Volonté du défunt ou "préceptes" religieux?

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Crapulax
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Volonté du défunt ou "préceptes" religieux?

Message par Crapulax »

Un ressortissant marocain est décédé à Limoges fin juillet des suites d'une piqûre de frelon. L'organisation de ses funérailles a donné lieu, jusqu'à ce lundi 6 août, à une bataille juridique entre deux parties de sa famille.

Deux familles et des amis en deuil. Deux cercles aux visages fermés, parlant à voix basse, ce lundi 6 août après-midi, chacun d’un côté du parking du crématorium de Limoges. Au centre de leur peine et leurs préoccupations, un citoyen marocain, Creusois d’adoption, décédé il y a une dizaine de jours des suites d’une piqûre de frelon. L’homme n’avait laissé aucune dernière volonté par écrit.

Selon sa compagne française et des proches, il souhaitait que son corps soit incinéré. Mais selon son frère, sa sœur et sa mère, il n’avait jamais rien dit de tel et devait donc être inhumé… comme tout musulman, sachant qu’au Maroc l’islam est religion d’État.

Ce désaccord entre deux familles, auquel s’ajoute une dimension religieuse, a été porté deux fois ces derniers jours devant la justice. Au tribunal d’instance puis auprès de la cour d’appel de Limoges, là où ce charpentier de métier est décédé.

La sœur et le frère du défunt ont expliqué que « certes, leur frère n’avait rien d’un musulman pratiquant, mais suivait certains rites célébrés en famille, et avait fait le choix de rester citoyen marocain alors qu’il aurait pu prétendre depuis deux ans à la nationalité française ».

Soit le signe pour eux d’un réel attachement à la culture de son pays d’origine, ce qui devrait à leurs yeux inciter la justice française à faire appliquer le droit marocain en matière de décès. « Nous ne voulions pas pour autant que son corps soit rapatrié au Maroc, car notre mère vit en France, et notre frère avait un jeune enfant, qui devait aussi pouvoir aller sur sa tombe », plaide la sœur.

Deux gouvernements sollicités:

Deux fois, la justice s’est prononcée en faveur de la crémation demandée par la compagne du défunt, soutenue par deux enfants de ce dernier, tous deux majeurs. Mais l’autre partie de la famille s’est déjà pourvue en cassation, espérant plaider le vice de forme, le défunt n’étant pas citoyen français.

Ces dix derniers jours, le frère et la sœur ont aussi alerté les autorités de deux pays. « D’un côté, au ministère français des Affaires étrangères, on nous dit ne rien pouvoir faire car il s’agit d’un ressortissant marocain. De l’autre, le gouvernement du Maroc nous dit la même chose, mais parce qu’il y a eu des décisions de justice en France. Nous on nous laisse au milieu, en se demandant où est la justice », témoigne la sœur entre tristesse et colère.

Car ce lundi 6 août, après une cérémonie religieuse catholique en Creuse, la crémation du père de famille a bien eu lieu à Limoges. Malgré une dernière tentative de la sœur, venue demander une expertise médico-légale du corps de son frère, chose impossible si la crémation avait lieu. Mais aucun contre-ordre du parquet n’est parvenu à la maison funéraire, devant laquelle une dizaine de membres d’une association marocaine locale avaient rejoint le frère, la mère et la sœur du défunt.

« C’est un soulagement pour la compagne et les enfants, après l’épreuve difficile de perdre un être cher si subitement, puis la contestation de funérailles qui devaient avoir lieu fin juillet. Car au-delà de toute question religieuse, ils ont le sentiment d’avoir accompli les dernières volontés du défunt, reconnues par des décisions de justice qui devaient s’appliquer », relaie leur avocate.

Ce lundi 6 août, sous un soleil écrasant, aucun cri, aucun mot ne sont échangés, entre les deux familles réunies sur le parking. Les policiers municipaux puis nationaux dépêchés sur place n’ont pas eu à sortir de leurs véhicules.

Reste un imbroglio que la partie « marocaine » espère, elle, voir tranché en cassation. Et la réelle douleur de tous, qui ont perdu quelqu’un qu’ils aimaient. De quoi faire dire à une amie du défunt : « Quand on était ado, il n’y avait ni juif, ni chrétien, ni musulman, ni blanc, ni arabe, on était juste des copains. »

Source:Le Populaire du Centre.

https://www.lepopulaire.fr/limoges/fait ... 44675.html
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Crapulax
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Re: Volonté du défunt ou "préceptes" religieux?

Message par Crapulax »

De quoi faire dire à une amie du défunt : « Quand on était ado, il n’y avait ni juif, ni chrétien, ni musulman, ni blanc, ni arabe, on était juste des copains. »

...Tout est dit....Le Défunt n'avait apparemment pas de conscience religieuse...Et il est triste d'avoir voulu lui en imposer une après sa mort....Préférant écouter les Voix de Dieu que le Coeur de leur Frère....
La sœur et le frère du défunt ont expliqué que « certes, leur frère n’avait rien d’un musulman pratiquant, mais suivait certains rites célébrés en famille, et avait fait le choix de rester citoyen marocain alors qu’il aurait pu prétendre depuis deux ans à la nationalité française ».
..Et ça c'est le pompon...Vraiment...

Et comment se fait-ce que le Défunt n'ait jamais parlé de son désir de crémation avec sa Famille?
:siffle:
Pourquoi l'avait-il seulement confier à ses amies,sa compagne et ses proches?

....Bin parce qu'ils devaient savoir ce qui l'en serait.....Un bannissement?...Comme souvent lorsque l'on va à l'encontre du diktat religieux ou du Patriarcat?
...Parce que ce dernier savait que le seul fait de parler de crémation l'aurait "grillé "avant l'heure...Parce que chez les Musulmans on ne part avec les flammes symbole de l'enfer.....

Les soeurs avaient l'air d'être très proches de leur frère..... :XD:
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