Le conseil d’état valide durablement la surveillance de masse
Re: Le conseil d’état valide durablement la surveillance de masse
C'est pourtant vrai que les français ont peur de tt mm de leur ombre.Ils ne tiennent mm plus debout,on les pousse ,ils tombent.
- lotus95
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Re: Le conseil d’état valide durablement la surveillance de masse
Au milieu des 12 000 sujets sur le RN , la persévérance d'un parti "démocratique" dans le totalitaire ... toujours plus loin dans l'intrusion dans la vie privée, sous couvert de sécurité, bien sûr
Info à mettre en regard des contrats signés récemment par le gvt avec des entreprises basées en Irlande et au Luxembourg, chargées "d'écouter" les réseaux sociaux, et à mon avis, de celle portant sur le fichage des opinions politiques et religieuses
Et pour enfoncer le clou de la tendance du moment :
prévoir une flopée de sujets "il fait beau, les oiseaux chantent ..." ou "le RN, c'est caca" ....
et welcome en Frankistan
article intégral
https://www.laquadrature.net/2021/05/27 ... r-en-pire/
quelques extraits ...
Info à mettre en regard des contrats signés récemment par le gvt avec des entreprises basées en Irlande et au Luxembourg, chargées "d'écouter" les réseaux sociaux, et à mon avis, de celle portant sur le fichage des opinions politiques et religieuses
Et pour enfoncer le clou de la tendance du moment :
Un coup de poignard à la liberté d'expression, même si ce système ne fonctionne pas, il agira sur les esprits ... cela dit, c'est déjà pas mal le casALERTE Les demandes d’expertise psychiatrique pleuvent sur des médecins qui ont fait le choix de soigner. Étant donné texte de loi voté récemment donnant la possibilité d’internement des personnes prenant position en matière de santé publique, nous sommes très inquiets ! #Liberté
https://twitter.com/Laissonslespre1/sta ... 2921153536
prévoir une flopée de sujets "il fait beau, les oiseaux chantent ..." ou "le RN, c'est caca" ....
article intégral
https://www.laquadrature.net/2021/05/27 ... r-en-pire/
quelques extraits ...
Loi renseignement : le retour en pire
Posted on27 mai 2021
Le 28 avril 2021, le gouvernement a proposé un nouveau projet de loi renseignement, complété le 12 mai par de nouveaux articles tirant les conséquences de notre défaite devant le Conseil d’État (relire notre réaction).
L’objectif premier du texte sera de faire définitivement entrer dans le droit commun les mesures de l’état d’urgence débuté en 2015 (assignation à résidence, perquisitions administratives…) ainsi que les mesures expérimentales de la loi renseignement de 2015 (surveillance automatisée du réseau par des « algorithmes »).
L’objectif secondaire sera d’inscrire dans la loi française les violations du droit européen actées par le Conseil d’État le mois dernier afin de défendre à tout prix la surveillance de masse française. Toutefois, la menace la plus grave pourrait se situer entre les lignes : une multitude d’ajustements d’apparence sommaire qui semblent cacher un bouleversement dramatique du rapport de force entre le gouvernement et la population.
Dans cette première analyse, nous prenons le temps d’examiner l’ensemble des modifications apportées par ce projet de loi en matière de renseignement. Le texte qui vient d’être validé par la commission des lois de l’Assemblée nationale sera étudié en hémicycle à partir du 1er juin prochain.
Surveillance algorithmique de masse (articles 12 et 13)
La mesure phare mise en avant par Gérald Darmanin est l’autorisation définitive de la surveillance algorithmique permise à titre expérimental en 2015. Ici encore, ce changement acte la violation du droit de l’Union européenne souhaitée par le Conseil d’État.
Alors que la Cour de justice de l’Union européenne avait exigé en 2020 que ces algorithmes ne puissent être déployés qu’en période exceptionnelle de menace grave et imminente pour la sécurité nationale, le Conseil d’État considère, comme dit plus haut, que cet état d’exception est constant : le déploiement des algorithmes est donc permis de façon constante.
Le projet de loi ne se limite pas à acter cette violation : il propose aussi de l’étendre. Alors que les deux ou trois algorithmes déployés depuis 2017 auraient, d’après la CNIL, été restreints à l’analyse du réseau téléphonique, il s’agira pour l’avenir d’analyser aussi le réseau Internet, notamment en observant désormais les URL (les noms des pages Web consultées par potentiellement l’ensemble de la population).
En vérité, ce changement de paradigme était déjà envisagé dès 2015 et il ne doit pas en cacher un autre, bien plus dramatique. Jusqu’à présent, les algorithmes ne pouvaient être déployés que sur l’infrastructure propre des opérateurs de communications : concrètement, on imagine que la DGSI avait installé des serveurs dans une armoire fournie par Orange à côtés de câbles exploités par l’opérateur, analysant plus ou moins à la volée les informations qui y étaient acheminées.
Le projet de loi permet désormais aux services de renseignement de détourner l’ensemble du trafic vers sa propre infrastructure, dans ses propres locaux, afin de l’analyser tranquillement dans son coin. Concrètement, on peut imaginer que Orange copiera l’ensemble des données échangées sur tout ou partie de son réseau pour les envoyer via une canal dédié vers des locaux de la DGSI (voir l’inquiétude d’une rare vigueur de la CNIL à ce sujet, à partir du point 14 de son premier avis). En théorie, en fonction de ses moyens techniques, il peut être envisagé que la DGSI conserve en mémoire dans ses propres locaux l’ensemble du trafic d’une ville ou du pays sur plusieurs jours (pour l’instant, le gouvernement a expliqué à la CNIL se contenter d’un délai de 24h, mais cette limite n’est même pas dans le texte de la loi).
Une fois stockées et bien organisées entre ses mains, nous ne pouvons que redouter ce que la DGSI fera de ces informations. Nos craintes sont d’autant plus fortes que le projet de loi organise déjà , dans son article 7, une logique de partage de données de plus en plus structurante et généralisée.
Coopération des opérateurs pour pirater (article 10)
Le changement le plus grave est sans doute le plus discret. Ni l’exposé des motifs et l’étude d’impact réalisées par le gouvernement, ni l’avis du Conseil d’État ou de la CNIL n’en parle. Étrangement, seul Gérald Darmanin a pris la peine de l’évoquer, rapidement. Il expliquait ainsi le 28 avril 2021 sur France Inter que, pour contourner le chiffrement des communications, « nous discutons avec les grands majors d’Internet, on leur demande de nous laisser entrer via des failles de sécurité, certains l’acceptent, d’autres pas. Il faut sans doute une loi pour contraindre des services étrangers, elle arrive ».
C’est au sein du II de l’article 10 du projet de loi que nous pensons avoir trouvé une traduction de cette affirmation grandiloquente. Cet article semble permettre aux services de renseignement de contraindre les opérateurs et fournisseurs de communications électroniques (tel que Orange, SFR, mais aussi Whatsapp ou Signal au sens du droit de l’UE) de collaborer avec eux afin de déployer des failles de sécurité sur le terminal des personnes ciblées. C’est du moins l’interprétation que nous a confirmée M. Kervrain, co-rapporteur sur ce projet de loi, qui nous a auditionné le 17 mai dernier.
Un peu plus tard dans la journée, le député Ugo Bernalicis (La France Insoumise) a bien voulu demander au ministre de l’intérieur de confirmer ce point à son tour. Ce dernier s’est montré encore plus précis :
« Pour ce qui est des messageries cryptées, comme Telegram, WhatsApp ou Signal, elles ont précisément bâti leur modèle économique sur la garantie de ne pas pouvoir être écouté. Que les choses soient claires : il ne s’agit pas d’écouter les conversations téléphoniques qui se font sur ces applications mais de profiter du fait qu’elles passent par des connexions internet. Pour les cibles les plus dangereuses, et sous le contrôle de la CNCTR, le recueil des données informatiques permettra d’accéder au terminal informatique de la personne qui utilise ces messageries pour recueillir les données qui sont stockées dans ces messageries. »
Pour étayer sa réponse, le ministre a explicitement visé l’opération conduite l’an dernier contre le système de communication chiffrée Encrochat et qui avait conduit la gendarmerie à déployer une attaque informatique particulièrement complexe lui offrant l’accès au terminal de milliers de téléphones en même temps.
Nous pensons ainsi que l’objet de l’article 10 de ce projet de loi est de légaliser et généraliser des opérations similaires à celles conduite contre Encrochat en les élargissant de plus à la surveillance administrative, pour les sécuriser juridiquement afin de les reproduire de plus en plus régulièrement pour contourner massivement les mesures de chiffrement.
Les implications de cette nouvelle menace sont aussi complexes que graves (la protection offerte par les messageries chiffrées telles que Signal est largement remise en cause) et méritent une analyse ultérieure plus poussée. Nous y reviendrons en détail prochainement.
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
- da capo
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Re: Le conseil d’état valide durablement la surveillance de masse
jabar a écrit : 27 avril 2021 10:05 La surveillance n'est pas un truc passif. Vous pensez qu'être surveillé ne vous empêchera pas de vivre votre vie normalement mais cette surveillance va vous altérer. Imaginez avoir un inconnu près de chez vous, à chaque fois que vous sortez, il vous suit. Quand vous passez un coup de fil, il regarde le numéro de téléphone que vous composez et va vérifier qui est cette personne. Cela vous serait vite insupportable, c'est pourtant ce qui se passe à distance.
La surveillance créé une sorte de contrôle, d'auto-encadrement. Que vous n'ayez rien à cacher n'a aucune importance, cela modifie votre comportement. Il y a une notion qui s'appelle la panoptique, utilisée dans certaines prisons dont le principe est exactement cela. Un prisonnier se modère dès lors qu'il se sait observé. Il n'est pas forcément observé, mais l'important est qu'il sache qu'il peut l'être à tout instant.
Quand on cumule tout ça, votre traçage, vos inscriptions de votre ADN et de vos empreintes digitales (de plus en plus étendu), la reconnaissance faciale ou de l'iris, le traçage de votre argent, le stockage de vos méta-données (et demain, de vos données, je vous le garantis), c'est bâtir une société domestiquée, timide à contester, docile et servile, à l'imagination réduite.
Et tout ce que nous perdons, c'est de façon permanente, il n'y a pas de retour en arrière. Aucun politique à l'avenir ne supprimera une forme de traçage de crainte de se voir accusé de supporter le terrorisme. Terrorisme qui est un mot bien commode pour vous retirer tous vos droits et réduire au silence toute contestation, tandis que le vrai terrorisme continue à très bien se porter (et peut-être prospèrerait dans une société si terne et effarouchée).
La surveillance contrarie les truands, les escrocs et les terroristes, pas le quidam qui s'en fout, vu qu'il sait qu'il n'intéresse pas ceux qui surveillent.
Quand tu vois une caméra sur un poteau, tu te dis : c'est insupportable d'être épié comme ça, ou bien si je me fais braquer mon iphone, ils retrouveront peut-être les auteurs plus facilement ?
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.
Hölderlin
Hölderlin