4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

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Crapulax
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4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par Crapulax »

Lassées par les grèves à répétition des contrôleurs aériens français, quatre compagnies européennes ont annoncé mardi avoir déposé plainte auprès de l'Union européenne.

À force de faire grève, les contrôleurs aériens français se sont attiré les foudres des compagnies aériennes européennes. Quatre d'entre elles ont décidé de porter plainte contre la France auprès de l'Union européenne, estimant dans un communiqué commun diffusé mardi que les restrictions de survol du territoire en période de grève constituaient une violation du principe de liberté de mouvement à l'intérieur de l'Union. Les britanniques IAG et easyJet, l'irlandais Ryanair et le hongrois Wizz Air considèrent que la France ne respecte pas la loi européenne en interdisant aux avions de survoler son territoire lors des grèves de contrôleurs.

La France est en effet la championne européenne de la grève des contrôleurs aériens. Lorsque ces derniers n'officient pas, les vols nationaux ainsi que ceux qui survolent simplement le territoire sont paralysés. C'est ce dernier point qui provoque la colère des compagnies aériennes, ainsi que le déplore Michael O'Leary, DG de Ryanair: «Quand il y a des grèves de contrôleurs aériens en Grèce et en Italie, les vols au-dessus du pays se déroulent normalement. Pourquoi la France ne fait-elle pas pareil?», s'étonne-t-il. Willie Walsh, directeur général d'IAG (British Airways & Iberia), abonde en ce sens auprès de l'AFP: «Ce ne sont pas seulement les clients partant ou arrivant en France qui sont affectés durant les grèves des contrôleurs aériens français. Les passagers sur des lignes qui traversent la France, en particulier les espaces aériens au-dessus de Marseille et la Méditerranée sont aussi sujets à d'importants retards et perturbations».

Les contrôleurs aériens français au cœur du problème:

Sans aller jusqu'à contester le droit de grève, les transporteurs soulignent que lesdites grèves ont été quatre fois plus fréquentes en France ces trois derniers mois que l'an dernier à la même période. Ryanair, dans son dernier compte-rendu trimestriel, publié la veille, considère au chapitre «contrôle aérien» les Français comme les «pires nuisances» dans le secteur: les grèves sur 9 des 13 week-ends d'avril, mai et juin 2018 ont mené à «des milliers de vols annulés» pour la seule compagnie irlandaise.

Dans leur communiqué, les quatre compagnies avancent deux chiffres accablants: 16.000 vols auraient été perturbés au premier semestre par ces grèves selon Eurocontrol, l'organisme européen assurant la sécurité du trafic aérien, pour 2 millions de passagers affectés. Elles s'appuient également sur le récent rapport du Sénat mettant en cause la France dans un tiers des retards aériens en Europe. Ces compagnies aériennes espèrent obtenir gain de cause au même titre que l'Espagne, qui en 1997 avait attaqué l'Hexagone pour obstruction de ses exportations de fruits et légumes dans l'UE, violant le principe de libre circulation en vigueur dans l'Union.

De son côté Ryanair, qui juge «inacceptable» la fréquence à laquelle les cieux français sont fermés, indique dans son rapport de lundi avoir initié avec Airlines for Europe (association défendant les intérêts des principales compagnies européennes) une procédure afin que ce soit un organe de la Commission européenne qui prenne le contrôle de l'espace aérien de haute altitude sur le continent, pour pallier les déficiences aux niveaux nationaux.


Source:Le Figaro.
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Re: 4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par vincent »

Crapulax a écrit : Lassées par les grèves à répétition des contrôleurs aériens français, quatre compagnies européennes ont annoncé mardi avoir déposé plainte auprès de l'Union européenne.

je crois qu' ils font du préventif , ils ont peur que Macron touche a leur caste

De Challenge 2017

À force de faire grève, les contrôleurs aériens français se sont attiré les foudres des compagnies aériennes européennes. Quatre d'entre elles ont décidé de porter plainte contre la France auprès de l'Union européenne, estimant dans un communiqué commun diffusé mardi que les restrictions de survol du territoire en période de grève constituaient une violation du principe de liberté de mouvement à l'intérieur de l'Union. Les britanniques IAG et easyJet, l'irlandais Ryanair et le hongrois Wizz Air considèrent que la France ne respecte pas la loi européenne en interdisant aux avions de survoler son territoire lors des grèves de contrôleurs.

La France est en effet la championne européenne de la grève des contrôleurs aériens. Lorsque ces derniers n'officient pas, les vols nationaux ainsi que ceux qui survolent simplement le territoire sont paralysés. C'est ce dernier point qui provoque la colère des compagnies aériennes, ainsi que le déplore Michael O'Leary, DG de Ryanair: «Quand il y a des grèves de contrôleurs aériens en Grèce et en Italie, les vols au-dessus du pays se déroulent normalement. Pourquoi la France ne fait-elle pas pareil?», s'étonne-t-il. Willie Walsh, directeur général d'IAG (British Airways & Iberia), abonde en ce sens auprès de l'AFP: «Ce ne sont pas seulement les clients partant ou arrivant en France qui sont affectés durant les grèves des contrôleurs aériens français. Les passagers sur des lignes qui traversent la France, en particulier les espaces aériens au-dessus de Marseille et la Méditerranée sont aussi sujets à d'importants retards et perturbations».

Les contrôleurs aériens français au cœur du problème:

Sans aller jusqu'à contester le droit de grève, les transporteurs soulignent que lesdites grèves ont été quatre fois plus fréquentes en France ces trois derniers mois que l'an dernier à la même période. Ryanair, dans son dernier compte-rendu trimestriel, publié la veille, considère au chapitre «contrôle aérien» les Français comme les «pires nuisances» dans le secteur: les grèves sur 9 des 13 week-ends d'avril, mai et juin 2018 ont mené à «des milliers de vols annulés» pour la seule compagnie irlandaise.

Dans leur communiqué, les quatre compagnies avancent deux chiffres accablants: 16.000 vols auraient été perturbés au premier semestre par ces grèves selon Eurocontrol, l'organisme européen assurant la sécurité du trafic aérien, pour 2 millions de passagers affectés. Elles s'appuient également sur le récent rapport du Sénat mettant en cause la France dans un tiers des retards aériens en Europe. Ces compagnies aériennes espèrent obtenir gain de cause au même titre que l'Espagne, qui en 1997 avait attaqué l'Hexagone pour obstruction de ses exportations de fruits et légumes dans l'UE, violant le principe de libre circulation en vigueur dans l'Union.

De son côté Ryanair, qui juge «inacceptable» la fréquence à laquelle les cieux français sont fermés, indique dans son rapport de lundi avoir initié avec Airlines for Europe (association défendant les intérêts des principales compagnies européennes) une procédure afin que ce soit un organe de la Commission européenne qui prenne le contrôle de l'espace aérien de haute altitude sur le continent, pour pallier les déficiences aux niveaux nationaux.


Source:Le Figaro.


Triste record : en 2016, la France est restée la championne d’Europe des jours de grève du contrôle aérien. Les 3.900 aiguilleurs du ciel attachés à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) ont été à l’origine de plus de 30% des 41 jours d’arrêt de travail accumulés dans la zone européenne. Cela fait hurler Michael O’Leary, le patron provocateur de Ryanair qui exige « la suppression du droit de grève pour les contrôleurs français ». Mais fait râler aussi les dirigeants des compagnies traditionnelles : « Une journée de grève ATC [Air Trafic Control] nous coûte entre 1 et 10 millions d’euros selon les retards ou les annulations, rappelait fin janvier Catherine Jude, directrice du contrôle des opérations d’Air France. Comme la DGAC ne connaît jamais à l’avance le nombre de grévistes, elle demande aux compagnies de réduire les programmes de 30 à 50%, même si le jour J, tous les contrôleurs sont à leur poste. » Mais les voyageurs, cloués au sol.

Une caste d’intouchables
Pas étonnant que ces ingénieurs bénéficiant du statut d’agent de la fonction publique soient considérés - y compris au sein de leur puissante administration - comme « les cheminots du XXIe siècle ». Comprendre une caste d’intouchables au statut très particulier. « Les pouvoirs publics préfèrent acheter la paix sociale, regrette ce patron d’une fédération de l’aviation civile, et laissent tranquille la DGAC dont le budget est financé par les compagnies et les passagers via les taxes et les redevances. » En 2010, la Cour des comptes avait jugé l’organisation du travail des aiguilleurs du ciel « opaque » et posant des « problèmes de productivité et de sécurité ». Dans un nouvel opus, le 8 février, les rapporteurs financiers dénoncent le coût démesuré de l’action sociale (loisirs, sports et restauration) allouée aux agents de la DGAC. A savoir 1.208 euros en moyenne par personne, contre 400 euros, par exemple, au ministère de l’Intérieur !

Pour leur défense, les contrôleurs français avancent qu’ils ont un métier stressant (travail en continu, horaires variables, partiellement nocturnes…) et qu’ils sont payés de 30 à 50% de moins que leurs homologues espagnols, allemands ou suisses. C’est vrai : le revenu de ces fonctionnaires sortis de l’Ecole nationale de l’aviation civile (équivalent d’un bac +5) est de 3.100 euros en moyenne. Mais peut doubler grâce aux primes et selon le site d’activité. A Roissy, par exemple, les salaires mensuels démarrent à 5.500 euros net et vont jusqu’à 9.000.

En revanche, les aiguilleurs du ciel français travaillent nettement moins que leurs homologues européens. En tenant compte de leurs jours de congé et de repos (97 jours), la Cour des comptes évaluait leur travail effectif annuel à 84 jours ! « Ils ont des vacations de 155 jours », assure Eric Héraud, porte-parole de l’administration publique. La différence serait due à la disparition du système des « clairances ». Ces absences non déclarées et autorisées par les chefs d’équipe les jours de faible activité. « Les contrôleurs doivent désormais pointer, mais c’est encore le bazar dans certaines tours de contrôle », observe ce patron de compagnie aérienne, pestant contre le doublement des retards moyens par vol enregistré l’an dernier.
oups
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Re: 4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par oups »

C'est bien la transparence , afin d'eviter aux gens de glander officieusement , la glandouille officielle est instituee :(
Ca evite les cas de conscience aux pov' glandeurs et a leurs chefs glandeurs ........ putain , on les cherche les problemes :twisted:
vivarais
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Re: 4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par vivarais »

le droit de grève est reconnu par la constitution et les lois internationales
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Re: 4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par oups »

vivarais a écrit : le droit de grève est reconnu par la constitution et les lois internationales
Tant pis :(
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Re: 4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par vivarais »

vincent a écrit :
Crapulax a écrit : Lassées par les grèves à répétition des contrôleurs aériens français, quatre compagnies européennes ont annoncé mardi avoir déposé plainte auprès de l'Union européenne.

je crois qu' ils font du préventif , ils ont peur que Macron touche a leur caste

De Challenge 2017

À force de faire grève, les contrôleurs aériens français se sont attiré les foudres des compagnies aériennes européennes. Quatre d'entre elles ont décidé de porter plainte contre la France auprès de l'Union européenne, estimant dans un communiqué commun diffusé mardi que les restrictions de survol du territoire en période de grève constituaient une violation du principe de liberté de mouvement à l'intérieur de l'Union. Les britanniques IAG et easyJet, l'irlandais Ryanair et le hongrois Wizz Air considèrent que la France ne respecte pas la loi européenne en interdisant aux avions de survoler son territoire lors des grèves de contrôleurs.

La France est en effet la championne européenne de la grève des contrôleurs aériens. Lorsque ces derniers n'officient pas, les vols nationaux ainsi que ceux qui survolent simplement le territoire sont paralysés. C'est ce dernier point qui provoque la colère des compagnies aériennes, ainsi que le déplore Michael O'Leary, DG de Ryanair: «Quand il y a des grèves de contrôleurs aériens en Grèce et en Italie, les vols au-dessus du pays se déroulent normalement. Pourquoi la France ne fait-elle pas pareil?», s'étonne-t-il. Willie Walsh, directeur général d'IAG (British Airways & Iberia), abonde en ce sens auprès de l'AFP: «Ce ne sont pas seulement les clients partant ou arrivant en France qui sont affectés durant les grèves des contrôleurs aériens français. Les passagers sur des lignes qui traversent la France, en particulier les espaces aériens au-dessus de Marseille et la Méditerranée sont aussi sujets à d'importants retards et perturbations».

Les contrôleurs aériens français au cœur du problème:

Sans aller jusqu'à contester le droit de grève, les transporteurs soulignent que lesdites grèves ont été quatre fois plus fréquentes en France ces trois derniers mois que l'an dernier à la même période. Ryanair, dans son dernier compte-rendu trimestriel, publié la veille, considère au chapitre «contrôle aérien» les Français comme les «pires nuisances» dans le secteur: les grèves sur 9 des 13 week-ends d'avril, mai et juin 2018 ont mené à «des milliers de vols annulés» pour la seule compagnie irlandaise.

Dans leur communiqué, les quatre compagnies avancent deux chiffres accablants: 16.000 vols auraient été perturbés au premier semestre par ces grèves selon Eurocontrol, l'organisme européen assurant la sécurité du trafic aérien, pour 2 millions de passagers affectés. Elles s'appuient également sur le récent rapport du Sénat mettant en cause la France dans un tiers des retards aériens en Europe. Ces compagnies aériennes espèrent obtenir gain de cause au même titre que l'Espagne, qui en 1997 avait attaqué l'Hexagone pour obstruction de ses exportations de fruits et légumes dans l'UE, violant le principe de libre circulation en vigueur dans l'Union.

De son côté Ryanair, qui juge «inacceptable» la fréquence à laquelle les cieux français sont fermés, indique dans son rapport de lundi avoir initié avec Airlines for Europe (association défendant les intérêts des principales compagnies européennes) une procédure afin que ce soit un organe de la Commission européenne qui prenne le contrôle de l'espace aérien de haute altitude sur le continent, pour pallier les déficiences aux niveaux nationaux.


Source:Le Figaro.


Triste record : en 2016, la France est restée la championne d’Europe des jours de grève du contrôle aérien. Les 3.900 aiguilleurs du ciel attachés à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) ont été à l’origine de plus de 30% des 41 jours d’arrêt de travail accumulés dans la zone européenne. Cela fait hurler Michael O’Leary, le patron provocateur de Ryanair qui exige « la suppression du droit de grève pour les contrôleurs français ». Mais fait râler aussi les dirigeants des compagnies traditionnelles : « Une journée de grève ATC [Air Trafic Control] nous coûte entre 1 et 10 millions d’euros selon les retards ou les annulations, rappelait fin janvier Catherine Jude, directrice du contrôle des opérations d’Air France. Comme la DGAC ne connaît jamais à l’avance le nombre de grévistes, elle demande aux compagnies de réduire les programmes de 30 à 50%, même si le jour J, tous les contrôleurs sont à leur poste. » Mais les voyageurs, cloués au sol.

Une caste d’intouchables
Pas étonnant que ces ingénieurs bénéficiant du statut d’agent de la fonction publique soient considérés - y compris au sein de leur puissante administration - comme « les cheminots du XXIe siècle ». Comprendre une caste d’intouchables au statut très particulier. « Les pouvoirs publics préfèrent acheter la paix sociale, regrette ce patron d’une fédération de l’aviation civile, et laissent tranquille la DGAC dont le budget est financé par les compagnies et les passagers via les taxes et les redevances. » En 2010, la Cour des comptes avait jugé l’organisation du travail des aiguilleurs du ciel « opaque » et posant des « problèmes de productivité et de sécurité ». Dans un nouvel opus, le 8 février, les rapporteurs financiers dénoncent le coût démesuré de l’action sociale (loisirs, sports et restauration) allouée aux agents de la DGAC. A savoir 1.208 euros en moyenne par personne, contre 400 euros, par exemple, au ministère de l’Intérieur !

Pour leur défense, les contrôleurs français avancent qu’ils ont un métier stressant (travail en continu, horaires variables, partiellement nocturnes…) et qu’ils sont payés de 30 à 50% de moins que leurs homologues espagnols, allemands ou suisses. C’est vrai : le revenu de ces fonctionnaires sortis de l’Ecole nationale de l’aviation civile (équivalent d’un bac +5) est de 3.100 euros en moyenne. Mais peut doubler grâce aux primes et selon le site d’activité. A Roissy, par exemple, les salaires mensuels démarrent à 5.500 euros net et vont jusqu’à 9.000.

En revanche, les aiguilleurs du ciel français travaillent nettement moins que leurs homologues européens. En tenant compte de leurs jours de congé et de repos (97 jours), la Cour des comptes évaluait leur travail effectif annuel à 84 jours ! « Ils ont des vacations de 155 jours », assure Eric Héraud, porte-parole de l’administration publique. La différence serait due à la disparition du système des « clairances ». Ces absences non déclarées et autorisées par les chefs d’équipe les jours de faible activité. « Les contrôleurs doivent désormais pointer, mais c’est encore le bazar dans certaines tours de contrôle », observe ce patron de compagnie aérienne, pestant contre le doublement des retards moyens par vol enregistré l’an dernier.

5 milles euros ce n'est pas cher payé pour les responsabilités qu'ils ont ;
comparé aux sommes bien plus hautes que distribuent aux collaborateurs par ceux que vous adulez
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Re: 4 Compagnies aériennes attaquent la France en Justice.

Message par oups »

vivarais a écrit :
vincent a écrit :



Triste record : en 2016, la France est restée la championne d’Europe des jours de grève du contrôle aérien. Les 3.900 aiguilleurs du ciel attachés à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) ont été à l’origine de plus de 30% des 41 jours d’arrêt de travail accumulés dans la zone européenne. Cela fait hurler Michael O’Leary, le patron provocateur de Ryanair qui exige « la suppression du droit de grève pour les contrôleurs français ». Mais fait râler aussi les dirigeants des compagnies traditionnelles : « Une journée de grève ATC [Air Trafic Control] nous coûte entre 1 et 10 millions d’euros selon les retards ou les annulations, rappelait fin janvier Catherine Jude, directrice du contrôle des opérations d’Air France. Comme la DGAC ne connaît jamais à l’avance le nombre de grévistes, elle demande aux compagnies de réduire les programmes de 30 à 50%, même si le jour J, tous les contrôleurs sont à leur poste. » Mais les voyageurs, cloués au sol.

Une caste d’intouchables
Pas étonnant que ces ingénieurs bénéficiant du statut d’agent de la fonction publique soient considérés - y compris au sein de leur puissante administration - comme « les cheminots du XXIe siècle ». Comprendre une caste d’intouchables au statut très particulier. « Les pouvoirs publics préfèrent acheter la paix sociale, regrette ce patron d’une fédération de l’aviation civile, et laissent tranquille la DGAC dont le budget est financé par les compagnies et les passagers via les taxes et les redevances. » En 2010, la Cour des comptes avait jugé l’organisation du travail des aiguilleurs du ciel « opaque » et posant des « problèmes de productivité et de sécurité ». Dans un nouvel opus, le 8 février, les rapporteurs financiers dénoncent le coût démesuré de l’action sociale (loisirs, sports et restauration) allouée aux agents de la DGAC. A savoir 1.208 euros en moyenne par personne, contre 400 euros, par exemple, au ministère de l’Intérieur !

Pour leur défense, les contrôleurs français avancent qu’ils ont un métier stressant (travail en continu, horaires variables, partiellement nocturnes…) et qu’ils sont payés de 30 à 50% de moins que leurs homologues espagnols, allemands ou suisses. C’est vrai : le revenu de ces fonctionnaires sortis de l’Ecole nationale de l’aviation civile (équivalent d’un bac +5) est de 3.100 euros en moyenne. Mais peut doubler grâce aux primes et selon le site d’activité. A Roissy, par exemple, les salaires mensuels démarrent à 5.500 euros net et vont jusqu’à 9.000.

En revanche, les aiguilleurs du ciel français travaillent nettement moins que leurs homologues européens. En tenant compte de leurs jours de congé et de repos (97 jours), la Cour des comptes évaluait leur travail effectif annuel à 84 jours ! « Ils ont des vacations de 155 jours », assure Eric Héraud, porte-parole de l’administration publique. La différence serait due à la disparition du système des « clairances ». Ces absences non déclarées et autorisées par les chefs d’équipe les jours de faible activité. « Les contrôleurs doivent désormais pointer, mais c’est encore le bazar dans certaines tours de contrôle », observe ce patron de compagnie aérienne, pestant contre le doublement des retards moyens par vol enregistré l’an dernier.

5 milles euros ce n'est pas cher payé pour les responsabilités qu'ils ont ;
comparé aux sommes bien plus hautes que distribuent aux collaborateurs par ceux que vous adulez
Ptete , qu'ils fassent donc comme les collaborateurs adules de Vincent :icon_winks: autrement Mac Do embauche ces temps ci
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