Dans une infographie sur le prélèvement à la source d’un quotidien gratuit du matin, le niveau de l’imposition à l’IR en France était décrit comme n’étant pas le plus important (45%) face aux Pays-Bas (52%) ou à la Finlande (52,4%). Le schéma mettait en outre en évidence un bel alignement entre le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France. On aurait pu en conclure que la pression fiscale est identique dans ces trois pays. Ces chiffres sont trompeurs car ils s’arrêtent aux taux maximum des différents impôts sur le revenu, sans prendre en compte d’autres impôts ou cotisations déjà payés à la source et s’appliquant sur le revenu (CSG/CRDS -voir la note de bas de page n°1- et taxes annexes ou cotisations sociales, etc.). Mais quand on compare les taux réels d’imposition marginaux globaux pour le capital et le travail dans les différents pays, la France n’est pas bien placée : elle arrive deuxième de la lourdeur des prélèvements implicites sur le travail avec 39,1% et en tête des taux de prélèvements implicites sur le capital avec 46,9%. Pas de quoi pavoiser.

la suite ici sur le site de l'IFRAP
http://www.ifrap.org/emploi-et-politiqu ... on-fiscale
Conclusion
Il est trop simpliste de vouloir comparer la fiscalité pesant sur les revenus du travail ou du capital en France avec celles de nos partenaires européens juste en prenant les taux marginaux d’impôt sur le revenu. L'approche intéressante est de prendre une approche moyenne via le taux d’imposition implicite. Cette méthode a le mérite de mettre correctement en lumière la pression fiscale pesant sur les contribuables des pays d’Europe concernés. À ce petit jeu, la France qui affichait déjà au marginal (OCDE) des taux particulièrement élevés en 2014 et première sur l’imposition des dividendes, reste également première sur l’imposition implicite du capital. La pression fiscale est donc plus forte que dans les autres pays sur toute l'échelle des prélèvements (hors TVA). Prélever à la source c'est bien, réduire la pression fiscale, ce serait mieux.

