Nick Conrad a sorti un nouveau clip, «Doux Pays» ce samedi 18 mai. Dans celui-ci, le chanteur de 38 ans en appelle à «baiser la France». De nombreux responsables politiques ont réagi et ont condamné les propos énoncés par le chanteur.
Source:Le Figaro.
Le rappeur qui voulait «pendre les Blancs», refait parler de lui avec un nouveau clip publié sur YouTube dimanche 19 mai dans lequel il dit «baiser la France jusqu’à l’agonie». Face à ses nouvelles provocations, le ministre de l’Intérieur a saisi le procureur de la République.
«J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie», «Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère», «J’vais poser une bombe sous son panthéon». Ce sont les paroles de Doux pays, la nouvelle chanson écrite et interprétée par le rappeur Nick Conrad, récemment condamné à 5000 euros d’amende avec sursis pour provocation directe à commettre des atteintes à la vie à cause d’une chanson qui appelait à «pendre les Blancs». Ce nouveau titre a fait réagir jusqu’au ministre de l’Intérieur, qui a déclaré vouloir saisir la justice.
Dimanche soir, Christophe Castaner a «condamné sans réserve et sans ambiguïté les propos inqualifiables et le clip odieux de NickConrad» et indiqué qu’il allait saisir le procureur de la République.
«Je le pense vraiment»:
En septembre 2018, Nick Conrad diffusait son clip PLB pour «Pendez les Blancs», un clip aux allures d’un appel au meurtre doublé d’une incitation à la haine raciale. Côté paroles, les intentions du rappeur originaire de Noisy-le-Grand (93) sont claires et sans appel: «Je rentre dans des crèches, j’tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents».
La vidéo met quant à elle en scène l’humiliation et la mise à mort d’un homme blanc pendant dix longues minutes. «Écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands. Fouettez-les fort faites-le franchement, que ça pue la mort que ça pisse le sang!», disait encore la chanson.
Après une audition le 28 septembre dernier, Nick Conrad avait assumé son texte: «Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit. Je ne le regrette pas, je le pense vraiment», et l’avait justifié en expliquant que «Pendre les Blancs» était une dénonciation du racisme à travers l’évocation «à l’envers» de l’esclavage, des lynchages subis par les Noirs. La Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (Licra) et l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif) s’étaient portées partie civile.
À l’issue du délibéré du tribunal correctionnel en mars dernier, Nick Conrad s’était dit déçu mais avait assuré que «le combat continuera(it)». Promesse tenue, avec une nouvelle chanson dans la lignée de la précédente. Sans excuses, ni repentir. Il explique viser ceux qui avaient critiqué son précédent morceau. «Le mot France est à considérer ici comme mentalité française, médias, etc.», explique le rappeur dans un message à la fin de son clip, assurant qu’il ne vise «en aucun cas les Français.es qui subissent malgré eux.elles l’influence des médias et des leaders d’opinion mensongers». «Aucune tolérance face à ceux qui incitent à la haine et à la violence!», a réagi le ministre de la Culture Franck Riester sur Twitter.
«Il n’y a aucune excuse à ces mots. Aucune tolérance à avoir pour ce qui n’est rien d’autre qu’une incitation à la haine, qui doit être sévèrement condamnée pour les actes bien concrets de violence qu’elle produira», a tweeté dimanche la tête de liste LR aux européennes François-Xavier Bellamy. Il n’est pas le seul responsable politique à avoir pris la parole face à ces paroles choquantes. Nicolas Dupont-Aignan, Eric Ciotti , Bruno Retailleau ou encore Jean Messiha ont twitté des réactions du même accabit.
http://www.lefigaro.fr/politique/nick-c ... e-20190520

