LOFOTEN a écrit :
Tous les animaux en hiver dans ces contrées sont a l'étable (de nov/Décembre a mars/Avril) c'est sur qu'elles n'ont pas beaucoup de place mais de là a dire "sans aucun mouvement".....je rigole car je connais des éleveurs du coté de Fay sur Lignon.
En effet elles peuvent bouger sur un axe de rotation qui est leur point d'attache. Quand au manque de lumière ils obstruent complétement les ouvertures pour stabiliser la qualité de leur viande. Quand aux quantités de neiges, un aïeul était fermier à 1100 m d'altitude, il a construit une étable au milieu du 19èmè siècle avec des ouvertures de 15*30cm sur le mur opposé au vent pour éviter les congères et placer les crèches sur le même côté pour permettre à ces animaux d'avoir un peu de lumière, ce qui me fais penser que c'est de manière volontaire qu'ils favorisent la maladie de leur bétail
Cet engraissement traditionnel au foin est tout un art. Le foin le plus court, le plus fin est réservé aux bêtes à l’engraissement ; il faut donc non seulement le récolter dans les meilleures conditions (notamment météorologiques mais aussi de maturation) mais aussi pouvoir le retrouver facilement dans la grange. Les éleveurs organisent le stockage de façon très précise afin d’identifier la parcelle de pré dans chaque secteur de la grange. La traçabilité du foin est donc assurée en permanence, depuis le pré jusqu’à l’animal à engraisser pour le donner aux bœufs et aux génisses engraissés l’hiver ; car ces animaux auront le meilleur foin de la grange, le foin court, celui qui pousse le plus haut. Ceci signifie qu’il y a donc deux tris successifs du foin ; le premier est opéré (avec quel soin !) par l’éleveur ; le second par l’animal lui-même amené à devenir l’auteur de son propre destin.
Les « rois de l’étable » ainsi choyés vont progressivement au cours de l’hiver manger de plus en plus de foin, et de plus en plus du meilleur. Non seulement on ne les force pas à manger, on ne les gave pas, mais au contraire, ils choisissent leur pitance, et ce qui est laissé au fond de la crèche sera bon pour le reste du cheptel. Ils en veulent toujours plus ; autrefois les meilleurs éleveurs se relevaient chaque nuit pour « donner un réveillon aux rois de l’étable ».
Au jour le jour, l’éleveur conduit l’engraissement à la vue et au toucher ; et il dose en conséquence le volume de foin, le nombre de prises, les éventuels compléments en céréales.
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Il faut savoir que l'herbe est riche en protides quand elle est jeune et plus elle vieillit plus la proportion de glucides est importante. Donc quand on te dit qu'il est choyé avec un foin à maturité, il faut comprendre que sa ration est déséquilibrée afin qu'il fasse du gras.
Je préfère l'industriel qui calcule des rations d'autant plus que comme alternative à l'ensilage, il peut ramasser en vrac une herbe pré-fanée entreposée dans une grange ventilée par une soufflerie. C'est un investissement qui peut seulement être économiquement viable si il y a un volume de foin important.