La Mutuelle de la Police couvre l'anonymat de ses clients.

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Crapulax
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La Mutuelle de la Police couvre l'anonymat de ses clients.

Message par Crapulax »

Ne pas vivre où ils travaillent, taire leur profession dans le cadre de leur vie privée… les policiers cherchent de plus en plus à rester discrets.

Face aux demandes de plus en plus nombreuses, la MGP, qui assure près de 80 000 policiers, va supprimer leurs adresses de sa base de données. Une mesure de protection pour une profession exposée.

Pour vivre heureux, vivons caché. Ce mantra est devenu celui de nombreux policiers, inquiets de voir leur identité dévoilée sur Internet. L’attentat de Magnanville, le 13 juin 2016, a accentué cette crainte. Deux policiers, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica
Schneider, avaient été suivis jusque chez eux et assassinés par le terroriste Larossi Abballa. Depuis, en mars 2018, ils ont obtenu l’anonymisation de certaines procédures judiciaires.

Il ne s’agit pourtant pas de la seule menace. Ces dernières années, les fuites sur Internet se multiplient. En 2016, ce sont les coordonnées de 112 000 policiers adhérents à la Mutuelle générale de la police (MGP) qui fuitent. « Sans jamais avoir été crackées », assure Benoît Briatte, son président. En décembre dernier, c’est le syndicat Alliance qui est victime d’un piratage.

Une « peur » que la MGP a pris en compte. Dès ce mardi, la mutuelle qui couvre environ 80 000 policiers, douaniers ou gardiens de prison, va proposer à ses adhérents de… disparaître. « S’ils le souhaitent, leur adresse sera immédiatement supprimée de nos fichiers, explique Benoît Briatte. Même nous, on ne l’aura plus. L’adhérent de la MGP deviendra totalement introuvable par notre biais ».

«Même sur la carte de tiers payant, il n’y aura pas d’adresse»:

Un bon moyen d’éviter de voir l’adresse d’un policier fuiter sur Internet en cas de piratage. « Toutes les communications se feront par mail, explique Benoît Briatte. Ils pourront nous envoyer tous leurs documents, des RIB, des déclarations de naissances, sans aucune adresse. Même sur la carte de tiers payant, il n’y aura pas d’adresse, cela réduit les risques en cas de vol ou de perte. Les policiers font un métier dangereux. Ils acceptent ça, mais ne veulent plus de faire porter cette difficulté à leurs familles. »

Président de la MGP depuis 2011, Benoît Briatte a vu cette question de l’anonymat devenir centrale ces dernières années. « Magnanville a été un détonateur, admet celui qui est aussi policier. À ce moment-là, c’est devenu une priorité pour des centaines de collègues. » Meilleure illustration de cette crainte, le magazine de la MGP, désormais envoyé sous blister opaque. « Certains nous ont même raconté avoir brûlé le magazine pour éviter de le mettre à la poubelle devant chez eux. Ils sont vraiment inquiets d’être identifiés comme policiers. »

«Je ne veux pas qu’on remonte jusqu’à moi»:

Nombreux sont ceux à faire le maximum pour rester anonyme dans le cadre de leur vie privée. C’est le cas de Franck*, « vingt ans de police ». Basé dans le Val-d’Oise, il connaît les risques du métier. Pourtant, comme de nombreux collègues, ce policier s’est, ces dernières années, « habitué à la discrétion ».

Ainsi, il a toujours appris à ses enfants à faire profil bas, à « ne pas dire le métier de leur père à leurs camarades d’école, explique Franck. Même sur les fiches de renseignements en début d’année, je leur demandais de mettre fonctionnaire plutôt que policier. » Une discrétion qui s’étend aussi à sa famille, sommée de se faire discrète.

Depuis son entrée dans la police, Franck a aussi pris l’habitude de ne pas vivre où il travaille. Quitte à s’imposer un temps de transport usant. « C’était encore plus le cas quand j’étais amené à travailler dans certaines villes sensibles, c’est triste, mais il y a des gens qui veulent se faire du flic. » Une prudence devenue commune dans les commissariats.

Le syndicat Alliance, qui multiplie depuis plusieurs années les demandes d’anonymisation des policiers, « salue l’initiative de la Mutuelle générale de la police, explique Frédéric Lagache, son secrétaire général adjoint. Tout ce qui sécurise les policiers, qui sont devenus des cibles, est positif ». Le syndicat a d’ailleurs lancé, lui aussi, une procédure pour anonymiser ses adhérents.

*Le prénom a été changé à la demande de l’intéressé
Source:Le Parisien.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/l ... 044512.php
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!
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