En effet, aucun employeur reconnu responsable d'un accident tu travail mortel de son employé n'est emprisonné en France, meme avec les pires circonstances atténuantes évoquées. Des manquements très graves a la sécurité sont constatées dans de très nombreuses entreprises, et le seul frein c'est quand l'employeur paye de fortes cotisations a la CARSAT quand son entreprise a trop d'accidents du travail.Alors qu’aujourd’hui est célébrée la Journée internationale de la sécurité et de la santé au travail, syndicats et associations dénoncent une situation déplorable en Europe et catastrophique dans l’Hexagone.
En matière d’accidents et de décès au travail, la situation des travailleurs européens est peu reluisante. Quant aux salariés français, leur situation est la pire au sein de l’Union européenne (UE). C’est l’affligeant constat qui se dégage de plusieurs analyses rendues publiques aujourd’hui, une date symbolique puisque voilà maintenant dix-neuf ans que le 28 avril a été choisi par l’Organisation internationale du travail comme Journée internationale de la sécurité et de la santé au travail. Ce jour, qui commémore aussi depuis 1996 les travailleuses et travailleurs morts ou blessés au travail, est l’occasion pour la Confédération européenne des syndicats (CES) de tirer la sonnette d’alarme : si rien n’est fait pour rendre les lieux de travail plus sûrs, l’Union européenne aura à déplorer plus de 27 000 décès d’ici à 2029.
L’irresponsabilité de certains employeurs
« Personne ne devrait quitter la maison en s’inquiétant de savoir si il ou elle reviendra auprès de sa famille après une journée de travail, déclare Claes-Mikael Stahl, le secrétaire général adjoint de la CES, dans un communiqué. C’est pourtant la réalité pour de nombreux travailleurs en raison de l’irresponsabilité de certains employeurs, qui font des économies pour augmenter leurs bénéfices au détriment de la sécurité, et de politiciens qui, pour des raisons idéologiques, s’attaquent aux règles de bon sens en matière de sécurité et aux inspections du travail. » La confédération pointe notamment la chute préoccupante du nombre d’inspections de sécurité dans les lieux de travail effectuées en Europe (un demi-million de moins par rapport au début de la dernière décennie), ou encore l’exposition de millions de salariés à des substances cancérigènes. Un véritable « scandale » qui coûterait à lui seul « la vie à plus de 100 000 personnes chaque année ».
« Ces morts, ces tragédies (…) ne sont pourtant pas inévitables ; il est grand temps de faire de la vie des travailleurs une priorité », conclut le syndicaliste, dont l’organisation publie en cette date anniversaire un « manifeste zéro mort au travail », sommant les leaders européens d’ « agir plutôt que (de) discourir pour sauver des vies ». Dans cette déclaration, plus d’une soixantaine de ministres, eurodéputés et experts en matière de santé et de sécurité au travail exigent publiquement la promotion d’actions concrètes menée par la Commission et le Parlement européens, notamment en matière de formation, d’inspection et de sanctions « pour mettre fin aux accidents mortels d’ici à 2030 ».
J'ai un ami qui a failli mourir au travail. Son chef de chantier, sous pression du patron, lui a ordonné de monter sur une structure en hauteur sans a voir prévu de matériel règlementaire ( harnais, PTI etc)et sans formation. La structure s'est brisée et il a été retrouvé dans une marre de sang et inconscient trente minutes plus tard. Ca fait deux ans et demi que l'employeur refuse de payer quoi que ce soit, invoque la faute de mon ami, a mandaté des collègues de l'entreprise pour le faire craquer et abandonner les poursuites . Il s'en fout il ne risque pas grand chose si ce n'est une forte amende et du sursis.
En France les juges retiennent que mettre un employeur en prison c'est risquer de faire couler la boite et de mettre des gens au chômage, mais dans d'autres pays, ce genre d'argument n'est pas retenu, l'employeur va en taule et ca fonctionne car le taux de morts au travail est très bas...

