La première mobilisation de l’année aura lieu le 9 octobre à l’appel de plusieurs syndicats. un seul mot d’ordre selon eux : s’opposer à la politique sociale du gouvernement.
Plusieurs syndicats, dont la CGT et FO, ont appelé jeudi à faire du 9 octobre "une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne" pour protester contre la politique sociale "idéologique" du gouvernement.
La tenue de cette journée d’action contre "l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs" a été décidée par les organisations de salariés CGT et FO, les étudiants de l’Unef et les lycéens de l’UNL à l’issue d’une réunion au siège de FO. L’union syndicale Solidaires en a approuvé le principe mais doit valider la date du 9 octobre "lors de son instance nationale la semaine prochaine", selon un communiqué commun.
"Destruction de notre modèle social"
"Un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs", écrivent ces cinq organisations.
"Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement", notamment la sous-indexation des pensions de retraite et des allocations familiales ou logement par rapport à l’inflation, vont fragiliser "une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis", accuse l’intersyndicale.
Lors de la mobilisation du 28 juin, qui avait signé la fin de la grève unitaire à la SNCF contre la réforme ferroviaire mais aussi les retrouvailles de FO et de la CGT dans la rue, ces deux centrales avaient invité les autres syndicats à "se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale" afin d’"envisager" des initiatives unitaires.
CGT et FO en première ligne:
Le cycle de consultations sociales qui s’est ouvert mercredi à Matignon n’a pas apaisé leurs inquiétudes concernant les intentions du gouvernement.
Le numéro un de FO, Pascal Pavageau, a plaidé jeudi sur BFMTV la nécessité d’une grève interprofessionnelle pour "empêcher" une "casse du modèle social (…) tous azimuts", citant la Sécurité sociale, l’assurance-chômage, la réforme des retraites, le statut de la fonction publique et "le service public républicain".
Interrogé sur CNews, le patron de la CGT Philippe Martinez a pour sa part mis en avant les sujets "des salaires, de la revalorisation des pensions, de l’augmentation des minimas sociaux, parce que si on veut qu’il y ait de la consommation, il faut donner de l’argent à ceux qui consomment".
Source:Sud-Ouest.
https://www.sudouest.fr/2018/08/30/les- ... 8-5458.php

