Les fonctionnaires ont été appelés en raison de l'intrusion de plusieurs migrants dans une entreprise de la zone industrielle Marcel Doret, près de la rocade menant au port de la ville. Une fois sur place, l'équipage présent a été ciblé par des «jets de projectiles» provenant d'un groupe de migrants «fortement alcoolisés», selon la préfecture du Pas-de-Calais.
«Ils ont d'abord jeté des canettes, ce qui est habituel, puis l'un d'eux est arrivé par-derrière et a lancé une pierre sur le capitaine de la CRS 40», raconte au Figaro Christophe Canon, délégué zonal adjoint Unsa-police dans les Hauts-de-France. «Il est tombé par terre, à moitié inconscient», précise-t-il. Touché à la tempe, le crâne «perforé», selon le syndicaliste, le capitaine a été pris en charge par un agent habilité avant l'arrivée des secours. Il a ensuite été transporté par le Samu au centre hospitalier de Calais pour des examens. Souffrant d'une petite commotion cérébrale, il s'est fait poser cinq points de suture et est en arrêt jusqu'à jeudi.
« Ils ont encerclé les collègues qui n'étaient qu'une douzaine. Ils ont reçu des projectiles, et se sont dégagés en lançant une trentaine de grenades lacrymogènes »
(Christophe Canon, délégué zonal adjoint Unsa-police dans les Hauts-de-France)
Après ce jet de pierre, la compagnie de CRS a reçu le renfort de deux nouveaux véhicules, provoquant la fuite des migrants présents sur place. Les fonctionnaires ont tenté de les pourchasser pour procéder à l'interpellation des auteurs. Mais, arrivés au niveau du bois jouxtant la zone industrielle, ils se sont retrouvés face à «une centaine» de migrants. «Ils ont encerclé les collègues qui n'étaient qu'une douzaine. Ils ont reçu des projectiles, et se sont dégagés en lançant une trentaine de grenades lacrymogènes», poursuit Christophe Canon. Au total, quatre policiers ont été blessés dans ces échauffourées. En raison du trop grand nombre d'individus présents, aucune arrestation n'a pu être effectuée.
«Violence accrue»
Ces heurts ont eu lieu à un endroit stratégique de Calais, près d'une station service. Selon nos informations, les camions s'y arrêtent pour passer la nuit ou prendre de l'essence et de nombreux migrants en profitent pour tenter de s'y introduire. Une patrouille de CRS est d'ailleurs en permanence sur zone pour sécuriser les lieux. «La violence s'est accrue depuis quelques mois», constate Christophe Canon. D'après le syndicaliste, les migrants sont régulièrement alcoolisés, et tentent parfois de bloquer la rocade.

La pierre qui a blessé le fonctionnaire de police.
L'interpellation de ces individus - dont le nombre se situe entre 350 et 1000 à Calais, selon les différents comptages - reste cependant très difficile. «La plupart du temps, ils sont plus nombreux. Et quand on met la main dessus, ils sont laissés libres, même après une garde à vue», confie une source policière. À la suite de ce nouvel incident, le syndicat Unsa-police a écrit au préfet du Pas-de-Calais, Fabien Sudry demandant qu'une protection efficace soit posée aux abords de la station, ainsi qu'un renfort d'effectifs. S'il n'a pas encore répondu aux sollicitations du syndicat, le magistrat a apporté son «complet soutien» aux policiers touchés.
Source:Le Figaro.
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