C'est un sujet extraordinairement important!
Mais tu l'as un peu bâclé pour aller trop vite sans doute.
Voilà un passage du Point important:
...Le rapport aux médias de ces adolescents n'est pas conflictuel ou méfiant, il est quasi inexistant. La presse écrite, ils ne la lisent pas. La radio, ils ne l'écoutent pas. La télé, ils ne la regardent pas. Restent les réseaux sociaux, dont ils sont friands. Sur Snapchat, début décembre, certains ont reçu des photos de manifestants défilant en gilet jaune sur les Champs-Élysées. « Quand on voit ça, on dirait qu'il y a la guerre en France… » lâche quelqu'un. D'autres commentent sur Instagram les derniers événements en Algérie, s'interrogent sur le possible départ du président Bouteflika. Des bribes d'informations leur parviennent, incomplètes évidemment, déformées souvent. Ensemble, nous essayons d'aller plus loin, en nous appuyant sur des sources fiables et plus complètes. Leurs parents, quand ils le peuvent, se joignent volontiers aux débats....
Ca peut coller avec la réalité des adultes, non?
Autre passage
Aux côtés de leurs élèves, la plupart des enseignants s'investissent énormément. Ils écoutent, consolent, cherchent des solutions pour parer au plus urgent. Situations familiales inextricables, élèves déboussolés ou démotivés : les obstacles sont innombrables. « Où étais-tu la semaine dernière ? Il faut que tu dises à tes parents que l'école est o-bli-ga-toire », gronde une institutrice régulièrement confrontée à des absences injustifiées. Les familles, parfois, décident de dispenser leurs enfants de cours en plein milieu de l'année. Pas facile, au retour, de rattraper tout le travail manqué. Dans une autre classe, en primaire, un enfant d'une dizaine d'années raconte que son père lui a expliqué que la Terre n'était pas ronde mais plate – et qu'il ne fallait pas que la maîtresse essaie de leur faire croire le contraire. Le presque vrai et le totalement faux, le plausible et l'incohérent se mélangent à longueur de temps. Comment s'y retrouver, dans cet enchevêtrement permanent ?
Vous n'oublierez pas de parler de nous, hein ?
Déminer, remettre dans le contexte, multiplier les sources, démêler : c'est tout le travail du journaliste. C'est aussi celui que, pendant quelques mois cette année, ils auront eux-mêmes réalisé. Sans a priori, et jusqu'à y prendre du plaisir. J'ose espérer que cette expérience de quelques mois leur aura permis de s'émanciper, de voir les choses autrement. La journaliste impliquée, elle, en ressort forcément différente. Les questions des élèves sur son métier, leurs réactions, elle va y penser longtemps.
« Les journalistes, ils ne peuvent pas forcément connaître toute la vérité, finalement », observe une élève de quatrième à la fin de ma résidence. Elle me tend son agenda pour que je griffonne un petit mot sur la page de garde, en souvenir. Puis souffle : « Vous n'oublierez pas de parler de nous, hein ? À Roubaix, on dit toujours qu'il n'y a que du mauvais. Maintenant que vous connaissez, vous savez que ce n'est pas 100 % vrai… »
Ici, sur notre forum, nous ne sommes pas des journalistes, mais nous pourrions nous forcer à dire les choses simplement:
- quand nous donnons notre opinion; un "je pense que..." "je crois que..." seraient les bienvenus.
- quand nous citons un article de "RT- France"... avertissons le forumeur que nous allons balancer un détournement de fait interprété à la mode populiste russe
Quand nous citons Mediapar...précisons qu'il s'agit de l'extrait d'un blog qui n'engage que l' "Economiste effaré", encarté chez Attac ou chez Mélenchon. Cet article n'engageant que lui...
La dernière meilleure fake new que j'ai relevé ici était celle ci:
on parle de ce cas ; mais depuis samedi , des gens ont été poignardés mortellement aussi à bordeaux ; en Mayenne et à bourg les valences
cela vient d'être mentionné sur les infos allemandes avec l'info sur ce cas
