ÉDITO. La crise sanitaire et économique a fait resurgir un trait de caractère bien français, l'envie sociale, dont les origines sont lointaines. Par Laetitia Strauch-Bonart
Publié le 16/06/2020 à 17:26 | Le Point.fr
Le Preteur et sa femme de Quentin Metsys, 1514.
Le Prêteur et sa femme de Quentin Metsys, 1514. © Wikimedia Commons
Qui doit payer pour la crise sanitaire ? Pour les Français, la réponse est toute trouvée : selon une enquête Elabe pour Les Échos réalisée début juin, sept sondés sur dix considèrent que le rétablissement de l'ISF est une mesure de relance efficace, tandis que 68 % soutiennent l'idée d'une « contribution exceptionnelle » des plus aisés. Des personnalités comme Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, ou encore l'économiste Esther Duflo sont sur la même longueur d'onde, tout comme des politiques de gauche, inspirés par l'idée d'une « taxe Jean Valjean » lancée par l'acteur Vincent Lindon.
On le sait, taxer les riches pour sortir de l'ornière n'est pas une solution miracle – cela peut même provoquer de nombreux effets pervers. D'où cette interrogation : pourquoi les Français l'invoquent-ils si aisément ? Très certainement en raison d'une émotion tenace dans notre pays, l'envie sociale.
Le « coefficient d'envie sociale »
Dans un ouvrage récent qui vient d'être traduit en anglais (The Rich in Public Opinion : What We Think When We Think about Wealth, Cato Institute), le chercheur Rainer Zitelmann se propose de mesurer l'étendue de ce sentiment dans quatre pays occidentaux. Pour ce faire, il s'appuie sur des questions comme la suivante : « Dans quelle mesure êtes-vous d'accord avec cette affirmation ? Je pense qu'il serait juste d'augmenter substantiellement l'imposition des millionnaires, même si cela ne me bénéficiait pas personnellement. » Cela lui permet de calculer un « coefficient d'envie sociale » qui est de 1,26 pour la France, 0,97 pour l'Allemagne, 0,42 pour les États-Unis et 0,37 pour le Royaume-Uni. Lorsque celui-ci est supérieur à 1, le nombre des envieux est plus grand que celui des non-envieux, et vice-versa. En d'autres termes, la France est championne en la matière.
Le questionnaire employé par Zitelmann laisse voir la particularité du ressentiment social : il s'agit de vouloir priver autrui d'un bien sans pour autant se l'approprier. L'envieux se réjouit que le privilégié perde son avantage même si celui-ci n'échoit à personne. L'idée d'une taxe supplémentaire sur les riches, dont le produit serait minime – entre 1 et 6 milliards d'euros selon les différentes propositions, à ramener à des dépenses totales de 500 milliards depuis le début de la crise –, appartient bien à cette catégorie, car il ne s'agit pas tant d'imposer les plus aisés pour aider les plus pauvres que d'exiger d'eux un geste symbolique.[/quote]
comme je ne pose que les propos du Point , j 'ose éspèrer qu' il n ' y a pas de faute de ponctuation afin d' éviter la censure
Message par Brouette » 18 juin 2020 17:53
gare au gorille a écrit : ↑18 juin 2020 13:02
Mon aversion des riches est avant tout basée sur la logique, la raison, et non sur une vague motivation subjective.
Le nombre de riches et leur fortune et tout simplement trop importante par rapport au niveau de vie des autres français, les plus riches qui sont en plus ceux qui paient le moins d'impôt.
Ce n'est pas de la haine bête et méchante comme celle de Victor, c'est une réflexion basée sur la science et sur les mathématiques (les inégalités comme la fortunes des plus riches ne fond qu'augmenter).
savez vous faire la différence entre raisonnement subjectif et raisonnement objectifMon aversion des riches est avant tout basée sur la logique, la raison, et non sur une vague motivation subjective.
voila un propos subjectif , qui dans le sujet est une preuve de jalousieLe nombre de riches et leur fortune et tout simplement trop importante par rapport au niveau de vie des autres français
votre opinion est tout ce qu' il y a de plus subjectif . Démonstration une nouvelle fois si besoin était de l ' impossibilité de discuter avec des gens qui en connaissent pas le sens des mots
Larousse
DÉFINITIONS
Qui relève du sujet défini comme être pensant, comme conscience individuelle, par opposition à objectif.
Se dit de ce qui est individuel et susceptible de varier en fonction de la personnalité de chacun : Une interprétation subjective d'un texte.
Qui fait une part exagérée aux opinions personnelles ; partial : Une critique subjective

