Le "boucher du Morvan" a été reconnu coupable de "violences dont le but ultime était d'obtenir des remboursements" toujours plus importants de l'assurance maladie. Jugé pour le traitement abject qu'il a infligé à 120 patients entre 2008 et 2012 dans son cabinet de Château-Chinon (Nièvre), Jacobus Marinus - dit Mark - Van Nierop comparaissait depuis le mardi 8 mars devant le tribunal correctionnel de Nevers.
Très attendue par la centaine de parties civiles, l'audience, initialement prévue sur dix jours, n'avait finalement duré que la moitié, le prévenu au visage bouffi restant quasiment mutique dans le box et se bornant à répondre à la plupart des questions par un laconique "pas de commentaire". Le tribunal a statué sur une partie seulement des préjudices et renvoyé pour le reste à une audience, prévue le 16 juin, "pour statuer sur les préjudices patrimoniaux".
Vénal ou sadique ?
"Il m'a détartré les dents à la roulette! Ça fait un mal de chien, ça ne sert à rien et ça casse l'émail", a indiqué à la barre un témoin, Laurent Dumont, un sexagénaire qui a consulté le dentiste néerlandais en 2011. L'intérêt selon lui? "Le calcul de M. Van Nierop était que les dents se cassent les unes après les autres pour que j'y retourne". Le docteur était-il appâté par le gain? Une ancienne assistante du dentiste a en tout cas expliqué que les patients inscrits à la CMU étaient ceux à qui Van Nierop prodiguait le plus de soins.
Car le procès du dentiste de l'horreur, c'est aussi une vaste arnaque à la CPAM.
source >>> l' Express

