http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... st-moi.phpAu lendemain des attentats de Paris, le témoignage de cette amie d'Hasna Aït Boulahcen, cousine du terroriste, aurait permis de localiser la planque de ce dernier, à Saint-Denis, selon RMC et BFMTV. «Fier» de ses actes, l'homme comptait aussi s'attaquer à un centre commercial près de Paris, un commissariat et une crèche.
Elle est inconnue du grand public et témoigne pour la première fois au micro de RMC et BFMTV. Sonia, dont l'identité a été modifiée pour des raisons de sécurité, a, selon le média, permis aux autorités de localiser et neutraliser Abdelhamid Abaaoud, qui projetait de commettre des attentats dans le quartier de la Défense, en région parisienne. Ce dernier a été tué dans l'assaut du Raid, le 18 novembre 2015. Dans une interview au Figaro, Abdelhak Khiame, patron de la police antiterroriste marocaine, avait aussi expliqué en janvier dernier que son pays avait permis de localiser la planque du terroriste.
Le dimanche 15 novembre, deux jours après les sanglantes attaques de Paris et Saint-Denis, Sonia est en compagnie de son amie de longue date: Hasna Aït Boulahcen, la cousine du terroriste. Ce jour-là , Hasna reçoit un appel provenant de Belgique. Au bout du fil, un homme lui demande de trouver un véhicule «pour aller récupérer une personne qui a besoin d'un hébergement» et l'informe que «c'est son cousin qui a dit de l'appeler», raconte face caméra la jeune femme, dont le visage a été masquée et la voix modifiée. Rendez-vous est pris à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, dans une zone industrielle, près de l'autoroute A86. Une fois sur place, elle aura pour consigne de crier un code, «1010», pour signaler sa présence.
«Il me dit qu'ils sont rentrés à 90 et qu'ils sont un peu partout en Île-de-France»
Sonia, amie d'Hasna Aït Boulahcen
Arrivée sur place, Sonia, qui l'accompagne, voit sortir un homme d'un buisson. «Il avait un bob sur la tête, des baskets orange, un bombers, pour moi c'était un Roumain. En plus, il avait le sourire, il ressemblait pas du tout à un terroriste», se souvient la jeune femme, qui met un certain temps à reconnaître Abaaoud. Lorsqu'elle comprend, elle l'interroge: «Monsieur, vous avez participé au 13 novembre, à ce qui s'est passé? Il me dit, normal, ‘les terrasses, c'est moi'. Et je lui dis: mais vous avez tué des gens, vous avez tué des innocents. Il me dit ‘non, ils ne sont pas innocents, il faut regarder ce qu'il se passe chez nous en Syrie'».
Sonia décrit un homme «fier de lui». Sur le moment, «on (aurait dit) qu'il n'a(vait) peur de personne», poursuit-elle. «Il raconte ça comme s'il racontait qu'il est parti faire les courses et qu'il avait trouvé un baril de lessive en promotion. Il est content, voilà .» Persuadée qu'il était en Syrie, la jeune femme lui demande comment il a pu rejoindre la France. Ce dernier lui explique qu'il est rentré «sans document officiels», accompagné de «Syriens, d'Irakiens, de Français, d‘Allemands, d'Anglais». «Il me dit qu'ils sont rentrés (en France, ndlr) à 90 et qu'ils sont un peu partout en Île-de-France».
Abaaoud visait un centre commercial, un commissariat et une crèche
Puis Abaaoud aurait évoqué ses autres projets d'attentats. «Il me dit qu'il y a eu des ratés et qu'il est là pour faire en sorte qu'il n'y ait plus de ratés». Avant de partir, Hasna Aït Boulahcen a pour consigne d'acheter des vêtements et de trouver une planque au terroriste. Ce qu'elle fera en lui trouvant un appartement, 8 rue Corbillon, à Saint-Denis, via Jawad Bendaoud, qui héritera ensuite du surnom «le logeur de Daech».
Sonia tente de raisonner son amie. «La meilleure chose, c'est d'appeler la police», lui conseille la jeune femme. Mais Hasna Aït Boulahcen ne l'entend pas de cette oreille: «Elle me dit ‘non c'est mon cousin il faut comprendre il va terminer son travail et puis il va partir'». Sonia décide alors d'appeler le 197, numéro dédié aux attentats. Puis revoit son amie, qui a rendu visite à son cousin. Le terroriste vient de lui confier ses trois prochaines cibles: un «centre commercial de la Défense, un commissariat de la Défense et une crèche». L'attaque est prévue pour jeudi. «Et moi dans ma tête, je me dis qu'ils ne vont pas le faire, car je vais les en empêcher». Sonia parvient à récupérer l'adresse de la planque du 8 rue Corbillon et la fournit aux enquêteurs. L'assaut sera donné le mercredi 18 janvier au petit matin.
La nouvelle vie cachée de Sonia
Depuis, la jeune femme doit vivre cachée. RMC explique qu'elle a témoigné spontanément pour faire part de son malaise. Elle dit être en danger de mort et dit se sentir abandonnée par l'Etat qui ne la protège pas suffisamment. Au départ, «on m'explique que je vais devoir changer de nom, que je vais devoir changer de ville, que je vais être prise en charge par des policiers, qui sont spécialistes de la protection de témoin», confie encore Sonia à RMC. Conséquence, elle n'a plus le droit de voir sa famille, ses amis et doit changer toutes ses habitudes.
Autre difficulté rencontrée par la jeune femme, qui a été relogée pour sa sécurité: son identité. Elle a beau avoir un nouveau nom, ses papiers affichent toujours son ancienne identité, ce qui l'empêche de travailler. «En fait je vis avec mon ancienne identité sans avoir le droit de dire qui je suis (…) parce que je dois rester cachée, mais je peux pas rester cachée comme ça». Sonia a reçu une aide financière mais réclame au gouvernement une aide psychologique et une protection rapprochée. Son avocat, Patrick Baudouin, qui est aussi président d'honneur de la Fédération internationale pour les Droits de l'Homme, demande à ce que l'Etat la soutienne. «C'est une situation inédite», estime-t-il au micro de RMC/BFMTV. «C'est la première fois qu'une personne joue un rôle aussi considérable, par son témoignage, dans une affaire extraordinaire».
Voilà un personne qui nous ferait 'presque' oublier les gueux (aviné) de Calais et leur carabine à plomb.
Concernant la Police, égal à elle-même... des zéros!
Concernant l'état d'urgence et le loi sur la déchéance.... des zéros!
come je le dis depuis le début, contre les terroristes:
- le renseignement (et des gens qui ont le courage de dénoncer ces terroristes)
- l'infiltration!
Cette femme, pour son courage, devrait être loger au Ritz. Avec caviar et champagne à volonté!


