il est interdit de rire
Coignard – Le monde délirant de François Ruffin
CHRONIQUE. Après la haine de Macron, après le gilet jaune, il devient « rouge et vert », profère des énormités et ne lit pas les pétitions qu'il signe. Par Sophie Coignard
Modifié le 07/11/2019 à 06:50 - Publié le 07/11/2019 à 06:48 | Le Point.fr
Francois Ruffin est devenu << rouge et vert >>, profere des enormites et ne lit pas les petitions qu'il signe.
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Connaissez-vous des riches qui préparent leur exil vers la Norvège  ? Qui apprennent à leurs enfants à parler suédois pour les préparer à vivre dans un pays où le réchauffement frappera moins qu'ailleurs  ? Vous, non. Mais François Ruffin, oui  ! C'est ce qu'il a déclaré ce mercredi 6 novembre au micro de France Inter, dans le cadre de la promotion de son nouveau livre, Il est où, le bonheur ? (Les liens qui libèrent). Il y appelle à une alliance entre les « rouges » et les « verts » pour opérer une révolution face au changement climatique qui menace. Mais, pour lui, nous ne sommes pas tous sur le même bateau puisque les plus nantis investissent déjà les pays scandinaves ou la Nouvelle-Zélande afin d'échapper aux rigueurs du réchauffement.
Après la haine de Macron, déclarée dès le mois de mai 2017 dans une tribune publiée dans Le Monde et proclamée ensuite à plusieurs reprises, le député LFI prône l'espérance en un monde meilleur car débarrassé des riches, donc des fléaux qui menacent la survie de la planète. Il ne propose aucune solution – ce n'est pas son rayon bien qu'il soit élu de la nation –, mais multiplie les grandes incantations…
Du football, pas de manif  !
Il est tout à coup moins à l'aise quand on l'interroge sur sa signature d'une tribune invitant, dimanche prochain, à une « marche contre l'islamophobie », dont certains initiateurs ne sont autres que des islamistes et des communautaristes patentés. Il n'est pas le seul dans ce cas. Le vert Yannick Jadot a passé un mauvais moment sur Franceinfo, mardi 5 novembre, pour les mêmes raisons. Il a lui aussi signé cet appel qui dénonce « des projets ou des lois liberticides »  ? Mais finalement il ne lui plaît pas. « Je ne valide pas l'ensemble de ce texte », qui « a très mal circulé », balbutie-t-il.
