Jean-Vincent Placé, ancien secrétaire d’État et sénateur, condamné pour « harcèlement sexuel »
En 2016, Jean-Vincent Placé, alors secrétaire d’État au sein du gouvernement Valls, avait eu une conduite déplacée envers une gendarme affectée à la sécurité du logement de fonction. Des faits qui relèvent du harcèlement sexuel a estimé la justice. Il a été condamné, lundi 1er mars, à 5 000 € d’amende.
« Venez avec moi et vous verrez, ça va être sympa »
Une gendarme affectée à la sécurité du bâtiment se trouve à l’entrée, il tente de l’embrasser contre son gré, puis l’invite à le suivre en ces termes : « Venez avec moi et vous verrez, ça va être sympa. » Suffisant pour caractériser le harcèlement sexuel selon le Code pénal, qui punit « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ».
À l’époque, la gendarme avait averti sa hiérarchie avant que Jean-Vincent Placé présente des excuses. Finalement, la victime a décidé de porter plainte en 2020. Le tribunal a condamné Jean-Vincent Placé, qui a reconnu les faits, à 5 000 € d’amende dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Pas inscrite au casier judiciaire
Cette procédure garantit généralement une certaine confidentialité qui convenait, selon Le Monde, autant au coupable qu’à la victime, à qui Jean-Vincent Placé a été contraint de verser 2 000 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral.
Cette nouvelle condamnation ne figurera pas au casier judiciaire de l’intéressé. C’était déjà le cas des trois mois de prison avec sursis et les 1 000 € d’amende qui lui avaient été infligés en septembre 2018 pour violences et outrages.
Il avait, à l’époque, lors d’une soirée arrosée dans un bar du centre de Paris, importuné et poussé une cliente puis insulté des policiers.
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