Rien à ajouter après cette excellente analyse de Libé, pourtant journal proche du PS.Ils préfèrent leurs intérêts personnels et boutiquiers à l’intérêt général. Ils préfèrent laisser passer Macron ou pire Le Pen plutôt que de s’effacer derrière l’un d’entre eux. La gauche n’est pas irréconciliable, non, elle est irresponsable.
Ils se complaisent dans leurs égos et leurs querelles picrocholines. Ils surjouent leurs divisions pour ne surtout pas s’unir. Ils ne sont à la hauteur ni du moment, ni de leurs électeurs. Ils nous conduisent fatalement à la défaite. Ils sont la gauche la plus conne du monde.
Ils ont organisé une réunion pour faire croire qu’ils se souciaient d’unité, mais surtout pour ne pas avancer. Ils en sont ressortis pour nous expliquer benoîtement qu’il fallait s’accorder sur un programme, avant la candidature. On peut certes déplorer la présidentialisation de la Ve République mais, enfin, les institutions ne vont pas changer à un an du scrutin. Ce qui signifie que la candidature unique est le seul enjeu qui vaille aujourd’hui. L’alpha et l’oméga. Le seuil de la qualification pour le second tour se jouera autour de 25 %. La gauche pèse entre 25 % et 30 %. En conséquence, une candidature unique a une chance (non une certitude) de parvenir au second tour ; deux, trois ou quatre seront en revanche mathématiquement éliminées. Simple. Basique. Dès lors, toute gauche mue par la rationalité et l’intelligence collective devrait tout faire pour n’avoir qu’un candidat. Et ne débattre que des modalités d’y parvenir : primaires ouvertes, tirage au sort, ticket président-Premier ministre, conclave jusqu’à la fumée blanche, que sais-je encore. En discutent-ils ? Non. Tout est fait pour évacuer le sujet et le délégitimer. L’un théorise que lorsque la gauche a gagné, elle s’était toujours présentée avec plusieurs candidats au premier tour. C’est vrai mais c’est oublié qu’en ces temps là , elle obtenait plus de 40 % des voix au premier tour, pas 25. L’autre se dit «défavorable» aux primaires sans que l’on sache pourquoi et privilégie son calendrier individuel. Le troisième refuse une «union au rabais», la disqualifiant avant même de l’envisager. Arguties, enfumage, jugements péremptoires sont convoqués pour ne pas aborder l’essentiel : comment aboutir à une candidature unique dans une élection qui n’autorise pas autre chose ?
Ah si, dans la même logique, Martinez qui continue a clamer que les militants de la CGT ont été attaqués par des groupes d’extrême droite durant la manif du 1er mai alors qu'un groupe d’activistes d’extrême gauche a témoigné avoir été présent et actif a ce moment. La fédération syndicale la plus bête du monde sans doute...
