
Si je reviens là dessus c'est que ce focus a été publié une première fois jeudi 6 juin dernier. Il est à nouveau édité dans le cadre de la demande de dissolution des JNR.
Depuis l'agression mortelle de Clément Méric, un groupuscule est pointé du doigt, tant par les militants antifascistes que par le secrétaire national du Parti de gauche, Alexis Corbière: les JNR, acronyme de Jeunesses nationalistes révolutionnaires.
Alors que le premier ministre Jean-Marc Ayrault a demandé la dissolution du groupe, les JNR démentent toute implication dans le drame, par la voix de leur leader, Serge Ayoub. Ce dernier qui dès jeudi déclarait au Figaro avoir «la certitude absolue» qu'aucun des membres n'est impliqué, affirmant avoir personnellement vérifié auprès de chacun d'eux.
Composés d'une trentaine de membres, tous skinheads au style très musclé, vêtus de noir, pour certains d'entre eux aux tatouages impressionnants, les JNR sont âgés d'environ une quarantaine d'années. Leur devise est «croire, combattre, obéir», et on peut les voir défiler chaque année (le deuxième weekend de mai), dans un style très martial, en rang et au pas, rue de Rivoli, à Paris, aux côtés de divers groupes d'extrême droite radicale.
Les JNR sont la fidèle garde de Serge Ayoub, surnommé Batskin, ancien leader des skinheads parisiens, aujourd'hui à la tête d'un mouvement d'extrême droite, Troisième voie. Les JNR sont considérées par ce dernier comme «l'élite» de ses troupes, qui, plus prosaïquement, jouent le rôle de service d'ordre de Troisième voie. Les dirigeants du mouvement estiment que cette présence physique imposante a un effet disuasif sur des éventuels attaques ou débordements. On avait ainsi pu les voir à l'œuvre, le 12 mai dernier, lors de l'action des Femen, qui s'étaient exhibées au balcon d'un hôtel surplombant la grande manifestation annuelle de l'extrême droite radicale.
Le Figaro
