Ce lundi, depuis le siège de son parti à Nanterre, Marine Le Pen a rendu hommage au défunt professeur et dénoncé « l’idéologie criminelle qui tue de manière régulière dans notre pays ».
Source:Le Parisien.
Une charge contre les gouvernements qui se sont succédé depuis une trentaine d'années, et une batterie de propositions pour tenter de lutter contre le « terrorisme islamiste ». Marine Le Pen a souhaité laisser passer le week-end avant de prendre pour la première fois publiquement la parole à propos de l'attentat qui a touché Conflans-Saint-Honorine, vendredi, avec l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty.
Depuis le siège de son parti à Nanterre, la patronne du RN a rendu hommage au défunt professeur – plus tôt dans la matinée elle était allée déposer une gerbe devant son collège – et dénoncé « l'idéologie criminelle qui tue de manière régulière dans notre pays ».
Marine Le Pen a demandé « la mise en œuvre immédiate d'une commission d'enquête » pour « chercher à comprendre si, et dans quelles conditions, il (NDLR : Samuel Paty) a pu être abandonné par sa hiérarchie ».
Charge également à cette commission de « comprendre les défaillances administratives […] qui ont permis l'admission en France de l'assassin et sa famille », a-t-elle déclaré.
«L'éradication de l'islamisme n'est plus une option»:
« Ce qui s'est passé le 16 octobre n'est pas vraiment une surprise », a poursuivi la députée du Pas-de-Calais, accusant les gouvernements depuis une trentaine d'années de n'avoir pas assez agi, évoquant des « déclarations et actes de guerre (NDLR : de l'islamisme) que nos dirigeants ont toujours cherché à minimiser ».
« La République doit reprendre le contrôle. L'éradication de l'islamisme sur le sol français n'est plus une option », a-t-elle enfin professé, expliquant que « puisque le terrorisme est un acte de guerre, il exige une législation de guerre », dans le cadre de l'Etat de droit. Procédures policières « spécifiques », renforcement des moyens de police nationale et municipale, création de centres pénitentiaires « adaptés »
… Celle qui est d'ores et déjà candidate déclarée à la présidentielle de 2022 a également demandé des « déchéances effectives de nationalité » ainsi que « la révision des conditions d'expulsions » d'individus qui seraient en lien avec la mouvance radicale islamiste.
Marine Le Pen a par ailleurs dénoncé « l'insuffisante et anachronique stratégie d'endiguement » d' Emmanuel Macron qui avait prononcé un discours et fait des annonces contre le « séparatisme » le 2 octobre dernier.
Dimanche, des dizaines de milliers de manifestants – représentants de partis politiques compris – se sont massés place de la République pour rendre hommage au professeur assassiné, mais aucun élu Rassemblement national n'avait fait le déplacement.
La raison avancée : ses responsables sont « dans l'action politique, travaillent à quelque chose de plus concret et en ont un peu marre de la politique de la bougie », a-t-on tenté de justifier au parti.
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