Les compagnies pétrolières peu pressées d’investir au Venezuela, au grand dam de Trump

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
Répondre
Avatar du membre
Corvo
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 31009
Enregistré le : 31 décembre 2018 07:01

Les compagnies pétrolières peu pressées d’investir au Venezuela, au grand dam de Trump

Message par Corvo »

Donald ira creuser avec sa pelle et son seau...couleur pétrole évidemment.🛢️🛢️

Donald Trump a convoqué vendredi à la Maison-Blanche les grands groupes pétroliers, leur promettant monts et merveilles pour les convaincre d’investir massivement au Venezuela. Mais il n’a guère suscité l’enthousiasme, constate la presse internationale.

Vendredi, Donald Trump avait un message pour les compagnies pétrolières : le Venezuela est désormais ‘ouvert aux affaires’, et le président américain a promis que les ressources du pays seraient exploitées au profit des États-Unis, des compagnies pétrolières – et accessoirement, des Vénézuéliens”, observe The Guardian.

Lors d’une réunion organisée à la Maison Blanche avec les responsables des principaux groupes pétroliers américains et de quelques compagnies internationales, Donald Trump “a réitéré ses affirmations selon lesquelles l’arrestation de Nicolás Maduro représentait une opportunité sans précédent pour les compagnies pétrolières américaines en matière d’extraction”, ajoute le quotidien britannique.

Mais si le locataire de la Maison-Blanche “a pressé” les dirigeants présents d’aller “planter leurs drapeaux” au Venezuela pour y exploiter “l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde”, la plupart d’entre eux “se sont toutefois abstenus de s’engager publiquement à investir rapidement”, constate The Wall Street Journal.

S’ils ne cachent pas “leur intérêt pour l’exploration de nouvelles opportunités” dans le pays latino-américain, “ils ont toutefois indiqué avoir besoin de garanties de sécurité et d’une réforme du cadre juridique et commercial vénézuélien avant d’envisager d’y investir”, précise le quotidien économique.

Sécurité totale
“L’absence d’engagements fermes de la part des dirigeants de sociétés telles qu’Exxon Mobil, Chevron et ConocoPhillips”, parmi celles convoquées par Donald Trump, “a soulevé des doutes quant à l’affirmation du président selon laquelle les producteurs de pétrole américains étaient prêts à dépenser 100 milliards de dollars [86 milliards d’euros] ou plus pour reconstruire l’infrastructure pétrolière du Venezuela”, relève Politico.

Avant la réunion à huis clos, le président a promis devant la presse un avenir radieux à tous ceux qui voudraient investir au Venezuela, assurant que les compagnies pétrolières bénéficieraient d’une “sécurité totale” pour opérer et que leur seul interlocuteur serait le gouvernement américain. “Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela”, a-t-il lancé.

Et si vous ne voulez pas y aller, faites-le-moi savoir, car j’ai 25 personnes qui ne sont pas là aujourd’hui et qui sont prêtes à prendre votre place”, a-t-il affirmé.

Mais en dépit de ses promesses – et de ses menaces – le président et ses conseillers sont sortis de la réunion “sans obtenir d’engagements majeurs de la part des entreprises pour investir des milliards de dollars dans le pays, après avoir rencontré un profond scepticisme quant au plan de l’administration visant à assurer la stabilité à long terme du Venezuela”, observe CNN.

Les patrons des compagnies pétrolières “ont averti à plusieurs reprises que tout nouvel investissement ne serait probablement rentable que dans plusieurs années et dépendrait grandement de la manière dont l’administration gérerait l’incertitude des prochains mois”, ajoute la chaîne américaine.

“Pertes colossales”
“L’incertitude politique” reste trop élevée, confirme El País. “Ils n’ont pas oublié les pertes colossales subies lorsque Hugo Chávez a décidé de nationaliser le secteur il y a près de vingt ans. C’est pourquoi ils exigent des garanties juridiques et financières pour des investissements de plusieurs milliards de dollars, dont le retour sur investissement prendra des années”, explique le quotidien espagnol.

Le plus sceptique était sans doute Darren Woods, le patron d’Exxon Mobil, qui a déclaré sans ambages que le Venezuela était aujourd’hui un pays où il était “impossible d’investir” et qu’“un certain nombre de cadres juridiques et commerciaux devraient être mis en place avant même de pouvoir comprendre quel type de rendement” pourrait justifier un quelconque investissement.

Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, des changements assez importants seraient nécessaires”, a-t-il averti.

Même l’investisseur Harold Hamm, un important explorateur pétrolier et donateur majeur de Trump, a indiqué qu’il aurait besoin de beaucoup plus d’assurances avant de soutenir le plan de réinvestissement du gouvernement”, souligne CNN.

En résumé, Donald Trump a beau promettre des lendemains qui chantent, “pour l’instant, le secteur pétrolier ne semble pas convaincu”, tacle la chaîne américaine.

https://www.courrierinternational.com/a ... ump_239202
vivarais
Rang Tisiphonesque
Rang Tisiphonesque
Messages : 47274
Enregistré le : 04 avril 2018 16:39

Re: Les compagnies pétrolières peu pressées d’investir au Venezuela, au grand dam de Trump

Message par vivarais »

Ne vous inquiétez pas des que la situations sera stabilisée dans quelques semaines , elles se précipiteront tout comme les requins de la haute finance
Répondre

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »