RéponsesJiimmy a écrit : 25 mars 2020 20:32Et le génocide des Hereros, des Namas, des Hehe, Des Tasmaniens qui ont tous été éradiqués par les Britanniques, des Amérindiens, des Pequot, des habitants de Terre-Neuve par les Britanniques (habitants qui ont ensuite donné leur vie pour la Grande Bretagne lors de la 1ère guerre = tout leur contingent a péri), extermination du tiers des Algériens lors de la conquête de l'Algérie par la France, massacre des Aztèques etc....berger141 a écrit : 25 mars 2020 18:04
Sauf
Qu'il n' y a jamais eu de génocide
Que la colonisation a introduit l'école et la médecine, à l'origine de l'explosion démographique actuelle
Que De Gaulle a fait l'indépendance de l'Afrique noire essentiellement pour des motifs économiques , ces pays africains auraient constitués une charge trop lourde ( cf "C'était De Gaulle" d'Alain Peyrefitte)
Conclusion : les propos de Kelenner sont un concentré du bréviaire du petit militant d'extreme gauche, loin des réalités.
Tous ces génocides/massacres sont relatifs à la colonisation Européenne (cela ne signifie pas que d'autres "civilisations" n'ont pas colonisé en faisant pareil).
Sans même parler de l'exploitation des peuples et des nombreux massacres qui ont émaillé de la période coloniale. Parler de points positifs en évoquant la colonisation c'est comme parler de points positifs en évoquant l'holocauste. Quant au sempiternel argument d'analphabète de l'école, des routes et de la médecine. Les Africains n'ont pas attendu les Européens pour avoir leurs propres enseignements et leur propre médecine. Tandis que les routes c'est avec leur sang et sous les coups qu'ils les ont eux-même construit (Parlons de la route Congo-Ocean, sans même parler du fait qu'en quittant la Guinée, par-exemple, la France a tout détruit pour se venger du refus de Sékou Touré d'adhérer à la communauté Française).
Aimé Césaire avait très bien répondu à tous ces ignorants qui parlent d'une colonisation dont ils n'ont, en réalité, aucune connaissance des modalités de celle-ci :
«On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes.
Moi, je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, des cultures piétinées, d’institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées.
On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer.
Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse.
Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme.»
1 Mon propos concernait la colonisation par la France qui n'a conduit à aucun génocide
La population algérienne était de 2 millions en 1830 et de 10 millions en 1962, lors de l'indépendance.
En quelque sorte un génocide à l'envers.
2 Il y avait évidemment des cultures locales africaines avec des enseignements/initiations mais les médecines locales étaient très peu efficaces conduisant à une très forte mortalité. L'introduction de la médecine européenne est à l'origine de l'explosion démographique actuelle.
Et l'école française a permis l'accès à la modernité sans pour autant nier l'interet des cultures locales qui permettaient aux sociétés de perdurer.
3 C'est vrai, les infrastructures (routes essentiellement) ont été faites avec des ouvriers africains. Les français auraient faire venir des ouvriers français pour exécuter ces routes avec les applaudissements des spectateurs africains.
4 Parmi les effets positifs de la colonisation en Afrique, j'ai oublié de citer la pacification avec l'arrêt des guerres tribales et des" prises" de guerre .
A ce propos le capitaine Binger qui a traversé l'Afrique à la fin du 19° siècle , juste avant l'arrivée des troupes françaises, relate l'existence dans les villages de "captifs" (cf son ouvrage "Du Niger au golfe de Guinée")
