Emmanuel Macron ne l’a pas annoncé officiellement, mais nombre de responsables de l’exécutif tiennent l’enterrement pour acquis. Selon les informations de Marianne, l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives est en passe d’être abandonnée. Macron avait pourtant défendu cette mesure pendant sa campagne présidentielle, au nom d’une meilleure représentation du pluralisme politique. Et pour cause : elle figurait dans son accord décisif avec François Bayrou.
"C’est enterré à 85%", glisse un cadre de La République en marche, avec un certain souci de la précision. Plusieurs raisons se conjuguent. D’abord, l’enlisement de la réforme des institutions. Interrompu à l’été 2018 par l’affaire Benalla, ce texte prévoyait aussi une réduction d’un quart du nombre de parlementaires, entre autres dispositions. Le gouvernement en a présenté l’été dernier une nouvelle mouture, qui fixait à 20% le taux de députés élus à la proportionnelle. Mais il n’a jamais renvoyé la réforme dans les tuyaux parlementaires, invoquant une absence d’accord avec le Sénat. Et ce n’est pas parti pour s’arranger : l’Elysée et la chambre haute sont en guerre ouverte et la ligne est coupée entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher...
hé oui.....quand on a pas toutes les institutions du pays au pied, on ne fait pas ce que l'on veut.
en fait, le titre est faux et bien faux, c'est le sénat qui bloque, pas Macron.
Mais il n’a jamais renvoyé la réforme dans les tuyaux parlementaires, invoquant une absence d’accord avec le Sénat. Et ce n’est pas parti pour s’arranger : l’Elysée et la chambre haute sont en guerre ouverte et la ligne est coupée entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher...
c'est surtout ça, la politique, et pourquoi tout le monde doit être consensuel, au risque de ne jamais rien avancer.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
Romain Gary De Romain Gary
Emmanuel Macron ne l’a pas annoncé officiellement, mais nombre de responsables de l’exécutif tiennent l’enterrement pour acquis. Selon les informations de Marianne, l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives est en passe d’être abandonnée. Macron avait pourtant défendu cette mesure pendant sa campagne présidentielle, au nom d’une meilleure représentation du pluralisme politique. Et pour cause : elle figurait dans son accord décisif avec François Bayrou.
"C’est enterré à 85%", glisse un cadre de La République en marche, avec un certain souci de la précision. Plusieurs raisons se conjuguent. D’abord, l’enlisement de la réforme des institutions. Interrompu à l’été 2018 par l’affaire Benalla, ce texte prévoyait aussi une réduction d’un quart du nombre de parlementaires, entre autres dispositions. Le gouvernement en a présenté l’été dernier une nouvelle mouture, qui fixait à 20% le taux de députés élus à la proportionnelle. Mais il n’a jamais renvoyé la réforme dans les tuyaux parlementaires, invoquant une absence d’accord avec le Sénat. Et ce n’est pas parti pour s’arranger : l’Elysée et la chambre haute sont en guerre ouverte et la ligne est coupée entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher...
attendez en 2022 lorsqu'il sera convaincu que pour les législatives ce sera la bérézina pour LREM comme pour le PS en 2017
non seulement il mettra une dose de proportionnelle mais instituera la proportionnelle complète avoir encore quelques députés LAREM en plus
tout va dépendre des résultats que va obtenir LAREM aux régionales et aux départementales à la majorité absolue en 2021
les régionales et les départementales avaient annoncé la bérézina des socialistes aux législatives et ce malgré la modification de la carte électorale des cantons et régions (ils avaient perdu la majorité donc la présidence de la plupart des régions et même aucuns élus dans 2 régions (haut de France et paca )
latresne a écrit : 15 juin 2020 11:34
La proportionnelle c'est le retour au régime des partis ,à la IV république ,un changement constant de gvt ,l'instabilité assurée .
Pas nécessairement, ça pourrait être aussi le temps des alliances politiques de projets et la fin d'une large majorité dégagée grâce à 8 millions de voix seulement, donc largement "illégitime" et extrêmement peu représentative du peuple.
latresne a écrit : 15 juin 2020 11:34
La proportionnelle c'est le retour au régime des partis ,à la IV république ,un changement constant de gvt ,l'instabilité assurée .
Pas nécessairement, ça pourrait être aussi le temps des alliances politiques de projets et la fin d'une large majorité dégagée grâce à 8 millions de voix seulement, donc largement "illégitime" et extrêmement peu représentative du peuple.
Ce genre de truc, faut savoir doser. Une dose, pourquoi pas. Une trop forte dose et on retombe dans les travers de la IVième.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
latresne a écrit : 15 juin 2020 11:34
La proportionnelle c'est le retour au régime des partis ,à la IV république ,un changement constant de gvt ,l'instabilité assurée .
Pas nécessairement, ça pourrait être aussi le temps des alliances politiques de projets et la fin d'une large majorité dégagée grâce à 8 millions de voix seulement, donc largement "illégitime" et extrêmement peu représentative du peuple.
Ca diviserait surtout encore plus la société en encourageant les intérêts catégoriels, le lobbyisme et le communautarisme!
Fonck1 a écrit : 15 juin 2020 10:20
hé oui.....quand on a pas toutes les institutions du pays au pied, on ne fait pas ce que l'on veut.
en fait, le titre est faux et bien faux, c'est le sénat qui bloque, pas Macron.
Mais il n’a jamais renvoyé la réforme dans les tuyaux parlementaires, invoquant une absence d’accord avec le Sénat. Et ce n’est pas parti pour s’arranger : l’Elysée et la chambre haute sont en guerre ouverte et la ligne est coupée entre Emmanuel Macron et Gérard Larcher...
c'est surtout ça, la politique, et pourquoi tout le monde doit être consensuel, au risque de ne jamais rien avancer.
En referendum j'ai aucun doute que ça passerait, mais visiblement même une petite dose de proportionnelle c'est trop.
Peut être ont-ils changer depuis cet article et le résultat des municipales; clairement le MODEM et LREM s'ils veulent continuer à exister, la proportionnel semble inévitable(surtout pour le MODEM), mais LREM étant le parti d'un seul homme, tout dépend de sa volonté à lui; quelque chose me dit que s'il perd en 2022, savoir qu'il ya quand même des députés LREM, il s'en fou totalement.
Un gouvernement des élites, par les élites , pour les élites, vive la démocratie!
Stounk a écrit : 15 juin 2020 11:37
Pas nécessairement, ça pourrait être aussi le temps des alliances politiques de projets et la fin d'une large majorité dégagée grâce à 8 millions de voix seulement, donc largement "illégitime" et extrêmement peu représentative du peuple.
Ca diviserait surtout encore plus la société en encourageant les intérêts catégoriels, le lobbyisme et le communautarisme!
Le système actuelle ou 20% des français suffisent (avec l'aide des médias) à gagner une majorité pour 5ans n'est-ils pas pire que la division potentiel que créerait une petite dose de proportionnelle?
Serait-ce un drame absolu que RN, LFI, communiste aient plus de députés? Serait-ce un drame absolu qu'un partie comme le NPA en ai quelques-un?.
Un gouvernement des élites, par les élites , pour les élites, vive la démocratie!
Stounk a écrit : 15 juin 2020 11:37
Pas nécessairement, ça pourrait être aussi le temps des alliances politiques de projets et la fin d'une large majorité dégagée grâce à 8 millions de voix seulement, donc largement "illégitime" et extrêmement peu représentative du peuple.
Ca diviserait surtout encore plus la société en encourageant les intérêts catégoriels, le lobbyisme et le communautarisme!
C'est sûr que ça nous changerait que les intérêts catégoriels prioritaires ne soient plus ceux des plus riches.
Un gouvernement des élites, par les élites , pour les élites, vive la démocratie!
Stounk a écrit : 15 juin 2020 11:37
Pas nécessairement, ça pourrait être aussi le temps des alliances politiques de projets et la fin d'une large majorité dégagée grâce à 8 millions de voix seulement, donc largement "illégitime" et extrêmement peu représentative du peuple.
Ca diviserait surtout encore plus la société en encourageant les intérêts catégoriels, le lobbyisme et le communautarisme!