1995-2017, 22 ans de commémoration pour ne pas oublier que la bête ne meurt jamais.
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et oui, ne pas oublier, même quand on vous dit que cela n'a jamais existé!Le 1er mai 1995, alors que le défilé du Front national en l’honneur de Jeanne d’Arc se déroulait sur la rive gauche de la Seine au pas de 12 000 supporteurs de Jean-Marie Le Pen, un groupe de quatre hommes « au look skinhead » s’étaient détachés de la masse des militants d’extrême droite pour se diriger vers les quais. Quelques instants plus tard, Brahim Bouarram tombait à l’eau après une courte altercation avec l’un d’entre eux. La Seine étant en crue ce jour-là, et, ne sachant pas nager, le jeune Marocain mourait noyé.
Les quatre skinheads, venus de Reims par des cars affrétés pour l’occasion, avaient assuré ne pas être membres du Front national. Deux d’entre eux avaient pourtant participé à la sécurité de plusieurs meetings du parti. Mickaël Fréminet fut condamné, le 15 mai 1998, à huit ans de prison pour le meurtre de M. Bouarram, tandis que ses trois comparses étaient condamnés à des peines moins lourdes pour non-assistance à personne en danger.
Depuis, Brahim Bouarram est devenu un symbole de la lutte contre le racisme. En 2003, Bertrand Delanoë, alors maire de Paris, avait fait poser une plaque commémorative sur le lieu de sa mort.
Un enfant de 9 ans a perdu son père ce jour là.Pendant ce temps, Jean-Marie Le Pen déposait une gerbe devant la statue de Jeanne d’Arc. Dans son discours, il s’en est notamment pris au candidat d’En marche !, qui s’était rendu dimanche au Mémorial de la Shoah : « Emmanuel Macron a fait la tournée des cimetières, c’est un mauvais présage pour lui. » En 1995, celui qui était président du FN avait minimisé l’agression qui a entraîné la noyade de Brahim Bouarram, y voyant même une manipulation et une provocation contre son parti.
