Les aides sociales aux actifs représentent en France 5,3% du PIB.
Source:Le Figaro.
La France garde la première place du podium en matière de dépenses publiques sociales. Selon les derniers chiffres de l'OCDE, l'Hexagone a consacré l'an dernier 32% de son PIB à ces dépenses, bien plus que la moyenne des 38 pays membres qui s'élève à 19,9%.
La France devance ainsi la Finlande (29,6%) et le Danemark (29,2%) mais aussi l'Allemagne (25,4%) et la Norvège (25,2%). Elle se trouve également à des années-lumière du Mexique (7,5%), de la Corée (10,%) et du Chili (11,4%) qui clôturent ce classement.
.............Dépenses publiques sociales par grand domaine de politique sociale, en pourcentage du PIB OCDE:.....Lien du tableau:
https://i.f1g.fr/media/cms/704x543_crop ... 1e2d73.png
Comme dans le reste des pays de l'OCDE, la plus grosse part de ces dépenses sociales est dédiée aux pensions de retraite et de réversion ainsi qu'au système de santé. Les retraites et réversion pèsent 13,6% du PIB français, plus que la moyenne (7,8%) mais moins qu'en Italie et en Grèce où elles représentent plus de 15% du PIB.
La France est en revanche championne des dépenses de santé avec 8,5% de son PIB dédié à ce poste, contre 5,6% en moyenne. «Ces différences de dépenses publiques sont liées à la structure d'âge des populations et à la nature des systèmes de santé et de pension, c'est-à-dire la générosité des systèmes et la proportion à laquelle les pays ont recours aux régimes privés d'assurance maladie et de pension», explique l'OCDE.
Les aides sociales aux actifs (que l'OCDE appelle «soutien au revenu de la population en âge de travailler») représentent en France 5,3% du PIB. Elles regroupent les allocations-chômage, allocations familiales ou encore les dépenses pour invalidité.
Bien qu'au-dessus de la moyenne (3,7%), la France n'est pas numéro 1 dans cette catégorie. Elle est devancée par la Norvège (5,9%) et la Finlande (5,7%).
L'effet Covid:
L'OCDE constate globalement que les dépenses publiques sociales sont, années après années, tirées vers le haut par le vieillissement de la population mais aussi les crises économiques. Le pic des dépenses, à 21% du PIB en moyenne dans l'ensemble de l'OCDE, avait d'ailleurs été atteint lors de la crise financière de 2009.
S'en était suivi un rebond de l'économie mondiale ayant permis de faire revenir ces dépenses publiques sous la barre des 20% ces dix dernières années.
Mais la crise du Covid met un coup d'arrêt à cette dynamique. «La pandémie de 2020 devrait entraîner une nette augmentation des dépenses sociales. Les demandes adressées aux systèmes de soins de santé ont évidemment augmenté, et un large éventail de soutiens sociaux a été mis en place ou étendu pour aider les personnes à faire face aux effets économiques de la pandémie», souligne l'OCDE. «Le Covid-19 a entraîné des dépenses dans toute une série de domaines de la politique sociale en 2020, mais on ne sait pas encore quelle sera l'ampleur de l'effet global», ajoute-t-elle.
Chômage partiel, hausse des prestations sociales et des dépenses de santé... La France a particulièrement ouvert les vannes au printemps et ne les a pas refermées depuis. La seule prise en charge de l'activité partielle s'élève à 34 milliards d'euros.
«Ce soutien à l'économie tricolore est le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces dépenses sont des investissements sur le capital humain et matériel de notre pays et lui permettront de repartir très rapidement», a fait savoir Bruno Le Maire dimanche.
Alors que l'activité économique devrait se contracter de 11% cette année selon les prévisions du gouvernement, le poids des dépenses publiques sociales dans le PIB va mécaniquement grimper, prévient l'OCDE.
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la- ... s-20201201

