Je ne pense pas, je vais expliquer pourquoi.Once a écrit : 07 septembre 2026 16:42Il me semble que l''application de l'impératif catégorique de Kant à ce cas précis est complexe et peut paradoxalement justifier les deux choix, selon la manière dont on formule la règle morale et la maxime de l'action.Yaroslav a écrit : 06 septembre 2026 12:19
C'est pourtant un enseignement de l'impératif catégorique de Kant que de voter comme si son vote devait être décisif pour choisir ce qui est le mieux dans l'intérêt commun, sinon on vote n'importe quoi, n'importe comment et l'élection n'a plus aucun sens.
Je veux dire qu'il peut y avoir un impératif catégorique kantien basé sur l'universalisation (= donc, au second tour, je vote pour éviter ce que je considère comme le pire à éviter, laisser faire cela serait un mal absolu)
Mais- sauf erreur de ma part- je pense qu'il peut y avoir aussi un impératif basé sur la pureté du devoir (= pas question de voter par défaut au second tour, je m'abstiens ou je vote blanc pour rester raccord avec mes convictions profondes et inaltérables " Et.. tant pis pour les conséquences...mais moi au moins je suis resté propre. "
C'est un gros cas de conscience pour l'électeur lucide. Un très gros cas de conscience...
Bon, je peux me tromper, je ne suis jamais arrivé à lire ni à "creuser" vraiment Kant mais pour le peu que j'en ai retenu, je dirais a priori que Kant opterait bien pour la seconde solution : la pureté du devoir.
L'impératif catégorique de Kant, en gros ça consiste à agir comme si on devait fixer la meilleure règle universelle pour tout le monde, même si c'est en contradiction avec ses intérêts propres.
Or la "pureté du devoir", je vois ça surtout comme la satisfaction d'un désir égoïste au détriment des conséquences pour la communauté, soit tout l'inverse de l'impératif catégorique de Kant.
