Dans ce courrier, dont l'existence a été révélée dimanche par la BBC et dont l'AFP a obtenu une copie, Gisela Stuart, la coprésidente de la campagne officielle «Vote Leave» en faveur du vote pour une sortie de son pays de l'Union européenne (UE) au référendum du 23 juin, demande à la ministre de «refuser l'entrée» de la dirigeante du parti français d'extrême droite, du fait de «ses opinions extrémistes».
Réponse de Florian Philippot
Elle évoque à cet égard une visite prévue pour «mai» de Le Pen. Interrogé par l'AFP, le numéro deux du Front national Florian Philippot a indiqué que Marine Le Pen avait été «sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit» et «étudie l'opportunité d'un tel déplacement». «Le Royaume-Uni est un Etat de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement», a-t-il ajouté.
La visite de Le Pen «permettrait aux Britanniques qui souhaitent sortir de l'Union européenne de savoir qu'il y a des responsables européens de premier plan qui les soutiennent», a souligné Philippot. Stuart explique sa requête en écrivant que Marine Le Pen «a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l'occupation nazie en France». «La présence de Madame Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l'intérêt général», poursuit-elle.

