Pauvres canards
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looping
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Pauvres canards
Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
Il vaut mieux se laver les dents dans un verre à pied , que les pieds dans un verre à dents
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Re: Pauvres canards
moi ce que je trouve formidable, c'est qu'il y a une semaine, pendant les fêtes de fin d'année donc, aucun problème tout est sous contrôle.
et PAF ! la semaine d'après, c'est l'épidémie totale et il faut flinguer des millions de palmipèdes. super mauvais le nouvel an cette année ...
si l'élevage et la production de foie gras consiste désormais à élever toute une population pour la flinguer une fois les fêtes passées, on a franchi une nouvelle marche dans la triste et riche histoire de la bêtise humaine.
le foi gras c'était mieux avant.
et PAF ! la semaine d'après, c'est l'épidémie totale et il faut flinguer des millions de palmipèdes. super mauvais le nouvel an cette année ...
si l'élevage et la production de foie gras consiste désormais à élever toute une population pour la flinguer une fois les fêtes passées, on a franchi une nouvelle marche dans la triste et riche histoire de la bêtise humaine.
le foi gras c'était mieux avant.
le chômage n'augmente pas, il y a un manque d'emploi.
Muriel Penicaud ministre du travail. France-Inter le 30/07/2018.
"y a pas que les bonbons qui font tomber les dents" célèbre citation de la BAC nantaise.
Muriel Penicaud ministre du travail. France-Inter le 30/07/2018.
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- le chimple
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Re: Pauvres canards
J'espère que c'est juste de la provoc ...looping a écrit : Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
Ca me rappelle quand même un certain fou qui promettait ce genre de traitement aux fadas , aux handicapés mentaux et physiques
aux tziganes et aux homos .......
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: Pauvres canards
Tout est fait à l'envers comme d'hab !
les volailles de basse cour - élevées avec des aliments bourrés de médocs - sont fragilisés et donc attrapent des saletés lors du passage des oiseaux migrateurs .
au lieu de repenser l'élevage mais non on va les abattre et recommencer ..
monde du fric de bouffe de m**
les volailles de basse cour - élevées avec des aliments bourrés de médocs - sont fragilisés et donc attrapent des saletés lors du passage des oiseaux migrateurs .
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http://i86.servimg.com/u/f86/16/39/51/81/dictat10.jpg
"Les prophètes font parler Dieu, comme un ventriloque fait parler sa marionnette" P. Gripari.
"Ce n'est pas parce que l'on n'est pas d'accord avec l'autre qu'on a raison "
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Re: Pauvres canards
looping a écrit : Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
bien sûr c'est d ela provoc mais au fond nous aussi ( enfin vous qui bouffez de la viande ) vous avalez aussi les aliments bourrés de saletés ( antibiotiques ) qui fragilisent les défenses des animaux ; donc à la longue vous aussile chimple a écrit : J'espère que c'est juste de la provoc ...
Ca me rappelle quand même un certain fou qui promettait ce genre de traitement aux fadas , aux handicapés mentaux et physiques
aux tziganes et aux homos .......
alors ce que dit looping indirectement est juste ..on abat les plus faibles des humains aussi
mais boycottez le foie gras ..m** votre petit plaisir égoïste est à vomir
Modifié en dernier par Allora le 05 janvier 2017 20:12, modifié 1 fois.
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Re: Pauvres canards
Ouf, ma grippe est passée. J'ai échappé à la fureur de notre nouveau Robespierre !looping a écrit : Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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looping
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Re: Pauvres canards
le chimple a écrit :J'espère que c'est juste de la provoc ...looping a écrit : Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
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Pourquoi,t'as la grippe mon mignon ?
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Re: Pauvres canards
Victor a écrit :Ouf, ma grippe est passée. J'ai échappé à la fureur de notre nouveau Robespierre !looping a écrit : Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
Je ne fais qu'appliquer le programme du sieur Fillon , mon libéral !
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Re: Pauvres canards
Tu délires un peu Allora ... Tu n'aurais pas un peu de fièvre ?Allora a écrit : Tout est fait à l'envers comme d'hab !
les volailles de basse cour - élevées avec des aliments bourrés de médocs - sont fragilisés et donc attrapent des saletés lors du passage des oiseaux migrateurs .
au lieu de repenser l'élevage mais non on va les abattre et recommencer ..
Tu ne crois pas que c'est tout simplement une question de promiscuité des animaux dans les élevages ?
En fait, c'est comme les humains dans le métro ...
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: Pauvres canards
On nage dans la connerie et dans le mensonge... La peur est une arme vraiment efficace...
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Re: Pauvres canards
ça va merciVictor a écrit :
Tu délires un peu Allora ... Tu n'aurais pas un peu de fièvre ?
Tu ne crois pas que c'est tout simplement une question de promiscuité des animaux dans les élevages ?
En fait, c'est comme les humains dans le métro ...
Il y a ça aussi ..la promiscuité bien sûr
mais j'ai assez lu sur le sujet pour te dire que l'alimentation pleine d'antibiotiques ne permet plus aux volatiles
de se protéger...
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Re: Pauvres canards
Ta tête sur un pique, ce sera pour le grand soir..Victor a écrit :Ouf, ma grippe est passée. J'ai échappé à la fureur de notre nouveau Robespierre !looping a écrit : Ils partent par million à l'abattoir pour cause de grippe aviaire . Je pense qu'il faudrait faire pareil avec les gens qui ont la grippe , les abattre et leur famille aussi . En plus ça couterai moins cher à la sécu !
Un peu de patience.....
Lion a écrit :
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Re: Pauvres canards
Le pire c'est le saumon , c'est tellement bourré d'antibiotiques , que bientôt il faudra acheter ce poisson en pharmacie avec une ordonnance !
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Re: Pauvres canards
Il faut voir le bon côté des choses. Le jour où tu auras besoin d'antibiotiques, pas besoin d'aller à la pharmacie, mange plutôt un pavé de saumon ou un magret de canard, tu auras la même dose!looping a écrit : Le pire c'est le saumon , c'est tellement bourré d'antibiotiques , que bientôt il faudra acheter ce poisson en pharmacie avec une ordonnance !
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Re: Pauvres canards
Les éleveurs de canards parlent de «coup de massue» suite à la décision d'abattre un million de canards pour tenter d'endiguer le virus H5N8.
«Un coup de massue», une «catastrophe» : les éleveurs de canards frappés par un nouveau virus fulgurant de grippe aviaire étaient sous le choc jeudi, au lancement d'une nouvelle campagne d'abattage massif de volailles dans 150 communes du Sud-Ouest.
À Auch, devant la préfecture du Gers, département le plus durement touché par l'épizootie, quelques dizaines d'éleveurs et de chasseurs, réunis sous une bannière dénonçant la «mort de la filière», ont manifesté leur désarroi face à l'incertitude, tout à la fois engourdis par le froid et abasourdis par l'annonce de cette campagne, la veille, par le ministère de l'Agriculture.
Un abattage préventif d'un million de canards:
«C'est un coup de massue», a fustigé Jean-Michel Duffau, gérant d'une coopérative à Riguepeu (Gers), qui va devoir recourir au chômage partiel pour ses 60 salariés. «Le gros problème, c'est qu'à ce jour, on ne sait pas du tout quand on va pouvoir reprendre». Depuis un mois, les cas de grippe aviaire ne cessent de grimper. Jeudi après-midi, le nombre de foyers confirmés était passé à 95, principalement dans des élevages du Sud-Ouest, et cinq cas dans la faune sauvage.
Le virus H5N8 qui se propage de façon fulgurante depuis fin novembre dans l'Hexagone est classé «hautement pathogène». Il est «nettement plus meurtrier» que la souche H5N1 de fin 2015, selon Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'INRA.
Plus de 300 000 canards ont déjà été abattus dans les zones infectées. Mais face à l'ampleur de la crise, le ministère de l'Agriculture a décrété l'abattage d'un million de palmipèdes élevés en plein air et prêts à gaver dans l'espoir d'endiguer l'épidémie. C'est la première fois qu'un abattage massif préventif est décidé. Lors de la précédente crise, un vide sanitaire consistant en un dépeuplement progressif des élevages avait été mené de janvier à mai 2016.
«On est dans le flou le plus total»
Jusqu'au 20 janvier, «les abattages préventifs de palmipèdes peuvent être ordonnés» dans 150 communes au total, selon l'arrêté paru jeudi au Journal officiel. Sont concernées 88 communes du Gers, qui concentre plus de la moitié des foyers, mais aussi 53 communes des Landes, six des Hautes-Pyrénées et trois des Pyrénées-Atlantiques.
«Un abattage qui va durer dix jours, plus un vide sanitaire qui va durer un mois, peut-être plus, le temps de remettre des canetons en place pour avoir des canards en gavage, ce ne sera pas fini avant fin juin», a expliqué Philippe Baron, président de l'Association gersoise pour la promotion du foie gras. «On est dans le flou le plus total», «il y a des gens qui ont envie de quitter le métier», a-t-il ajouté au sortir d'un comité de suivi à la préfecture d'Auch qui a provoqué des conversations très animées parmi les manifestants.
Les éleveurs révoltés:
«Le gouvernement a pris des décisions terribles pour nos éleveurs, mais probablement les seules qu'il faille prendre si on veut faire redémarrer cette filière», a estimé, au sein de la manifestation, Philippe Martin, président PS du conseil départemental et député du Gers. Pour Christian Candelon, éleveur de canards prêts à gaver à Castillon-Debats (Gers), «la filière est plus qu'en danger». «Aujourd'hui, c'est la seule solution» car «on a laissé pourrir la situation», a-t-il dénoncé. «Si on avait réagi un mois plus tôt, au lieu d'abattre un million de canards, on en aurait abattu 100 000».
«Ce soir, quand je rentrerai dans mon village, il n'y aura plus un seul canard. Ils les auront tous abattus», a déploré Isabelle Daugreilh, gaveuse depuis 35 ans à Montgaillard (Landes). «C'est catastrophique pour nous, je n'ai plus de revenus jusqu'à la reprise». «On ne sait pas où on va, parce qu'on ne sait pas jusqu'à quand ça va durer, donc financièrement, on est très mal», a renchéri Sylvie Caussade, éleveuse-gaveuse à Ossun (Hautes-Pyrénées), qui avait déjà dû abattre 880 canards le 10 décembre, «une catastrophe».
Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG), qui représente les éleveurs et industriels de la filière foie gras, «craint des pertes considérables» de l'ordre de 75 à 80 millions d'euros en comptant le coût de l'abattage et celui du vide sanitaire qui suivra.
Pourquoi le virus prospère-t-il dans le Sud-Ouest ?
Située sur une route de migration des oiseaux sauvages, la Gascogne concentre l'essentiel de la production de canards gras en France. Quelque 3 000 élevages sont situés dans le sud-ouest de l'Hexagone, selon le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG), qui représente les éleveurs et les industriels de la filière foie gras.
Sur 29 millions de canards gras élevés en 2016, 40% venaient des Landes et 15% du Gers, précise sa déléguée générale, Marie-Pierre Pé. La zone où se concentrent actuellement les foyers infectieux, aux confins du Gers et des Landes, se caractérise par son humidité, qui favorise la propagation de l'épizootie. L'abattage préventif -ou «euthanasie préventive»- d'au moins 800 000 palmipèdes, imposé dans 150 communes, une première, a pour but de "casser le cycle du virus": sans oiseaux dans son entourage, il ne pourra plus se multiplier et finira par disparaître.
Les méthodes d'élevage en cause ?
L'élevage de canards dans le Sud-Ouest est organisé autour de filières intégrées. Par exemple, la coopérative Maïsadour assure sa production d'un bout à l'autre, des fermes de reproduction jusqu'aux boîtes de conserve de foie gras, en passant par les couvoirs, les élevages de poussins, les éleveurs en parcours extérieur, les éleveurs-gaveurs, les abattoirs et la transformation.
Mais chaque opération se fait sur des sites différents, obligeant à transporter les animaux à chaque étape, d'un département à l'autre parfois. «Il faut voir les routes du Sud-Ouest, pleines de camions de canards qui circulent dans tous les sens», raconte un agriculteur. Pour la Confédération paysanne (classée à gauche), c'est «l'industrialisation de la production» qui «provoque et amplifie les crises sanitaires», à cause de ces «filières ultra segmentées où se multiplient les énormes structures qui usent et abusent des transports sur des centaines, voire des milliers de kilomètres».
Le président de la Coordination rurale (classée à droite), Bernard Lannes, estime aussi que «la filière industrielle fait progresser le risque». Mais il juge que le risque vient d'abord des oiseaux migrateurs. Une thèse partagée par Xavier Beulin, patron de la FNSEA (syndicat majoritaire), qui affirme que «l'origine du virus est portée par la faune sauvage et les oiseaux migrateurs».
Des mesures d'hygiènes négligées ?
Le retour de la grippe aviaire en France fin 2015 a poussé les pouvoirs publics à durcir les règles d'hygiène. Beaucoup d'investissements ont été réalisés, mais ce n'est pas suffisant. «Un certain nombre de foyers auraient pu être évités si les pratiques avaient été appliquées complètement», a expliqué le ministère de l'Agriculture. Or, les premières enquêtes épidémiologiques, réalisées depuis décembre dernier, ont indiqué que «les règles de biosécurité n'étaient pas effectives partout».
Pour Xavier Beulin, la méthode mise en place en 2016 a été «très efficace» pour réagir rapidement, mais «il va falloir la revisiter sur le volet prévention des risques». Le CIFOG, qui juge que «cela a bien fonctionné», en tient «pour preuve» qu'aucune des analyses réalisées depuis le début de la nouvelle épizootie n'a retrouvé la souche H5N1 qui a sévi l'an dernier.
Les humains comme facteurs:
Hélas le virus H5N8 est encore plus redoutable, avec des taux de mortalité de 20 à 30% dans certains élevages de canards, décimés par des symptômes nerveux très importants et des myocardies, inflammations du coeur visibles à l'autopsie alors que le virus de l'an dernier n'était pas mortel immédiatement. Ce qui explique la décision d'abattages préventifs. Tous ceux qui s'approchent d'un animal infecté peuvent emporter et disséminer le virus. Chauffeurs de camions, ramasseurs de volaille, vétérinaires, il suffit d'une plume ou d'une fiente, sur une blouse, une chaussure ou une roue.
Au ministère de l'Agriculture, on cite l'exemple d'un éleveur du Sud-Ouest qui a découvert beaucoup de canards morts dans son élevage en décembre 2016 et qui a fait venir un membre de sa famille, lui-même éleveur, pour constater les dégâts. Une semaine plus tard, les canards de ce deuxième éleveur étaient morts.
Source:Le Parisien.
«Un coup de massue», une «catastrophe» : les éleveurs de canards frappés par un nouveau virus fulgurant de grippe aviaire étaient sous le choc jeudi, au lancement d'une nouvelle campagne d'abattage massif de volailles dans 150 communes du Sud-Ouest.
À Auch, devant la préfecture du Gers, département le plus durement touché par l'épizootie, quelques dizaines d'éleveurs et de chasseurs, réunis sous une bannière dénonçant la «mort de la filière», ont manifesté leur désarroi face à l'incertitude, tout à la fois engourdis par le froid et abasourdis par l'annonce de cette campagne, la veille, par le ministère de l'Agriculture.
Un abattage préventif d'un million de canards:
«C'est un coup de massue», a fustigé Jean-Michel Duffau, gérant d'une coopérative à Riguepeu (Gers), qui va devoir recourir au chômage partiel pour ses 60 salariés. «Le gros problème, c'est qu'à ce jour, on ne sait pas du tout quand on va pouvoir reprendre». Depuis un mois, les cas de grippe aviaire ne cessent de grimper. Jeudi après-midi, le nombre de foyers confirmés était passé à 95, principalement dans des élevages du Sud-Ouest, et cinq cas dans la faune sauvage.
Le virus H5N8 qui se propage de façon fulgurante depuis fin novembre dans l'Hexagone est classé «hautement pathogène». Il est «nettement plus meurtrier» que la souche H5N1 de fin 2015, selon Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'INRA.
Plus de 300 000 canards ont déjà été abattus dans les zones infectées. Mais face à l'ampleur de la crise, le ministère de l'Agriculture a décrété l'abattage d'un million de palmipèdes élevés en plein air et prêts à gaver dans l'espoir d'endiguer l'épidémie. C'est la première fois qu'un abattage massif préventif est décidé. Lors de la précédente crise, un vide sanitaire consistant en un dépeuplement progressif des élevages avait été mené de janvier à mai 2016.
«On est dans le flou le plus total»
Jusqu'au 20 janvier, «les abattages préventifs de palmipèdes peuvent être ordonnés» dans 150 communes au total, selon l'arrêté paru jeudi au Journal officiel. Sont concernées 88 communes du Gers, qui concentre plus de la moitié des foyers, mais aussi 53 communes des Landes, six des Hautes-Pyrénées et trois des Pyrénées-Atlantiques.
«Un abattage qui va durer dix jours, plus un vide sanitaire qui va durer un mois, peut-être plus, le temps de remettre des canetons en place pour avoir des canards en gavage, ce ne sera pas fini avant fin juin», a expliqué Philippe Baron, président de l'Association gersoise pour la promotion du foie gras. «On est dans le flou le plus total», «il y a des gens qui ont envie de quitter le métier», a-t-il ajouté au sortir d'un comité de suivi à la préfecture d'Auch qui a provoqué des conversations très animées parmi les manifestants.
Les éleveurs révoltés:
«Le gouvernement a pris des décisions terribles pour nos éleveurs, mais probablement les seules qu'il faille prendre si on veut faire redémarrer cette filière», a estimé, au sein de la manifestation, Philippe Martin, président PS du conseil départemental et député du Gers. Pour Christian Candelon, éleveur de canards prêts à gaver à Castillon-Debats (Gers), «la filière est plus qu'en danger». «Aujourd'hui, c'est la seule solution» car «on a laissé pourrir la situation», a-t-il dénoncé. «Si on avait réagi un mois plus tôt, au lieu d'abattre un million de canards, on en aurait abattu 100 000».
«Ce soir, quand je rentrerai dans mon village, il n'y aura plus un seul canard. Ils les auront tous abattus», a déploré Isabelle Daugreilh, gaveuse depuis 35 ans à Montgaillard (Landes). «C'est catastrophique pour nous, je n'ai plus de revenus jusqu'à la reprise». «On ne sait pas où on va, parce qu'on ne sait pas jusqu'à quand ça va durer, donc financièrement, on est très mal», a renchéri Sylvie Caussade, éleveuse-gaveuse à Ossun (Hautes-Pyrénées), qui avait déjà dû abattre 880 canards le 10 décembre, «une catastrophe».
Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG), qui représente les éleveurs et industriels de la filière foie gras, «craint des pertes considérables» de l'ordre de 75 à 80 millions d'euros en comptant le coût de l'abattage et celui du vide sanitaire qui suivra.
Pourquoi le virus prospère-t-il dans le Sud-Ouest ?
Située sur une route de migration des oiseaux sauvages, la Gascogne concentre l'essentiel de la production de canards gras en France. Quelque 3 000 élevages sont situés dans le sud-ouest de l'Hexagone, selon le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG), qui représente les éleveurs et les industriels de la filière foie gras.
Sur 29 millions de canards gras élevés en 2016, 40% venaient des Landes et 15% du Gers, précise sa déléguée générale, Marie-Pierre Pé. La zone où se concentrent actuellement les foyers infectieux, aux confins du Gers et des Landes, se caractérise par son humidité, qui favorise la propagation de l'épizootie. L'abattage préventif -ou «euthanasie préventive»- d'au moins 800 000 palmipèdes, imposé dans 150 communes, une première, a pour but de "casser le cycle du virus": sans oiseaux dans son entourage, il ne pourra plus se multiplier et finira par disparaître.
Les méthodes d'élevage en cause ?
L'élevage de canards dans le Sud-Ouest est organisé autour de filières intégrées. Par exemple, la coopérative Maïsadour assure sa production d'un bout à l'autre, des fermes de reproduction jusqu'aux boîtes de conserve de foie gras, en passant par les couvoirs, les élevages de poussins, les éleveurs en parcours extérieur, les éleveurs-gaveurs, les abattoirs et la transformation.
Mais chaque opération se fait sur des sites différents, obligeant à transporter les animaux à chaque étape, d'un département à l'autre parfois. «Il faut voir les routes du Sud-Ouest, pleines de camions de canards qui circulent dans tous les sens», raconte un agriculteur. Pour la Confédération paysanne (classée à gauche), c'est «l'industrialisation de la production» qui «provoque et amplifie les crises sanitaires», à cause de ces «filières ultra segmentées où se multiplient les énormes structures qui usent et abusent des transports sur des centaines, voire des milliers de kilomètres».
Le président de la Coordination rurale (classée à droite), Bernard Lannes, estime aussi que «la filière industrielle fait progresser le risque». Mais il juge que le risque vient d'abord des oiseaux migrateurs. Une thèse partagée par Xavier Beulin, patron de la FNSEA (syndicat majoritaire), qui affirme que «l'origine du virus est portée par la faune sauvage et les oiseaux migrateurs».
Des mesures d'hygiènes négligées ?
Le retour de la grippe aviaire en France fin 2015 a poussé les pouvoirs publics à durcir les règles d'hygiène. Beaucoup d'investissements ont été réalisés, mais ce n'est pas suffisant. «Un certain nombre de foyers auraient pu être évités si les pratiques avaient été appliquées complètement», a expliqué le ministère de l'Agriculture. Or, les premières enquêtes épidémiologiques, réalisées depuis décembre dernier, ont indiqué que «les règles de biosécurité n'étaient pas effectives partout».
Pour Xavier Beulin, la méthode mise en place en 2016 a été «très efficace» pour réagir rapidement, mais «il va falloir la revisiter sur le volet prévention des risques». Le CIFOG, qui juge que «cela a bien fonctionné», en tient «pour preuve» qu'aucune des analyses réalisées depuis le début de la nouvelle épizootie n'a retrouvé la souche H5N1 qui a sévi l'an dernier.
Les humains comme facteurs:
Hélas le virus H5N8 est encore plus redoutable, avec des taux de mortalité de 20 à 30% dans certains élevages de canards, décimés par des symptômes nerveux très importants et des myocardies, inflammations du coeur visibles à l'autopsie alors que le virus de l'an dernier n'était pas mortel immédiatement. Ce qui explique la décision d'abattages préventifs. Tous ceux qui s'approchent d'un animal infecté peuvent emporter et disséminer le virus. Chauffeurs de camions, ramasseurs de volaille, vétérinaires, il suffit d'une plume ou d'une fiente, sur une blouse, une chaussure ou une roue.
Au ministère de l'Agriculture, on cite l'exemple d'un éleveur du Sud-Ouest qui a découvert beaucoup de canards morts dans son élevage en décembre 2016 et qui a fait venir un membre de sa famille, lui-même éleveur, pour constater les dégâts. Une semaine plus tard, les canards de ce deuxième éleveur étaient morts.
Source:Le Parisien.
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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