
La littérature policière fourmille de recettes pour faire disparaître un corps. Dissolution dans l’acide, enfouissement, incinération… Les Âcriminels n’ont que l’embarras du choix. L’une de celles qui frappent le plus l’imaÂginaire est certainement la méthode qui consiste à noyer sa victime après lui avoir coulé les pieds dans le béton. Ce fut prétendument pendant des années la Âsignature de la Mafia, que l’on retrouve dans certains films ou romans noirs.
Quelle ne fut donc pas la surprise des Âpoliciers de New York, quand, alerté début mai par un étudiant qui se promenait sur Manhattan Beach au sud de Brooklyn, le long d’Oriental ÂBoulevard, ils ont découvert un cadavre échoué sur le rivage, les jambes emprisonnées jusqu’aux tibias dans un énorme seau rempli de ciment, les mains liées dans le dos. Le haut de la dépouille avait été emmailloté dans des sacs en plastique noirs, tandis que la tête était recouverte d’adhésif gris. Une Âvéritable « momie », dixit l’officier chargé de l’enquête.
Disparu depuis trois mois
Après autopsie, la police a identifié le corps. L’immense tatouage d’une Vierge Marie tenant une rose que la victime portait dans le dos lui a sans doute facilité la tâche. Il s’agissait de Peter Martinez, connu sous le nom de « Petey Crack », l’un des caïds d’un gang de Brooklyn. Il n’avait que 28 ans, mais un casier judiciaire déjà bien rempli. Arrêté trente et une fois, il avait notamment purgé une peine de deux ans de prison en 2011 pour vol.
L’homme avait disparu le 5 février 2016, alors qu’il était parti chez le coiffeur pour se « faire les tresses ». Ne le voyant pas revenir, sa petite amie avait lancé l’alerte. Petey Crack a refait surface trois mois plus tard, au propre comme au figuré. Visiblement, il avait eu le temps de passer chez le coiffeur. « Il a perdu ses doigts, mais ses cheveux sont encore Âparfaitement tressés », a expliqué un policier.
« Ils ont bâclé le travail : il y avait de l’air dans le béton, c’est pour cela qu’il est remonté (...)
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