Le capitalisme n'a pas grand chose avoir avec l'assignation de la valeur sur les emplois.Yann Begervil a écrit : 02 mai 2020 12:50Je tente une reponse:coincetabulle a écrit : 02 mai 2020 12:33 je pensais qu'il allait être question ici de la rémunération des "petites mains". je pensais qu'on allait parler réévaluation de salaire au regard de la valeur du travail de ces gueux qui finalement, tiennent le pays à bout de bras avec leur salaire de merde (je ne m'inclus pas dans le lot).
j'avais espérer une prise de conscience de ce qui est vraiment important et de ce qui fait tourner le pays.
au lieu de ça je vois une meute de crétin plus interessé par la perspective de tacler la bourgeoise ou le fonctionnaire que de parler du sujet.
que certains ici gagnent bien leur vie on s'en tape. ils l'ont surement mérité.
qu'on m'explique plutôt pourquoi les métiers difficiles, les métiers à risque et les métiers essentiels sont ceux qui sont les plus mal rémunérés.
qu'on récompense n peu plus les travailleurs et un peu moins les moulins à vents.
Parce qu'on est dans une théorie capitaliste et pas marxiste ?
La réalité c'est que le niveau de diplôme et le niveau de compétence détermine la valeur accordée à un emploi, et donc le niveau des revenus.
En revanche, ces propos doivent êtres nuancés car cela sous entendrait une montée générale en compétence, ce qui est compliqué à affirmer avec certitude. Je pense notamment à l'univers managérial, où des managers complètement HS qui sortent d'écoles de commerce à la mord moi le noeux font des "brainstorming" (vive les anglicismes pathétiques) pour brasser, principalement, du vent.
Beaucoup d'emplois relèvent, aujourd'hui, de la forme la plus pure du "travail abstrait" dans le sens où nous pouvons inter changer aisément les personnes. Il suffit de lire les propos de Victor qui a visiblement occupé un poste à responsabilité dans le privé pour comprendre qu'un bachelier pourrait occuper le même poste que lui avec une petite formation, pas besoin d'être réellement compétent pour avoir une confiance aveugle en l'esprit d'entreprise et faire une recherche verticale dans un fichier excel.
Effectivement, l'utilité sociale pourrait faire office de variable significative dans l'attribution des revenus mais il faudrait pour cela de vrais conflits sociaux. La lutte des classes devrait reprendre sa place dans la sphère publique mais malheureusement les prêtres libéraux prêchent la bonne parole de manière à ce que les plus pauvres admirent leurs maîtres dans l'espoir de devenir comme eux.
Nous sommes dans une sorte de dictature de la réussite, l'ascension sociale comme but ultime. Alors qu'un universitaire ne vaut pas davantage qu'un auxiliaire de vie...
