Une nouvelle étape dans ces concertations est prévue avec la visioconférence des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept, vendredi 15 mai. Mais les divisions entre Etats-membres sont criantes. La difficulté à faire consensus semble mettre Israël à l’abri de toute mesure de rétorsion forte. C’est ce qui apparaît dans un document interne du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), dont Le Monde a eu connaissance. Signé par Susanna Terstal, la représentante spéciale de l’Union européenne pour le Moyen-Orient, ce texte de trois pages s’inscrit dans la continuité des consultations informelles entre diplomates chargés de cette région, tenues à quatre reprises en février.
Le plan Trump, présenté fin janvier et entièrement favorable à l’Etat hébreu, « ne peut constituer une base pour une solution viable au conflit » israélo-palestinien, souligne le rapport. Pourtant, les discussions ont aussi fait apparaître une chose : « Malgré l’exemple de la Crimée, il n’existe pas de volonté chez les Etats membres de sanctionner Israël en cas d’annexion. » Cette référence à la province ukrainienne absorbée par la Russie en 2014 est fondamentale. L’opération organisée par Moscou avait entraîné l’adoption d’un éventail de sanctions européennes.
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