Je ne peux que dire que pour quelqu'un inscrit depuis des années vous n'avez pas assez de messages, vous manquez grandement dans le débat où on trouve souvent du pétrole ou on risque de se retrouver chez les All Blacks à jouer au rugby !CrazyMan a écrit : 23 janvier 2021 14:38Le premier point semble être pour toi être une mauvaise raison. Pourtant comment expliquer que des pays soient "moins développés" et plus instables que nous ? Si tu fais un peu d'histoire et que tu lis Piketty tu comprendras que de nombreuses difficultés de ces pays sont en fait héritées du leur passé coloniale. Aujourd'hui, on continue encore à exploiter leurs ressources puisque le premier secteur d'exportation des pays africains sont les ressources naturelles. Les mines de cobalt sont surexploitées (et les enfants aussi par la même occasion), les puits de pétrole également, etc...papibilou a écrit : 23 janvier 2021 08:23
Sur le premier point, il me semble qu 'invoquer le colonialisme pour justifier le départ de générations qui ne l'ont jamais connu ( et dont même les parents n'en ont rien connu) est une mauvaise raison. La pauvreté, la surpopulation, la faiblesse du système éducatif, oui. Et, des 3, c'est bien la surpopulation qui pose déjà et posera encore plus à l'avenir des problèmes insurmontables. Selon moi, la limitation des naissances, la baisse de la natalité sont une nécessité absolue et les pays riches doivent aider les peuples africains en conditionnant leur aide à une politique de contrôle de la natalité. Ainsi les classes pourront avoir 30 élèves et pas 200. Ainsi le partage des richesses fera que chacun recevra une part plus importante.
Sur le second point, rien à dire. Le terreau de la délinquance se trouve être la misère le déclassement.
Sur le troisième point, oui l'immigration est un problème. De plus en plus de personnes chez nous craignent la remise en cause de notre civilisation, de notre mode de vie et cela lié à une immigration assez largement musulmane qui a du mal à s'intégrer. Ne vous étonnez pas du basculement de tant de français vers le RN.
Sur le 4 ème point, les bonnes âmes veulent trouver dans ce point l'explication qui se trouve, en fait dans votre second point et votre 3 ème point. Oui, il y a une sur représentation des étrangers dans la délinquance, dans les prisons, L'interdiction de faire des statistiques sur les religions sur les origines ethniques etc, ne facilite pas la clarté du constat.
Oui, Macron a réuni les modérés ( le terme bourgeois ne veut plus rien dire) qui , au fond, ne sont ni de droite ni de gauche, car c'est bien leur modération qui les caractérise et pas leur latéralisme, car ils acceptent tous un libéralisme dont l'état limite les dérives et une politique sociale qui laisse sa place au mérite et à l'effort.
Tu sembles penser, dans une extrême naïveté, que la réduction de la population augmentera les revenus puisque la redistribution sera moins partagée. Ce que tu ne comprends pas, c'est que dans notre économie, un milliardaire américain qui n'a jamais foutu les pieds en Afrique peut parfaitement être propriétaire de ressources africaines. A partir du moment où tu sacralises le droit de propriété et qu'il n'y a pas de réglementation pour la limiter, l'Afrique n'ira jamais mieux. Les africains produisent, nous consommons, c'est grosso modo la division du travail international. Si on part de la théorie des avantages comparatifs de Ricardo, quel est l'intérêt d'aider au développement de l'Afrique ? S'ils se retrouvent avec les mêmes niveaux d'éducation et les mêmes technologies que nous, alors ils ne se spécialiseront plus dans l'extraction minière par exemple.
Sur le troisième point, si l'immigration n'est pas un problème, mais admettons. Pour moi, dire que nous voulons que les étrangers rentrent chez eux c'est un peu comme vouloir éteindre un incendie en ne visant pas le pyromane. Si nous nous intéressons pas à la cause du problème alors nous n'avons aucune chance d'y remédier.
Le terme bourgeois a toujours un sens précis et est particulièrement pertinent. Je ne vais pas revenir à Marx, mais si on doit retenir une définition rudimentaire du bourgeois je dirais que c'est la conjonction d'une position sociale élevée et d'un système de pensée essentiellement façonné pour justifier cette position sociale (notamment le concept bourgeois de "méritocratie"). Quand je parle de bourgeois de gauche, je dirais que le terme "gauche" est anecdotique, il est là parce que c'est à la mode d'être de gauche mais rien dans le discours de ces personnes ne vise à bousculer le statuquo.
La lutte des classes est une réalité, on assiste régulièrement à des classes et des intérêts qui s'opposent. Le mouvement des Gilets Jaunes n'est que la résultante de cette lutte des classes. Pour moi, il n'y a que deux types de personnes qui pensent que la lutte des classes n'existe pas, soit les personnes de droite, soit les ignares. Je reprendrais une citation de Warren Buffet qui fait partie des hommes les plus riches du monde : " Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c'est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons".
Je vais juste faire un petit retour sur mon expérience. Je suis un petit provincial et je suis arrivé à Paris pour mes études. Je pensais naïvement trouver des personnes de gauche mais finalement j'y ai trouvé principalement une bourgeoisie de gauche. Cette bourgeoisie a ce goût érotique d'elle-même, elle aime faire des repas ensemble et se retrouver pour partager leurs beautés. C'est-à -dire que lorsque tu parles des Gilets Jaunes a un bourgeois de gauche, il t'expliquera qu'il n'est pas d'accord (il oubliera par la même occasion qu'il est de gauche). Et j'irais même plus loin en disant que ce désaccord va même jusqu'au dégoût physique du Gilets Jaunes. On retrouve la même approche (qui est en fait une vision essentialiste des classes populaires) chez Victor lorsqu'il explique que l'homme de classe populaire est un bof raciste, sexiste, obèse, qui mange mal, qui pollue énormément, qui regarde le foot (sport de bof), etc...
Personnellement, je viens d'un milieu populaire, ma mère fait de l'aide à la personne et mon père est cariste. Et c'est vrai que lorsque j'entends ce que je peux entendre dans ces milieux bourgeois je constate que la lutte des classes est en quelque sorte supérieure à la lutte politique gauche/droite. Et ce n'est pas le fait de faire une thèse, d'avoir reçu un prix pour un mémoire ou quoi que ce soit qui me fera changer de camp.
Cette bourgeoisie devient d'autant plus détestable qu'elle devient aristocratique. A la base la bourgeoisie est révolutionnaire, elle a combattu les privilèges du sang (noble) en voulant mettre en place la notion de mérite ! Pourquoi pas mais aujourd'hui toutes les études démontrent que la méritocratie n'existe tout simplement pas. Et si le mérite n'existe pas, que le droit de propriété ne s'arrête pas à la mort d'une personne mais se transmet alors on se retrouve avec une bourgeoisie aristocratique qui perpétue ses avantages dans la plus grande des tranquillités.
Si vous avez du temps devant vous postez plus de messages s'il vous plait, c'est juste une requête, vous faites comme vous voulez et ce que vous pouvez !



