Le Front de Gauche s’enlise dans ses dissensions à l’approche des municipales. Le Parti communiste et le Parti de Gauche vont avoir du mal à se rabibocher lors de la campagne des européennes qui, en 2009, avait pourtant permis de lancer l'attelage sur les rails électoraux.
Le 16 février, Jean-Luc Mélenchon a même laissé planer un doute sur son alliance avec les communistes. Le chef de file du PG se dit désormais "méfiant et moins naïf" et courtise d'autres formations politiques.
Lundi, il s'est entendu avec Olivier Besancenot pour organiser une marche le 12 avril. Le numéro un du PCF, Pierre Laurent, a tenté de raccrocher les wagons en évoquant une participation de la gauche du Parti socialiste.
Sérieux, c'est tabou
Ancien dirigeant d’Attac, Aurélien Bernier, a publié plusieurs ouvrages sur la mondialisation et l’écologie politique. Il collabore régulièrement au Monde diplomatique et gravite autour du Front de Gauche.
Dans son dernier livre -- "La Gauche radicale et ses tabous" (Seuil, 2014) --, il critique l'abandon de la souveraineté nationale par le Parti communiste. C'est là que se trouverait, selon lui, l'un des points de crispation entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
Plaidant pour une rupture avec l’euro et un protectionnisme de gauche, l'auteur prédit, pessimiste, une large poussée du Front national aux européennes. Entretien.
Rue89 : Dans votre livre, vous décrivez l'abandon de la souveraineté nationale par le PCF au profit d'un "altereuropéisme" qui veut réorienter l'Europe de l'intérieur. Quand a eu lieu le basculement ?
Aurélien Bernier : Tout se passe autour du printemps 1997, lorsque le Parti socialiste et le Parti communiste commencent à négocier dans la perspective des élections législatives qui, à l’époque, sont programmées en juin 1998.
Nous sommes cinq ans après Maastricht et les partis au pouvoir sont en train de préparer le passage à l’euro. Le calendrier et les critères se précisent. Le Parti socialiste fait savoir aux communistes que ses (...)
Il faut pas être bien devin pour savoir que l'alliance du front de gauche montée pour les présidentielles ne pouvait pas se maintenir au-delà... C'est le lot commun de ce genre de rapprochement
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
sacamalix a écrit : Il faut pas être bien devin pour savoir que l'alliance du front de gauche montée pour les présidentielles ne pouvait pas se maintenir au-delà... C'est le lot commun de ce genre de rapprochement
depuis le virage social libéral du PS, le Front de Gauche offre une véritable alternative à la mélasse centriste-UMP ...
de toute façon, il faut bien une opposition de gauche à ce gouvernement de bras cassés...
(il faut comprendre le partie communiste, il est moribond depuis des années et ne 'survit' que par la générosité du PS, qui par cette largesse dissimule son hégémonie à gauche. Alors, nos pauvre cocos s'agrippent à des strapontins et se ridiculisent ....)
« Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis » (André Gide)
Tous le monde unis, contre tous les autres!
PascalL a écrit :
depuis le virage social libéral du PS, le Front de Gauche offre une véritable alternative à la mélasse centriste-UMP ...
de toute façon, il faut bien une opposition de gauche à ce gouvernement de bras cassés...
Je ne dis pas le contraire. Mais cette alliance qui était valable aux présidentielles, dans un scrutin où il faut une figure de proue nationale, n'est pas pertinente aux échelons inférieurs, ou chacune des parties peut jouer sa chance et où les résultats relatifs du PCF et du PG serviront de base pour déterminer les influences respectives au sein du FDG (s'il survit)
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
Mélenchon est trop sectaire. Il n'arrivera jamais. Cependant, il est bon qu'il soit là; pour rappeler certaines choses.
Le PS a-t-il changé de cap ? Oui. Mais à contre-coeur. Ils restent socialistes français. Ils sont incapables de comprendre les réalités du terrain. Remarquez; les autres non plus. Alors... !
"Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent".
Talleyrand.
Les grands succès électoraux de la gauche (Mitterand et l'Union de la Gauche, Jospin et la gauche plurielle) et de la droite (l'UMP) le montrent.
Et la désunion est une forte tradition à l'extrême gauche, alors qu'elle ne représente en tout et pour tout qu'une quinzaine de % de l'électorat.
"disons que la chine est un pays particulier,c'est sur,tout le monde a du travail,et ceux qui ne savent rien faire au lieu d'attendre que ça passe balayent les autoroutes.
on ne sait pas trop à quoi ca sert,mais au moins,ils travaillent."
Mélenchon est la seule gauche qui reste.. Les socialistes, du moins ceux qui gouvernent, ne sont que des paillassons pour le médef.. Les classes ouvrières l'ont bien compris..
Lion blanc a écrit : Mélenchon est la seule gauche qui reste.. Les socialistes, du moins ceux qui gouvernent, ne sont que des paillassons pour le médef.. Les classes ouvrières l'ont bien compris..
LOFOTEN a écrit :
.....et la classe ouvrière se tourne vers le FN .
Parce qu'ils se sont laissé attiré comme des aimants par le clan le Pen qui accuse les immigrés de tout leurs malheurs..C'est vrai que le marketing du FN est très efficace..
Lion blanc a écrit :
Parce qu'ils se sont laissé attiré comme des aimants par le clan le Pen qui accuse les immigrés de tout leurs malheurs..C'est vrai que le marketing du FN est très efficace..
En même temps, je n'ai toujours pas compris, en quoi l'immigration non controlée et régulée était une bonne chose.
je crois que le front de gauche s'il se plante,c'est parce que Mélanchon se trompe de politique,comme Bayrou s'est trompé entre 2007 et 2012.
on ne fait pas de la politique en cassant les autres,mais en créent des idées/projets et en fédérant les gens.
m'enfin comme je l'ai dis par ailleurs,faire du neuf avec du vieux,bof bof
je le trouve de plus en plus pathétique sur ce point,à la limite du supportable d'ailleurs.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
Moi je trouve qu'il est trop agressif, cela devient presque dérangeant ....
coté politique, il a parfaitement bien compris les défis qui nous attendent et la voie qu'il propose est bien plus encourageante que cette lente descente aux enfers ....
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Tous le monde unis, contre tous les autres!