessus de l’Intérêt supérieur de leur caste. C'est un système qui peut durer plusieurs décennies, voir un siècle. Mais qui aura une fin, une foi que, subrepticement, leur pouvoir chancellera de par les déséquilibres évidents qu'ils produit dans la gestions et la distributions des ressources du pays. Forcément ils créeront trop de mécontentement, et la colère surgissant de l'idée d'une mauvaise allocation des impots se transformera en un flot continue de jacquerie. Jusqu'au basculement final qui peut-être un vote populiste. Notons qu'en France un candidat "populiste", c'est essentiellement un candidat qui ne sort pas de la Cours des Comptes.


Mais il faut comprendre une fois pour toute que les hauts fonctionnaires sont là pour faire fonctionner l'état. Tout ce que l'on demande à un élu en démocratie est de nous relayer pour contrôler leur action. Pas besoin pour ça d'être énarque.
Tu te plantes carrément.
Ce ne sont pas les hauts fonctionnaires qui doivent gouverner la France en étant surveillés par les élus !

Les politiciens sont élus en fonction d'un cap, de directions voire de mesures concrètes présents dans leur programme et qu'ils exposent lors de campagne électorale.

Le bon constat, aujourd'hui, c'est que, bien que notre classe politique ait baissée de niveau, elle tient encore à peu près la route.
Le véritable problème, ce ne sont ni nos élus, ni nos politiciens, mais les français eux-mêmes.

La mentalité des français est mauvaise. Ils attendent beaucoup trop de choses de l'état mais quand celui-ci prend des mesures sévères, ils l'accusent d'être liberticide, etc.

Ils ne veulent pas payer de taxes et d'impôts mais veulent toujours plus de dépenses publiques (cf GJ).

Bref, ce sont les français qu'il faut changer, pas nos politiciens, pas nos élites et pas notre système politique.

Aujourd'hui, globalement, les français sont nuls, et il faut en faire de bons citoyens.

Comment faire ?

Par exemple, je propose de diminuer le poids de l'état et de renforcer celui des régions.
Il faut des impôts directs payés par tous, avec des impôts qui vont principalement aux régions et des services publics grandement régionalisés.

Un peu comme les Lander en Allemagne ou les cantons en Suisse.

Notre système hypercentralisé a fabriqué de mauvais français qui passent leur temps à critiquer l'état et le pouvoir politique central, quel qu’il soit, tout en attendant tout de cet état central et national. C'est cela qu'il faut changer en profondeur pour changer les français.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Stounk »

Victor a écrit : 13 mai 2020 15:28
crepenutella a écrit : 12 mai 2020 20:47


Ce que tu ne semble pas comprendre Victor, c'est que la démocratie suppose un certain type de fonctionnement de la machine étatique.

1)D'abord les élus ont un rôle de représentation et pas de direction. Ils ne sont pas « hauts fonctionnaires ». En vérité, si l'état est correctement réglé, la fonction publique fonctionne toute seule. Chacun est à sa place, les supérieurs contrôlent leurs subalternes et sont jugés par leurs propres supérieurs. Il n'y a la dedans absolument rien à faire pour un élu. Celui-ci n'est la qu'à titre de représentation du pouvoir souverain. Ils sont ceux par quoi le peuple contrôle l'état.

-Dans le cadre de leur rôle de représentation, ils doivent d'une part rendre des comptes au peuple quant au bon fonctionnement de la machine étatique (et au bon usage donc des impôts, ainsi que donner la preuve que les personnes en postes sont bien compétentes). Bref, ils « surveillent » l'état.
Ce rôle de surveillance de l'état par les élus est essentiel, car avec le contre-pouvoir qu'est la presse, ce sont nos seuls yeux qui nous garantissent à nous le peuple (l'ensemble des analphabètes certes, mais aussi des ingénieurs et médecins ect du pays) la connaissance de l'action de la fonction publique et son contrôle. On ne contrôle jamais ce que l'on ne voit pas et qui en plus, via la police...nous vois nous.

-Et que les choses soit claires, le souverain dans n'importe quel système politique au monde, c'est celui qui arrivent à rendre l'autre visible tout en restant lui-même opaque. En somme il est absolument primordial que la population ait d'avantage de possibilité de surveillance (jugement/mesure du travail effectué/performances/bonne gestion de l'argent) sur l'appareil d'état que l'inverse.

C'est la différence avec un état totalitaire qui demeure opaque à une population transparente, comme en Chine par exemple. L.e PCC connait tout des chinois, mais eux ne savent rien de son fonctionnement interne, de ses cadres et des responsabilités de chacun.

2) Les élus ont ensuite un rôle d'impulsion politique. Ils donnent un cape à l'administration. Mais c'est tout. Ils n'ont plus ensuite qu'à surveiller que l'état prennent en compte les orientations choisies. Ils se font en outre le relais des solutions proposées par l'administration auprès du peuple. C'est pour cette raison qu'un programme est rarement aussi technique que la solution proposée in fine par les fonctionnaires qui auront en charge de le mettre en œuvre.

Or ce que je dis, c'est que l'administration s'est soustraite à ce regard du peuple, parce que les élus les plus influents (présidents entre autres) viennent tous de la cours des comptes via l'ENA, se connaissent, et s'entendent entre-eux pour faire ce qu'ils veulent. Or dans ce cas, nous n'avons plus aucun moyen de nous assurer qu'ils défendent nos intérêts puisqu'ils ne se surveillent pas ( élu ou pas ils sont tous issus du même corps des hauts fonctionnaires, il n'y a donc pas de "civil" pour les contrôler). Et le malaise global que nous ressentons viens sans doute du fait que...petit à petit, de proche en proche...les élus ont finit par sortir exclusivement des rangs de la haute fonction publique, ainsi que des mêmes écoles. La conséquence est qu'ils ont finit par se coopter mutuellement et n'ont plus de comptes à rendre à personnes. Cela se voit dans le fait que tous les candidats sérieux sont énarques. Les énarques sont brillants, mais s'ils forment la haute fonction publique + les élus ... alors tout le reste de la population est exclue de l'équation et n'a plus la possibilité de faire entendre et d'imposer ses intérêts. On comprend mieux dans ce contexte les friction avec le monde médical qui seul peut, en terme de reconnaissance sociale et intellectuelle, se faire entendre.

Certes ils sont brillants et compétents...mais à partir du moment où ils se reproduisent entre eux à la tête de l'état, et qu'ils se soustraient à l’œil du peuple, ils font ce qu'ils veulent, et ils n'ont plus aucune raison de placer l’intérêt supérieur de la nation au dessus de l’Intérêt supérieur de leur caste. C'est un système qui peut durer plusieurs décennies, voir un siècle. Mais qui aura une fin, une foi que, subrepticement, leur pouvoir chancellera de par les déséquilibres évidents qu'ils produit dans la gestions et la distributions des ressources du pays. Forcément ils créeront trop de mécontentement, et la colère surgissant de l'idée d'une mauvaise allocation des impots se transformera en un flot continue de jacquerie. Jusqu'au basculement final qui peut-être un vote populiste. Notons qu'en France un candidat "populiste", c'est essentiellement un candidat qui ne sort pas de la Cours des Comptes.


Mais il faut comprendre une fois pour toute que les hauts fonctionnaires sont là pour faire fonctionner l'état. Tout ce que l'on demande à un élu en démocratie est de nous relayer pour contrôler leur action. Pas besoin pour ça d'être énarque.
Tu te plantes carrément.
Ce ne sont pas les hauts fonctionnaires qui doivent gouverner la France en étant surveillés par les élus !

Les politiciens sont élus en fonction d'un cap, de directions voire de mesures concrètes présents dans leur programme et qu'ils exposent lors de campagne électorale.

Le bon constat, aujourd'hui, c'est que, bien que notre classe politique ait baissée de niveau, elle tient encore à peu près la route.
Le véritable problème, ce ne sont ni nos élus, ni nos politiciens, mais les français eux-mêmes.

La mentalité des français est mauvaise. Ils attendent beaucoup trop de choses de l'état mais quand celui-ci prend des mesures sévères, ils l'accusent d'être liberticide, etc.

Ils ne veulent pas payer de taxes et d'impôts mais veulent toujours plus de dépenses publiques (cf GJ).

Bref, ce sont les français qu'il faut changer, pas nos politiciens, pas nos élites et pas notre système politique.

Aujourd'hui, globalement, les français sont nuls, et il faut en faire de bons citoyens.

Comment faire ?

Par exemple, je propose de diminuer le poids de l'état et de renforcer celui des régions.
Il faut des impôts directs payés par tous, avec des impôts qui vont principalement aux régions et des services publics grandement régionalisés.

Un peu comme les Lander en Allemagne ou les cantons en Suisse.

Notre système hypercentralisé a fabriqué de mauvais français qui passent leur temps à critiquer l'état et le pouvoir politique central, quel qu’il soit, tout en attendant tout de cet état central et national. C'est cela qu'il faut changer en profondeur pour changer les français.
"Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?" B. Brecht.

:mdr3: :mdr3: :mdr3:
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Victor »

Stounk a écrit : 13 mai 2020 15:33
Victor a écrit : 13 mai 2020 15:28
Tu te plantes carrément.
Ce ne sont pas les hauts fonctionnaires qui doivent gouverner la France en étant surveillés par les élus !

Les politiciens sont élus en fonction d'un cap, de directions voire de mesures concrètes présents dans leur programme et qu'ils exposent lors de campagne électorale.

Le bon constat, aujourd'hui, c'est que, bien que notre classe politique ait baissée de niveau, elle tient encore à peu près la route.
Le véritable problème, ce ne sont ni nos élus, ni nos politiciens, mais les français eux-mêmes.

La mentalité des français est mauvaise. Ils attendent beaucoup trop de choses de l'état mais quand celui-ci prend des mesures sévères, ils l'accusent d'être liberticide, etc.

Ils ne veulent pas payer de taxes et d'impôts mais veulent toujours plus de dépenses publiques (cf GJ).

Bref, ce sont les français qu'il faut changer, pas nos politiciens, pas nos élites et pas notre système politique.

Aujourd'hui, globalement, les français sont nuls, et il faut en faire de bons citoyens.

Comment faire ?

Par exemple, je propose de diminuer le poids de l'état et de renforcer celui des régions.
Il faut des impôts directs payés par tous, avec des impôts qui vont principalement aux régions et des services publics grandement régionalisés.

Un peu comme les Lander en Allemagne ou les cantons en Suisse.

Notre système hypercentralisé a fabriqué de mauvais français qui passent leur temps à critiquer l'état et le pouvoir politique central, quel qu’il soit, tout en attendant tout de cet état central et national. C'est cela qu'il faut changer en profondeur pour changer les français.
"Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?" B. Brecht.
Le rapport des français avec l'état est schizophrénique.
Ils n'arrêtent pas de critiquer et pourtant ils en attendent toujours plus !

C'est pour cela que chaque pouvoir politique une fois élu est quasi immédiatement sous le feu des critiques.
A chaque élection nationale, on change de président et d'équipe. Les français sont des éternels insatisfaits.
Cette insatisfaction perpétuelle, en plus, cela les rend geignards, voire violents comme les affreux GJ.

Il faut changer cela et pour ça, je ne vois que la régionalisation.
C'est à dire un pouvoir central en charge de nettement moins de sujets et un pouvoir politique régional plus puissant et plus proche des français.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Stounk »

Victor a écrit : 13 mai 2020 16:51
Stounk a écrit : 13 mai 2020 15:33

"Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ?" B. Brecht.
Le rapport des français avec l'état est schizophrénique.
Ils n'arrêtent pas de critiquer et pourtant ils en attendent toujours plus !

C'est pour cela que chaque pouvoir politique une fois élu est quasi immédiatement sous le feu des critiques.
A chaque élection nationale, on change de président et d'équipe. Les français sont des éternels insatisfaits.
Cette insatisfaction perpétuelle, en plus, cela les rend geignards, voire violents comme les affreux GJ.

Il faut changer cela et pour ça, je ne vois que la régionalisation.
C'est à dire un pouvoir central en charge de nettement moins de sujets et un pouvoir politique régional plus puissant et plus proche des français.
Tiens c'est rigolo, tu mets des majuscules aux GJ pour Gilets jaunes, mais pas aux Français. Va comprendre la logique...
Je crois sinon que tu mélanges un peu tout pour parvenir à la conclusion qui te convient, à savoir que les Français sont nuls, cons, etc.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par crepenutella »

Le problème quand on reproche au peuple de ne pas adhérer aux politiques du gouvernement...c’est qu’on ne peut pas changer de peuple. Donc il arrive un moment ou il faut apprendre à être pragmatique, et faire avec le peuple que l’on a. La haute fonction publique, et son personnel politique, n’arriveront à rien s’ils ne font pas ce que le peuple veut. En outre, qu’est-ce que nos élites savent de ce qui est bon pour le peuple? Si tenté qu’elle le sache, qu’est-ce qui nous garantie, en l’absence de contrôle, qu’elle s’y emploi? Je considère que nous avons une classe politique alliée à la haute fonction publique qui travaille en vase clos à leur propre reproduction, perdant de vue les impératifs des citoyens dont ils n’ont plus besoin pour régner via le contrôle de la machine à reproduction sociale du système éducatif/médiatique/électoral/entrepreunarial français.
10:5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!

10:6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Victor »

crepenutella a écrit : 13 mai 2020 18:34 Le problème quand on reproche au peuple de ne pas adhérer aux politiques du gouvernement...c’est qu’on ne peut pas changer de peuple. Donc il arrive un moment ou il faut apprendre à être pragmatique, et faire avec le peuple que l’on a. La haute fonction publique, et son personnel politique, n’arriveront à rien s’ils ne font pas ce que le peuple veut. En outre, qu’est-ce que nos élites savent de ce qui est bon pour le peuple? Si tenté qu’elle le sache, qu’est-ce qui nous garantie, en l’absence de contrôle, qu’elle s’y emploi? Je considère que nous avons une classe politique alliée à la haute fonction publique qui travaille en vase clos à leur propre reproduction, perdant de vue les impératifs des citoyens dont ils n’ont plus besoin pour régner via le contrôle de la machine à reproduction sociale du système éducatif/médiatique/électoral/entrepreunarial français.
Quand je te lis, et que je vois que tu utilises le mot "peuple" dans chacune de tes phrases au lieu d'utiliser "les français" puis que tu utilises le mot "élite" en opposition à ce "peuple", je me rends compte que tu es mûr pour voter pour le premier populiste venu venant éructer sur les "méchantes" élites qui en veulent au "gentil" peuple.
Tu sacralises ce "peuple" (tout comme hitler, les fascistes, chavez, maduro, etc.) et tu diabolises les élites.
Ton discours, c'est celui d'un RN qui rejette le "système", 'l'intelligentsia", les partis non populistes qui seraient anti-peuple et que ce RN regroupe dans un "UMPS".
Bref, certainement sans t'en rendre compte, tu t'es fait happé par les idées populistes à la mode sans même mesurer tout le danger de ces idées.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par voileux »

Victor a écrit : 12 mai 2020 16:29
crepenutella a écrit : 12 mai 2020 16:09

Les difficultés rencontrées par nos démocraties libérales ne peuvent cependant plus être occultés. On ne peut pas se contenter d'insulter les populistes jusqu'à ce qu'ils finissent par nous enterrer pour le siècle à venir. On ne peut pas non plus changer le peuple. En tout cas pas dans des temps si cours.

Il faut voir ce qui, dans les décennies passées, à été à l'oeuvre et à finit par défaire le lien entre nos institutions et les citoyens.

La question que l'on doit se poser finalement c'est: Comment nous pouvons collectivement parvenir à redonner une autorité légitime (et donc efficace) à nos gouvernants?

Élire des représentants ne sert à rien si leur action est condamnée à l'échec faute d'être obéit. Or c'est par l'autorité que l'on se fait obéir, et cela ne se décrète pas. Initialement le vote apportait de la légitimité, mais nous voyons bien que cela ne suffit plus car tout le monde à l'impression que soit:
1) Nos gouvernants ne gouvernent pas dans notre intérêt
2) Nos gouvernants ne détiennent pas la réalité du pouvoir

Or en démocratie, si nos gouvernements ne nous servent pas ou n'exercent pas le pouvoir...cela signifie que le peuple n'est pas souverain.

Donc question subsidiaire mais au combien importante....Comment redonner de la souveraineté au peuple?
Tout d'abord il faut bien comprendre que cette souveraineté du peuple est une formule magique.
Le peuple n'est jamais souverain et encore heureux !
Au pire, le "peuple" (en fait une majorité d'électeurs) se fait manipuler par des populistes, des fascistes, des communistes qui vont l'enfumer et lui vendre qu'ils vont gouverner pour lui et contre les élites qui le trompent et l'abusent.
Au mieux, on a une élite politique bien formée, compétente, intègre, qui est largement présente dans les différentes forces politiques qui se tirent la bourre pour gagner les élections et gouverner au mieux le pays une fois au pouvoir mais en étant consciente qu'une bonne politique sera toujours assez éloignée des promesses faites pour gagner les élections.

Donner le pouvoir au peuple, ce serait comme donner le pouvoir aux matelots d'un voilier, qui pressés de rentrer chez eux, ne réduiraient pas la voilure en pleine tempête et conduiraient le navire au naufrage. Ou bien qui passeraient leur temps à disputer entre eux pour savoir quel cap tenir.

On l'a bien vu lors de la crise des GJ. Dès qu'il a fallu donner une direction au mouvement, cela n'a été que menaces de mort entre eux !
Est ce que la REM est intègre , dernièrement c'est une députée Rem mis en cause pour racisme et homophobie (un comble car elle est noire grosse et grasse à souhait), et accessoirement cannibale (quand il s'agit de payer son taxi ) Cela s'ajoute à la liste des 17 ministres ou secrétaires d'état escrocs , forcés de démissionnés. Tout cela en deux ans , elle est belle cette pseudo nouvelle France, elle respire le pourri , mais certains aiment ce parfum suave de la m...e en décomposition

Quelle est belle cette élite , (plus de 27000 morts par incompétence) qui promet de changer de politique , elle ne devait pas être aussi bonne que cela, mais le fait elle , construction du nouveau CHU de Caen 200 lits de supprimés...
“L'intelligence défend la paix. L'intelligence a horreur de la guerre.”
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Re: Sécession chez les parlementaires LREM

Message par Victor »

crepenutella a écrit : 13 mai 2020 18:34 Le problème quand on reproche au peuple de ne pas adhérer aux politiques du gouvernement...c’est qu’on ne peut pas changer de peuple. Donc il arrive un moment ou il faut apprendre à être pragmatique, et faire avec le peuple que l’on a. La haute fonction publique, et son personnel politique, n’arriveront à rien s’ils ne font pas ce que le peuple veut. En outre, qu’est-ce que nos élites savent de ce qui est bon pour le peuple? Si tenté qu’elle le sache, qu’est-ce qui nous garantie, en l’absence de contrôle, qu’elle s’y emploi? Je considère que nous avons une classe politique alliée à la haute fonction publique qui travaille en vase clos à leur propre reproduction, perdant de vue les impératifs des citoyens dont ils n’ont plus besoin pour régner via le contrôle de la machine à reproduction sociale du système éducatif/médiatique/électoral/entrepreunarial français.
Une chose très simple à faire, c'est de ne plus utiliser le mot "peuple" mais "les français".
Je te le conseille vraiment.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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