«Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

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«Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Désactivé »

«Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»
TRIBUNE - Faire converger les régimes spéciaux uniquement pour les nouveaux entrants, comme l’envisage le gouvernement, serait perpétuer une grave inégalité au préjudice des salariés du privé et des travailleurs indépendants, s’alarme Agnès Verdier-Molinié directrice de la Fondation Ifrap (think-tank libéral).

Par Agnès Verdier-Molinié
Publié le 31 octobre 2019 à 18:25, mis à jour hier à 17:24

La «clause du grand-père», sans cesse évoquée depuis quelques jours au sujet de la réforme des retraites, serait une capitulation en rase campagne pour le gouvernement. La justification de la réforme tient en effet à l’iniquité de notre système de retraites liée aux régimes spéciaux publics avec leurs modes de calcul hyper favorables.

De quoi s’agit-il? La «clause du grand-père», utilisée surtout en droit américain permet, lors de l’adoption d’une nouvelle loi, que les conditions de l’ancienne loi puissent s’appliquer à ceux qui en bénéficiaient déjà, généralement pour une période limitée.

Les précédents gouvernements se sont déjà servis de cette clause notamment pour les embauches chez Orange qui se font maintenant sous contrat alors que les agents de France Télécom étaient des fonctionnaires sous statut. Cette clause sera utilisée aussi à la SNCF puisque toutes les nouvelles embauches se feront sous contrat (et non plus sous statut de cheminot) à partir de 2020.

On comprend que pour les régimes spéciaux, la convergence ne s’appliquerait que pour les nouveaux entrants
L’idée d’une «clause du grand-père» était présente en miniature dans le programme d’Emmanuel Macron puisqu’il s’était engagé à ce que les salariés qui étaient à cinq ans de la retraite ne soient pas touchés par la réforme. Celle-ci était donc censée commencer en 2025, et pour 90 % des actifs «seulement».

Puis, plus récemment, le gouvernement a envisagé de faire converger les régimes spéciaux publics en plus de temps (quinze ou vingt ans) que les actifs affiliés au régime général.

Et désormais, on comprend que pour les régimes spéciaux, la convergence ne s’appliquerait que pour les nouveaux entrants!

Rappelons l’ampleur des injustices actuelles: un retraité perçoit 2636 euros de pension par mois en moyenne pour une carrière complète à la SNCF, 3700 euros en moyenne pour une carrière complète à la RATP et… 1900 euros par mois en moyenne pour une carrière complète dans le régime général.

Certes, un agent de la SNCF perdrait entre 19 % et 36 % du montant de sa pension si on calculait sa pension en appliquant les règles de calcul en vigueur dans le privé. Mais c’est précisément parce que les modes de calculs différents dans les 42 caisses sont inéquitables! Et c’est pourquoi l’État verse chaque année plus de 7 milliards avec nos impôts pour financer les pensions de la SNCF, de la RATP, etc.

Les agents publics, quels que soient leurs régimes, seront perdants si une vraie réforme est menée à bien
Les agents publics, quels que soient leurs régimes, seront perdants si une vraie réforme est menée à bien, car les Français soutiennent l’harmonisation des différents régimes au nom de l’égalité entre les cotisants.

Or le président de la République a déclaré: «Moi je comprends tout à fait quelqu’un qui est à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans, et qui proteste. Et donc il faut qu’on trouve une solution intelligente. Il est rentré avec un pacte avec la nation, on lui a dit: “Vous allez travailler dans cette entreprise, voilà vos droits”. Sans doute il ne faut pas tout bousculer pour lui.»

Pour le président, il semble que seuls les agents du public aient un pacte avec la nation. Ceux qui travaillent dans le privé, eux, peuvent avoir des règles de calcul qui varient au cours du temps et un système d’âge pivot depuis 2019 sans que cela n’émeuve personne. Étrange.

Ce n’est pas la première fois qu’on nous inflige une inégalité de traitement entre salariés du public et du privé. Le rapport de la Cour des comptes sur les régimes spéciaux de juillet dernier nous l’a rappelé: l’allongement de la durée de cotisation (réforme Fillon) est intervenu en 2004 pour la fonction publique, mais seulement en 2008 pour les régimes spéciaux ; le relèvement des bornes d’âge (réforme Woerth) a eu lieu en 2010 pour le privé mais seulem ent en 2017 pour les régimes spéciaux ; idem pour la réforme Touraine et l’allongement de la durée de cotisation: il faudra 172 trimestres pour les assurés du privé nés en 1973 mais ce même nombre de trimestres ne sera exigible des agents de la SNCF que pour ceux nés en 1978 (voire en 1981 pour les agents de conduite).

«Clause du grand-père»
Sans compter que les réformes ont été négociées en contrepartie de mesures dites d’accompagnement qui ont coûté en définitive plus cher que les économies attendues.

Ainsi, soit le gouvernement veut appliquer la «clause du grand-père» à tous les Français et, à ce moment-là, la réforme n’aura lieu que dans… 43 ans ; soit le gouvernement a oublié le but de la réforme et il n’entend l’appliquer, une fois de plus, qu’au secteur privé.

Dans la première hypothèse il faut dire aux déjà retraités de s’attendre à un gel de leurs pensions dans les prochaines années puisque le système est non finançable en l’état (plus de 15 milliards de déficit prévus en 2020).

Dans la seconde hypothèse, la «clause du grand-père» utilisée uniquement pour les régimes spéciaux serait encore plus injuste pour les travailleurs du privé qui subiraient la réforme avant eux.

La conclusion s’impose: il faut reporter l’âge de départ pour tous à 65 ans d’ici 2028 et faire converger dès maintenant les modes de calcul des pensions des salariés du public sur celles du privé. C’est la seule mesure équitable.
Excellente tribune d'Agnès Verdier-Molinié.
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Kelenner »

Ce qui est drôle avec tous ces gens c'est que "l'égalité" c'est uniquement quand ça les arrange. Déjà, tout le monde va être perdant avec cette réforme des retraites, salariés du privé comme du public. Ensuite, quand tu travailles dans le secteur public, tu passes en effet des concours et donc un "pacte" avec l'Etat sur tes conditions de travail qui n'est pas comparable à celui d'un salarié du secteur privé : un certain mode de calcul pour la retraite (et pour la majorité des fonctionnaires c'est assez loin d'être aussi favorable que pour les salariés SNCF ou RATP) MAIS en contrepartie de contraintes sur les horaires, les affectations, et SURTOUT un point d'indice sur lequel tu ne peux rien négocier directement et qui est gelé depuis des lustres. Si tu ne tiens pas compte de ça, alors tu racontes de la merde, et c'est précisément ce que cette pauvre fille refuse de voir. Autre problème, faire supporter tout le poids aux seuls actifs et futurs actifs sans jamais rien demander aux rentiers, aux entreprises ou aux retraités actuels.

Donc le même mode de calcul pour les retraites, OK si et seulement si dans le même temps on bénéficie d'une hausse immédiate de 30% du point d'indice et la garantie statutaire qu'il suive l'inflation, ou alors ça va être la guerre.
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Désactivé »

Les salariés du privé n'ont pas d'emmerdements et de contrainte peut-être. Personne ne travaille sur une rotation 24/7 dans le privé ? Dans le privé, il n'y a pas de sueur ni de peine ? De qui vous moquez-vous ? :mdr3:
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Kelenner »

C'est pas le sujet. Ces contraintes doivent théoriquement être prises en considération dans le calcul de la pénibilité, mais tu n'es pas au service de l'Etat, mais d'un employeur privé avec lequel tu peux toujours négocier, ce qui n'est le cas d'un fonctionnaire. Après je suis tout à fait prêt à admettre que certains avantages ne sont plus justifiés, même s'ils concernant relativement peu de monde, mais dans ce cas faut tout mettre sur la table. La perte de pouvoir d'achat atteint les 30% sur les 20 dernières années, et strictement rien n'a jamais été fait pour l'enrayer. Les conditions de travail sont en constante dégradation. Pendant ce temps, on abreuve les entreprises de milliards de nos impôts sans contrepartie, on arrose les millionnaires sans rien leur demander, on ne met pas à contribution les retraités actuels qui bénéficient de conditions largement plus favorables. Les salaires qui diminuent, les retraites divisées de moitié, pendant que certains continuent à s'enrichir, à un moment donné faut pas croire que les gens vont le supporter très longtemps. Le 5 décembre, c'est TOUS LES SALARIES qui sont concernés, pour dire stop à cette politique de merde imposée par ceux qui ne bossent pas.
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par lotus95 »

au delà du premier réflexe de sentiment d'injustice devant les conditions plus avantageuses de certains en matière de retraite, il y a d'autres questions à se poser :

- par qui et comment sont financés les régimes spéciaux ?
par qui, on sait : usagers et contribuables ; ces régimes ne sont pas réellement des retraites par répartition, le taux de cotisants par rapport aux bénéficiaires est souvent plus faible que dans le privé, et explique en grande partie le déficit de ces régimes ;
et s'il était plus élevé, la masse salariale le serait aussi, donc ...

mais qui sait dire quelle proportion du coût des pensions est intégrée dans les prix payés par les usagers ? que ce soit via une fiscalité affectée ou par une répercussion des cotisations ...
admettons que l'on parvienne à réformer au moins partiellement les régimes spéciaux, imagine t-on une seconde que ces prix puissent baisser ?
non, bien sûr que non, alors où se retrouveraient les économies engendrées par une réforme ?

- par qui et comment sont financées les retraites dans le privé ?
là il s'agit bien d'un système par répartition, mais par quoi est t-il alimenté ? par les cotisations des actifs
cela revient à dire qu'au delà de l'allongement de l'espérance de vie qui justifie un déséquilibre progressif, il y a aussi le taux d'emploi
qui est responsable de la faiblesse des emplois créés ? est ce juste que les futurs retraités paient les conséquences de politiques qui ont fortement contribué à faire fuir les emplois hors de France, ou rien fait pour l'empêcher ?

je n'ai pas forcément de bonne réponse là dessus, c'est à mon sens une réflexion complémentaire à avoir au delà des questions clivantes sur les privilèges de certains par rapport à d'autres
À la télé ils disent tous les jours : 'Y a trois millions de personnes qui veulent du travail.' C'est pas vrai : de l'argent leur suffirait." Coluche
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par UBUROI »

lotus95 a écrit : 03 novembre 2019 00:59 au delà du premier réflexe de sentiment d'injustice devant les conditions plus avantageuses de certains en matière de retraite, il y a d'autres questions à se poser :

- par qui et comment sont financés les régimes spéciaux ?
par qui, on sait : usagers et contribuables ; ces régimes ne sont pas réellement des retraites par répartition, le taux de cotisants par rapport aux bénéficiaires est souvent plus faible que dans le privé, et explique en grande partie le déficit de ces régimes ;
et s'il était plus élevé, la masse salariale le serait aussi, donc ...

mais qui sait dire quelle proportion du coût des pensions est intégrée dans les prix payés par les usagers ? que ce soit via une fiscalité affectée ou par une répercussion des cotisations ...
admettons que l'on parvienne à réformer au moins partiellement les régimes spéciaux, imagine t-on une seconde que ces prix puissent baisser ?
non, bien sûr que non, alors où se retrouveraient les économies engendrées par une réforme ?

- par qui et comment sont financées les retraites dans le privé ?
là il s'agit bien d'un système par répartition, mais par quoi est t-il alimenté ? par les cotisations des actifs
cela revient à dire qu'au delà de l'allongement de l'espérance de vie qui justifie un déséquilibre progressif, il y a aussi le taux d'emploi
qui est responsable de la faiblesse des emplois créés ? est ce juste que les futurs retraités paient les conséquences de politiques qui ont fortement contribué à faire fuir les emplois hors de France, ou rien fait pour l'empêcher ?

je n'ai pas forcément de bonne réponse là dessus, c'est à mon sens une réflexion complémentaire à avoir au delà des questions clivantes sur les privilèges de certains par rapport à d'autres

On a 3 grandes catégories de retraites de base:
1 Régime dit "général" (CNAVTS), régime des salariés agricoles,
2 Régimes de salariés dits "spéciaux",
3 Régime des travailleurs indépendants - commerçants et artisans, professions libérales, professions agricoles

De plus, pour les salariés du privé dont le secteur agricole, s'ajoute un régime complémentaire OBLIGATOIRE Agirc-Arrco

Pour les 2 premières catégories, il s'agit bien de régime par répartition:
- les cotisations des actifs financent les retraites en cours,
- les employeurs financent (Etat, Collectivités, EDF, SNCF....Opéra).

Les déficits sont de 2 sortes:
- 1/ déficit démographique: les population des actifs des Mines par exemple, le + parlant, mais ça vaut aussi pour la SNCF a diminué , les retraités sont là, et ce sont un ensemble de régimes qui COMPENSNT cette démographie déficitaire; au motif d'ailleurs justifié que ces actifs qui n'ont plus trouvé les débouchés dans les Mines par exemple sont allés alimenter les effectifs des autres régimes.

Ce déficit est compensé, ce qui n'est pas choquant d'un point de vue économique et social


- 2/ déficit structurel: plusieurs raisons plus ou moins justifiables
- les cotisations des actifs peuvent être < à celles des salariés du privé
- les conditions de départ plus, voire beaucoup plus favorables que dans le privé:
- durée de cotisations inférieur à la durée requise dans le privé
- départ à la retraite à un âge < à 60 ans
- avantages accordés aux familles, aux survivants; les fonctionnaires ayant élevé 3 enfants pouvaient partir à la retraite de manière anticipée ( ce système perdure pour tous ceux qui y ouvraient jusqu'en 2012!)
- et enfin, les modalités de calcul; salaire dit de référence ( 6 derniers mois pour un fonc., 25 dernières années pour le privé), % du salaire de référence (75% ou 50%...)
Ces déficits structurels ne sont plus admissibles en terme d'équité et de transparence... dans un Etat qui accumule de la dette.
Un régime unique par points paraît normal, quitte à revoir les conditions du contrat de travail; par exemple, l'argument du salaire d'activité "faible" mais retraite favorable ne doit plus exister.

Par contre, la "pénibilité"objective" ( pas simple à analyser, quantifier) doit continuer à être prise en compte.

Je suis donc pour le grand déballage, n'en déplaise aux syndicats catégoriels; honte à ceux qui sont responsables de la mobilité de millions de français (RATP, SNCF). Que les salariés de l'Opéra fassent grève, aucun problème :siffle:
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par vivarais »

UBUROI a écrit : 03 novembre 2019 04:55
lotus95 a écrit : 03 novembre 2019 00:59 au delà du premier réflexe de sentiment d'injustice devant les conditions plus avantageuses de certains en matière de retraite, il y a d'autres questions à se poser :

- par qui et comment sont financés les régimes spéciaux ?
par qui, on sait : usagers et contribuables ; ces régimes ne sont pas réellement des retraites par répartition, le taux de cotisants par rapport aux bénéficiaires est souvent plus faible que dans le privé, et explique en grande partie le déficit de ces régimes ;
et s'il était plus élevé, la masse salariale le serait aussi, donc ...

mais qui sait dire quelle proportion du coût des pensions est intégrée dans les prix payés par les usagers ? que ce soit via une fiscalité affectée ou par une répercussion des cotisations ...
admettons que l'on parvienne à réformer au moins partiellement les régimes spéciaux, imagine t-on une seconde que ces prix puissent baisser ?
non, bien sûr que non, alors où se retrouveraient les économies engendrées par une réforme ?

- par qui et comment sont financées les retraites dans le privé ?
là il s'agit bien d'un système par répartition, mais par quoi est t-il alimenté ? par les cotisations des actifs
cela revient à dire qu'au delà de l'allongement de l'espérance de vie qui justifie un déséquilibre progressif, il y a aussi le taux d'emploi
qui est responsable de la faiblesse des emplois créés ? est ce juste que les futurs retraités paient les conséquences de politiques qui ont fortement contribué à faire fuir les emplois hors de France, ou rien fait pour l'empêcher ?

je n'ai pas forcément de bonne réponse là dessus, c'est à mon sens une réflexion complémentaire à avoir au delà des questions clivantes sur les privilèges de certains par rapport à d'autres

On a 3 grandes catégories de retraites de base:
1 Régime dit "général" (CNAVTS), régime des salariés agricoles,
2 Régimes de salariés dits "spéciaux",
3 Régime des travailleurs indépendants - commerçants et artisans, professions libérales, professions agricoles

De plus, pour les salariés du privé dont le secteur agricole, s'ajoute un régime complémentaire OBLIGATOIRE Agirc-Arrco

Pour les 2 premières catégories, il s'agit bien de régime par répartition:
- les cotisations des actifs financent les retraites en cours,
- les employeurs financent (Etat, Collectivités, EDF, SNCF....Opéra).

Les déficits sont de 2 sortes:
- 1/ déficit démographique: les population des actifs des Mines par exemple, le + parlant, mais ça vaut aussi pour la SNCF a diminué , les retraités sont là, et ce sont un ensemble de régimes qui COMPENSNT cette démographie déficitaire; au motif d'ailleurs justifié que ces actifs qui n'ont plus trouvé les débouchés dans les Mines par exemple sont allés alimenter les effectifs des autres régimes.

Ce déficit est compensé, ce qui n'est pas choquant d'un point de vue économique et social


- 2/ déficit structurel: plusieurs raisons plus ou moins justifiables
- les cotisations des actifs peuvent être < à celles des salariés du privé
- les conditions de départ plus, voire beaucoup plus favorables que dans le privé:
- durée de cotisations inférieur à la durée requise dans le privé
- départ à la retraite à un âge < à 60 ans
- avantages accordés aux familles, aux survivants; les fonctionnaires ayant élevé 3 enfants pouvaient partir à la retraite de manière anticipée ( ce système perdure pour tous ceux qui y ouvraient jusqu'en 2012!)
- et enfin, les modalités de calcul; salaire dit de référence ( 6 derniers mois pour un fonc., 25 dernières années pour le privé), % du salaire de référence (75% ou 50%...)
Ces déficits structurels ne sont plus admissibles en terme d'équité et de transparence... dans un Etat qui accumule de la dette.
Un régime unique par points paraît normal, quitte à revoir les conditions du contrat de travail; par exemple, l'argument du salaire d'activité "faible" mais retraite favorable ne doit plus exister.

Par contre, la "pénibilité"objective" ( pas simple à analyser, quantifier) doit continuer à être prise en compte.

Je suis donc pour le grand déballage, n'en déplaise aux syndicats catégoriels; honte à ceux qui sont responsables de la mobilité de millions de français (RATP, SNCF). Que les salariés de l'Opéra fassent grève, aucun problème :siffle:
donc on peut faire grève du moment que cela ne vous dérange pas :mdr3: :mdr3: :mdr3:
expliquez comment à la SNCF, ils peuvent faire grève sans cesser le travail
train gratuit :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:
les gens ont pris leur billet parfois un mois avant
expliquer comment on fait grève sans cesser de travailler
le droit de grève n'est ce pas celui d'avoir le droit de cesser de travailler

vous me faites marrer avec votre syndicat réformiste qui fait de la casse sociale pour pouvoir exister par les dotations d'état et les caisses noirs du patronat et où tous les responsables à la fin de leur mandat ont un emploi promis et réservé par la haute finance et la caste politique

vous savez il y a un temps d'inertie pour tout y compris pour l'abandon de votre syndicat progressiste et cette inertie a commencé
et votre leader "berger" vient de s'en rendre compte
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Lion blanc »

Diogène a écrit : 02 novembre 2019 18:47 Les salariés du privé n'ont pas d'emmerdements et de contrainte peut-être. Personne ne travaille sur une rotation 24/7 dans le privé ? Dans le privé, il n'y a pas de sueur ni de peine ? De qui vous moquez-vous ? :mdr3:
Et puisque c'est si bien le privé, pourquoi être si con pour passer des concours très durs de la fonction public ? :XD:
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Fonck1 »

les retraites sont au bord du dépôt de bilan, j'espère que ça n'aura échappé à personne.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
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Romain Gary De Romain Gary
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par vivarais »

Fonck1 a écrit : 03 novembre 2019 09:54 les retraites sont au bord du dépôt de bilan, j'espère que ça n'aura échappé à personne.
quelle en est la cause
s'il y avait le plein emploi et si toutes les cotisations d'un travail effectué en France étaient en France (travailleurs déplacés )
est ce que la caisse générale de la sécurité sociale serait au bord du dépôt de bilan
les caisses complémentaires et les caisses de certaines professions ; elles ne sont pas en déficit mais en excèdent

pour résoudre les effets il faut accepter de voir les causes qui les provoquent
on ne peut pas aussi empêcher sa propre misère si l'on veut prendre en compte toute la misère du monde
on ne fait qu'augmenter la misère de tous
même la plus belle fille du monde ne peut pas donner plus que ce qu'elle a
souvent on cite uniquement cette partie de la citation de paul valérie
qui se poursuit ainsi "il vaut mieux qu'elle le garde"
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par UBUROI »

vivarais a écrit : 03 novembre 2019 09:02
UBUROI a écrit : 03 novembre 2019 04:55


On a 3 grandes catégories de retraites de base:
1 Régime dit "général" (CNAVTS), régime des salariés agricoles,
2 Régimes de salariés dits "spéciaux",
3 Régime des travailleurs indépendants - commerçants et artisans, professions libérales, professions agricoles

De plus, pour les salariés du privé dont le secteur agricole, s'ajoute un régime complémentaire OBLIGATOIRE Agirc-Arrco

Pour les 2 premières catégories, il s'agit bien de régime par répartition:
- les cotisations des actifs financent les retraites en cours,
- les employeurs financent (Etat, Collectivités, EDF, SNCF....Opéra).

Les déficits sont de 2 sortes:
- 1/ déficit démographique: les population des actifs des Mines par exemple, le + parlant, mais ça vaut aussi pour la SNCF a diminué , les retraités sont là, et ce sont un ensemble de régimes qui COMPENSNT cette démographie déficitaire; au motif d'ailleurs justifié que ces actifs qui n'ont plus trouvé les débouchés dans les Mines par exemple sont allés alimenter les effectifs des autres régimes.

Ce déficit est compensé, ce qui n'est pas choquant d'un point de vue économique et social


- 2/ déficit structurel: plusieurs raisons plus ou moins justifiables
- les cotisations des actifs peuvent être < à celles des salariés du privé
- les conditions de départ plus, voire beaucoup plus favorables que dans le privé:
- durée de cotisations inférieur à la durée requise dans le privé
- départ à la retraite à un âge < à 60 ans
- avantages accordés aux familles, aux survivants; les fonctionnaires ayant élevé 3 enfants pouvaient partir à la retraite de manière anticipée ( ce système perdure pour tous ceux qui y ouvraient jusqu'en 2012!)
- et enfin, les modalités de calcul; salaire dit de référence ( 6 derniers mois pour un fonc., 25 dernières années pour le privé), % du salaire de référence (75% ou 50%...)
Ces déficits structurels ne sont plus admissibles en terme d'équité et de transparence... dans un Etat qui accumule de la dette.
Un régime unique par points paraît normal, quitte à revoir les conditions du contrat de travail; par exemple, l'argument du salaire d'activité "faible" mais retraite favorable ne doit plus exister.

Par contre, la "pénibilité"objective" ( pas simple à analyser, quantifier) doit continuer à être prise en compte.

Je suis donc pour le grand déballage, n'en déplaise aux syndicats catégoriels; honte à ceux qui sont responsables de la mobilité de millions de français (RATP, SNCF). Que les salariés de l'Opéra fassent grève, aucun problème :siffle:
donc on peut faire grève du moment que cela ne vous dérange pas :mdr3: :mdr3: :mdr3:
expliquez comment à la SNCF, ils peuvent faire grève sans cesser le travail
train gratuit :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:
les gens ont pris leur billet parfois un mois avant
expliquer comment on fait grève sans cesser de travailler
le droit de grève n'est ce pas celui d'avoir le droit de cesser de travailler

vous me faites marrer avec votre syndicat réformiste qui fait de la casse sociale pour pouvoir exister par les dotations d'état et les caisses noirs du patronat et où tous les responsables à la fin de leur mandat ont un emploi promis et réservé par la haute finance et la caste politique

vous savez il y a un temps d'inertie pour tout y compris pour l'abandon de votre syndicat progressiste et cette inertie a commencé
et votre leader "berger" vient de s'en rendre compte
Quel nullité crasse ce mec! Je me fends d'un truc évident, objectif, synthétique, et cet ancien MINEUR mosellan, qui a profité du système comme personne ici!, nous la joue populiste du Café du Commerce d'Hayange, ceux qui après avoir voté socialiste et cotisé CGT...quand "c'était le bon temps des 30 glorieuses", ont retourné leur veste pour mettre la chemise brune d'Engelmann, cracher sur les syndicats comme des petits franchouillards opportunistes!

La grève oui...oh que oui!

mais la prise en otage des citoyens par des salariés qui sont à l'abri et PRIVILEGIES sur le dos des contribuables!!!!!!! dans des entreprises publiques qui ont un MONOPOLE - celui des transports publics de voyageurs urbains et extra urbains et le réseau électrique, NON, NON et NON!
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Fonck1 »

vivarais a écrit : 03 novembre 2019 10:07
Fonck1 a écrit : 03 novembre 2019 09:54 les retraites sont au bord du dépôt de bilan, j'espère que ça n'aura échappé à personne.
quelle en est la cause
s'il y avait le plein emploi et si toutes les cotisations d'un travail effectué en France étaient en France (travailleurs déplacés )
est ce que la caisse générale de la sécurité sociale serait au bord du dépôt de bilan
les caisses complémentaires et les caisses de certaines professions ; elles ne sont pas en déficit mais en excèdent

pour résoudre les effets il faut accepter de voir les causes qui les provoquent
on ne peut pas aussi empêcher sa propre misère si l'on veut prendre en compte toute la misère du monde
on ne fait qu'augmenter la misère de tous
même la plus belle fille du monde ne peut pas donner plus que ce qu'elle a
souvent on cite uniquement cette partie de la citation de paul valérie
qui se poursuit ainsi "il vaut mieux qu'elle le garde"
arrête ton cirque vivarais, tu n'es pas crédible.
c'est pas quelques t.d.c. détachés qui mettent à mal le système de retraites en france, et au fait, l'emploi est au plus bas depuis longtemps.
Macron est en train de remettre tout le monde a plat et il a raison, il n'y a pas de raisons que certains de gavent et d'autres pleurent, personne ne l'a fait depuis des lustres.
mais il faut y associer autre chose, c'est les prélèvements, le jour ou les artisans et autres cotiseront comme il faut, peut être ils auront des retraites convenables.
d'un côté, ils touchent plus d'argent de part leurs activités toute leu vie, si après ils viennent pleurer, c'est peut être qu'il fallait prévoir quand ils gagnaient de l'argent.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Kelenner »

UBUROI a écrit : 03 novembre 2019 10:23 La grève oui...oh que oui!

mais la prise en otage des citoyens par des salariés qui sont à l'abri et PRIVILEGIES sur le dos des contribuables!!!!!!! dans des entreprises publiques qui ont un MONOPOLE - celui des transports publics de voyageurs urbains et extra urbains et le réseau électrique, NON, NON et NON!
Et donc... les médecins gavés d'argent public, ils ont le droit ou pas ? Les agriculteurs blindés de subventions, bien ou non ? Les contrôleurs aériens, ils ont ton aval ? Ou alors c'est l'indignation sélective qui règne, sous des critères fumeux de "privilèges" dont on pointe tout le temps les mêmes sont parler des autres ?
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par UBUROI »

Kelenner a écrit : 03 novembre 2019 11:24
UBUROI a écrit : 03 novembre 2019 10:23 La grève oui...oh que oui!

mais la prise en otage des citoyens par des salariés qui sont à l'abri et PRIVILEGIES sur le dos des contribuables!!!!!!! dans des entreprises publiques qui ont un MONOPOLE - celui des transports publics de voyageurs urbains et extra urbains et le réseau électrique, NON, NON et NON!
Et donc... les médecins gavés d'argent public, ils ont le droit ou pas ? Les agriculteurs blindés de subventions, bien ou non ? Les contrôleurs aériens, ils ont ton aval ? Ou alors c'est l'indignation sélective qui règne, sous des critères fumeux de "privilèges" dont on pointe tout le temps les mêmes sont parler des autres ?
T'as bossé dans ta vie? Tu paies des impôts ou bien tu es assisté?
Moi, j'ai bossé dur pour bosser dans mon métier, et dur pendant ma carrière au RG des TS du privé. Ma femme a bossé dur pour avoir son boulot catégoris A après un" master" obtenu en 1978...avec 2 enfants; carrière contractuelle et fonctionnaire, multiactivités et une retraite dévalorisée!
On paie des impôts dont la TH (toi aussi?) et on en a marre en 2019 de payer pour ces emmerdeurs des monopoles d'Etat tels que la SNCF, la RATP et EDF!
Sarko a commencé le boulot de réforme, :icon_clap: :icon_clap: :icon_clap:
Que Macron continue comme il a été élu pour le faire :super: :super: :super:
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: «Retraites: salariés du privé et indépendants vont-ils être les seuls à trinquer?»

Message par Kelenner »

Je suis fonctionnaire de catégorie A, j'ai passé des concours, je paye tous mes impôts et je n'ai jamais bénéficié d'aucun centime d'aide de ma vie, ni coûté un seul centime à l'assurance-maladie ou au chômage, donc tu peux te garder tes leçons. De plus, tout ceci est hors-sujet; je constate que tu ne réponds pas à ma question, ce qui est assez significatif en soi.
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