Source:Le Parisien.
« Fluctuat nec mergitur »...
...Le Premier ministre Jean Castex a sobrement tweeté ce vendredi matin la devise de la Ville de Paris (« Battue par les flots mais elle ne sombre pas »), avant de poster tout au long de la matinée de multiples photos des cérémonies célébrées, sur les différents lieux du drame, en hommage aux 130 morts et 350 blessés des attaques perpétrées en novembre 2015 en région parisienne.
Accompagné du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, du ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti, des préfets et des procureurs concernés, d'élus locaux et des présidents des deux associations de victimes sont partis de Paris, le Premier ministre a marqué un premier temps d'arrêt devant le Stade de France à Saint-Denis.
C'est là qu'une plaque commémorative célèbre la mémoire des victimes du premier attentat - trois explosions qui ont coûté la vie à Manuel Dias, conducteur de car et blessé 52 personnes.
Le recueillement s'est ensuite poursuivi devant les terrasses qui avaient été prises pour cible par un second commando meurtrier, dans les Xe et XIe arrondissements parisiens. Cet hommage aux victimes s'est achevé devant la salle de concert du Bataclan où 90 personnes ont péri sous les balles des terroristes.
Les responsables politiques ont également été nombreux à revenir sur ce triste anniversaire. « Aujourd'hui, je pense beaucoup aux familles, leur deuil n'est pas achevé », a expliqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur BFMTV, en relevant que le terrorisme reste « une menace majeure pour notre pays, nos valeurs », et « exige de notre part une très grande fermeté ».
Ex-Premier ministre de François Hollande, Manuel Valls a souligné sur Twitter qu'« hier comme aujourd'hui, nous sommes attaqués car nous sommes une démocratie, une république laïque, une culture tolérante, une civilisation. »
De son côté, pour Valérie Rabault, la présidente du PS à l'Assemblée, « le combat pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité doit être poursuivi et mené avec détermination. »
Pour Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, face à ce « traumatisme terrible », « plus que jamais, notre devoir, pour eux tous (les victimes, NDLR) et leurs proches, c'est l'intransigeance totale et la combativité face à la barbarie islamiste. »
Pour les victimes et proches de victime, écartés de ces cérémonies en raison du coronavirus, c'est plutôt la déception qui domine. Seuls les présidents des deux associations Life for Paris et 13 onze 15 -Fraternité et vérité ont pu y participer.
« Des adhérents ont exprimé une forte déception, et pour être transparent, de la colère », explique Philippe Duperron, président de 13 onze 15, qui regroupe plus de 350 membres en ajoutant : « Ils ont du mal à comprendre qu'on les prive de ce moment, alors qu'on organise des enterrements, et qu'on peut faire ses courses en grande surface. »
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