Le groupe Microsoft a confirmé mardi qu'un groupe de pirates informatiques exploitait une faille de son logiciel Windows. Ils sont soupçonnés de mener des attaques contre des cibles politiques.
C'est son rival Google qui avait rendu publiques lundi ces informations : le groupe américain Microsoft a confirmé mardi qu'une vulnérabilité de son logiciel Windows était exploitée par des pirates informatiques. Ce groupe de hackers, que Microsoft appelle "Strontium", a lancé une campagne d'attaques par hameçonnage visant des cibles politiques spécifiques, notamment des agences gouvernementales ou des institutions diplomatiques et militaires, écrit Terry Myerson, vice-président de Microsoft en charge notamment de Windows, sur un blog officiel du groupe.
Microsoft décrit Strontium comme ayant les caractéristiques des groupes de pirates ayant le soutien d'un Etat, sans préciser lequel. Ce groupe, qui a aussi été baptisé d'une série d'autres noms, est toutefois généralement décrit par les experts en cybersécurité comme une opération de piratage sophistiquée ayant des liens avec la Russie. Il est notamment soupçonné de piratages ayant visé récemment les serveurs du parti démocrate. La direction du renseignement américain (ODNI) avait dénoncé au début du mois une tentative de Moscou d'"interférer dans le processus électoral américain". Le Kremlin avait répliqué en qualifiant ces accusations de "foutaise".
Terry Myerson a critiqué le fait que son rival Google n'ait pas attendu que le problème soit résolu pour le rendre public.
Notre gouvernement a équipé tous les ordinateurs de notre ministère de la Défense avec Microsoft
Y'a pas de raison qu'il n'y ait que les américains pour hacker nos données sensibles
