Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

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Corvo
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Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par Corvo »

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a signé le texte, ce samedi 17 janvier, malgré le désaccord de la France et d’une large partie du monde agricole européen.

L’accord tant contesté est signé. Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne ont conclu, ce samedi 17 janvier au Paraguay, le traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole. Ensemble, les deux blocs représentent 30 % du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs.

«Nous optons pour un commerce juste plutôt que des droits de douane, pour un partenariat productif à long-terme plutôt que l’isolement. Et par-dessus tout, nous entendons apporter des avantages concrets et tangibles à nos peuples et nos entreprises», s’est félicitée la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Asunción, la capitale du Paraguay où s’est déroulée la signature et qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain. Pour Santiago Peña, le président du Paraguay, le texte est un «signal clair en faveur du commerce international» dans un contexte de «tensions».

La Commission européenne négociait cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). Vendredi à Bruxelles, une majorité d’Etats européens a soutenu le traité, malgré l’opposition de plusieurs pays, dont la France.

Avant Asunción, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est rendue à Rio de Janeiro vendredi avec António Costa, le président du Conseil européen, afin d’y rencontrer le président Luiz Inácio Lula da Silva. Le chef d’Etat brésilien a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité mais n’a pas réussi à le faire signer en décembre au Brésil, qui exerçait alors la présidence tournante du Mercosur.

Le dirigeant n’a pas prévu d’assister à la signature de l’accord ce samedi, a affirmé une source au sein de la présidence brésilienne. Cette absence est liée au fait qu’il était prévu, au départ, que cet événement se déroule au niveau ministériel côté latino-américain, et les présidents n’ont été invités par le Paraguay qu’«à la dernière minute». Le président du Paraguay et son homologue uruguayen Yamandú Orsi, eux, ont assisté à la signature.

Troisième voie
Pour le Brésil, première économie d’Amérique latine, ce traité «est essentiel afin de montrer qu’il existe une troisième voie» en plus des Etats-Unis et la Chine, souligne Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a donné un argument supplémentaire aux partisans de l’accord. Ce traité «est celui qui a pris le plus de temps de négociation au niveau mondial et la précipitation pour le conclure est liée au gouvernement de Donald Trump et à l’application massive de droits de douane» sur les produits importés par les Etats-Unis, relève l’experte.

Certains des Vingt-Sept y trouvent aussi leur compte. «Pour l’UE, c’est une manière de renforcer son autonomie et sa place en tant qu’acteur important à l’échelle internationale», estime Alejandro Frenkel, politologue à l’Université nationale de San Martin en Argentine. Ce traité permet en outre au Mercosur de signaler «une avancée dans un contexte de crise et de fragmentation interne» du bloc sud-américain, selon Alejandro Frenkel.

En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées. Pour ses partisans, l’accord permettra de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.


Milliers de manifestants
Mais pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Des milliers d’agriculteurs ont d’ailleurs manifesté ces derniers jours en France, en Pologne, en Irlande ou encore en Belgique. Dans l’espoir d’amadouer les agriculteurs, Bruxelles a enchaîné les concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles. Le gouvernement français, qui s’est opposé à l’accord, a surmonté mercredi 14 janvier deux motions de censure déposées à l’Assemblée nationale par les partis de gauche LFI et d’extrême droite RN.

Après la signature, le texte doit encore être ratifié par le Parlement européen. Le scrutin pourrait être serré, même si une majorité semble favorable à l’accord. Dès mercredi prochain, les eurodéputés se prononceront sur une éventuelle saisine de la justice contre cet accord, laquelle permettrait de décaler de plusieurs mois sa ratification mais n’empêcherait pas une éventuelle application provisoire.

Mise à jour à 18 heures avec la signature du traité.

https://www.liberation.fr/environnement ... UE67KLS5A/
vivarais
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par vivarais »

Vous voulez nous faire gober que le RN et LFI sont pour :mdr3: :mdr3: :mdr3:
Eux qui sont anti européens dans sa formule actuelle ; celle de la haute finance :hehe:
Le MERCOSUR c'est certains facilite les choses mais n'augment pas les volumes échangés
La formule est simplement celle ci : je ne te fais pas payer de droit de douane pour ce que j'exporte et tu ne me fais pas pas payer de droit pour ce que j'exporte
Où est la raison ??
On privilégie les échanges commerciaux entre nous plutôt que d'aller se fournir ailleurs où comme aux USA Trump surtaxe les produits que nous exportons pour que l'on aille produire localement aux USA
Modifié en dernier par vivarais le 17 janvier 2026 18:38, modifié 1 fois.
Georges61
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par Georges61 »

Pour les voitures et les machines, cela ne profitera guère à l'Europe, les Sud Américains continueront à les acheter aux asiatiques.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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Corvo
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par Corvo »

Accord UE-Mercosur : qui sont les perdants et les gagnants du traité de libre-échange en France et en Europe ?

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les responsables latino-américains concernés ont signé le traité samedi au Paraguay.

Malgré l'opposition affichée par Emmanuel Macron et les manifestations d'agriculteurs, l'Union européenne (UE) a donné son feu vert. Le projet d'accord commercial entre le Vieux Continent et les pays membres du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) a reçu le soutien de la majorité des Etats membres de l'UE, vendredi. Après plus de vingt-cinq ans de négociations, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est ensuite rendue rendu au Paraguay, samedi 17 janvier, et a signé le traité.

Tous les secteurs économiques ne seront pas affectés de la même manière par cet accord, qui concerne aussi bien l'agroalimentaire que les industries automobile et pharmaceutique, ou encore les services. "Ça fait vingt-cinq ans que ce texte est négocié en impliquant tous les Etats membres, et au global, il est positif pour l'UE, sinon elle ne le signerait pas", assure à franceinfo Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste au Bureau d'information et de prévisions économiques (Bipe). Quel sera l'impact réel du traité UE-Mercosur pour les différentes filières concernées ? Franceinfo tente de lister les gagnants et les perdants de cet accord.

Viande : plutôt perdante
La filière et ses éleveurs se présentent comme les sacrifiés de l'accord. Les exportations de viande bovine du Mercosur vers l'UE s'élevaient déjà à 194 000 tonnes en 2023, d'après l'Institut de l'élevage(Nouvelle fenêtre) (Idele), mais l'accord prévoit que 99 000 tonnes de viande bovine du Mercosur pourront être importés par l'UE avec des droits de douane plus favorables, à 7,5% contre environ 13% habituellement, selon la base de données qui compile les mesures douanières dans l'UE (Taric)(Nouvelle fenêtre). La Commission européenne relativise l'impact de ces importations, rappelant que ce volume ne représentait que 1,2% de la consommation européenne annuelle en 2019.

Mais tous les morceaux de viande ne se valent pas et les pays du Mercosur exporteraient essentiellement des aloyaux, les morceaux les plus nobles du bœuf (faux-filet, rumsteck, côte de bœuf), d'après un rapport(Nouvelle fenêtre) d'une commission d'experts en 2020. C'est aussi "ce qui est le plus cher", précise Baptiste Buczinski, agro-économiste à l'Idele. "Ce type de morceaux structure les prix du marché, donc si on importe à bas prix, il y a un risque conjoncturel de faire baisser le prix du marché européen et, de fait, le prix payé aux éleveurs", prévient l'expert interrogé par franceinfo en 2024.

La filière bovine dénonce également les différences de normes sanitaires entre l'UE et le Mercosur, qui permettent aux pays sud-américains de produire de la viande moins cher. Pour autant, "dire qu'on va se faire envahir de bœuf aux hormones est faux", affirme Charlotte Emlinger, économiste au sein du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). Elle rappelle que "les accords commerciaux sur les droits de douane ne réduisent pas les normes sanitaires aux frontières", et que l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada, le Ceta, avait suscité les mêmes inquiétudes sans qu'elle se soient concrétisées depuis.

Les éleveurs, eux, affirment que les contrôles des substances interdites sont insuffisants. La traçabilité "n’est obligatoire au Brésil que dans le petit Etat de Santa Catarina", et "pour l’exportation vers l’UE, elle n’est exigée que dans le dernier élevage et seulement 40 jours avant abattage", ce qui constitue "un frein à des contrôles efficaces, notamment parce que les bovins transitent entre de nombreuses exploitations pendant leur élevage", expliquait l'Idele(Nouvelle fenêtre) en 2024.

Les représentants des éleveurs de volaille français et européens sont aussi opposés à l'accord, car celui-ci autoriserait l'entrée de 180 000 tonnes de poulet sans aucun droit de douane, qui s'ajouteraient aux 994 000 tonnes déjà importées par l'UE en 2023, dont 319 100 tonnes depuis le Brésil, selon l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae)(Nouvelle fenêtre). L'interprofession européenne dénonce dans un communiqué(Nouvelle fenêtre) "une pression insoutenable sur des producteurs européens soumis aux règles les plus strictes au monde en matière sanitaire, de bien-être animal et de protection de l'environnement". L'économiste Charlotte Emlinger ajoute que la filière française en particulier est dans une situation difficile, à cause, entre autres, de "la concurrence intra-européenne, la distribution de la valeur ajoutée entre les différents maillons de la chaîne, le coût de l'énergie et de la main-d'œuvre…"

En revanche, la filière du porc "sera peu touchée par l'accord", anticipe auprès de franceinfo Anne Richard, directrice de l'interprofession de la viande porcine (Inaporc). "L'UE est autosuffisante en porc, en est même le premier exportateur mondial, et le quota d'exportation accordé au Mercosur [25 000 tonnes] n'est pas très conséquent." L'UE a importé 156 000 tonnes de porc en 2024, en grande majorité depuis le Royaume-Uni, d'après les données de la Commission européenne(Nouvelle fenêtre). "La filière porcine brésilienne utilise encore de la ractopamine, un produit interdit en France et dans l'UE", ajoute Anne Richard. Avant d'imaginer : "Pour nous, le risque de long terme, ce serait que ces quotas incitent les producteurs du Mercosur à adapter leur filière pour investir le marché européen."

Céréales, sucre et éthanol : plutôt perdants
La filière des céréales s'inquiète aussi de l'accord. L'interprofession française craint notamment une concurrence accrue "avec l’Argentine qui vient d’engranger une récolte record en blé", explique au Monde(Nouvelle fenêtre) Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’Association générale des producteurs de blé. Pour autant, "je ne pense pas qu'on va se mettre à importer des céréales du Mercosur", répond Charlotte Emlinger, qui rappelle que "l'UE fait partie des grands exportateurs de blé, et les droits de douane actuellement imposés par l'UE ne sont pas très élevés". Mais Cédric Benoist redoute également que les difficultés de la filière volaille, accrues par le traité de libre-échange, se répercutent sur le marché des céréales, par une baisse de la demande d'alimentation animale en France.

Le traité va également permettre à l'UE d'importer "190 000 tonnes de sucre" sud-américain, "l’équivalent de la production annuelle d’une sucrerie" française, dénonce l'interprofession de la filière betterave-sucre-éthanol dans un communiqué publié en décembre(Nouvelle fenêtre). Cet accord met "en péril 50 000 hectares de betteraves, soit un huitième des surfaces betteravières françaises", selon le même texte, qui dénonce un "dumping environnemental des pays du Mercosur" puisqu'"aucun respect des normes de production européennes n’est prévu dans l’accord".

L'Union européenne a présenté en octobre des mécanismes de sauvegarde supplémentaires pour protéger les filières sensibles en cas de déstabilisation trop violente. Mais les interprofessions de la viande bovine, de la volaille, du sucre, des céréales et du bioéthanol ont signé des communiqués communs(Nouvelle fenêtre) pour dénoncer un "écran de fumée. Trop lentes à activer, juridiquement complexes et limitées dans le temps, [ces clauses de sauvegarde] ne font que constater les préjudices une fois qu’il est trop tard."

Vins et spiritueux : gagnants
Une des principales filières exportatrices en France, celle des vins et spiritueux, devrait sortir largement gagnante de l'accord UE-Mercosur, qui prévoit la suppression pure et simple des droits de douane de 27% actuellement imposés par le bloc sud-américain. "Il est important de pouvoir accéder à de nouveaux marchés", expliquait à franceinfo en novembre 2024 Tatiana Métais, déléguée générale du syndicat des Maisons de Cognac. Les accords de libre-échange comme celui avec le Mercosur "sont essentiels pour notre filière et nous y sommes donc favorables", assurait-elle, notamment dans un contexte de hausse des droits de douane imposés par les Etats-Unis et la Chine.

Mais "quand on dit qu'une filière gagne, ce n'est pas forcément le petit vigneron du coin qui va gagner", prévenait en novembre 2024 l'économiste Maxime Combes, chargé de mission à l'Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec). "Ce sont plutôt les gros groupes et les intermédiaires qui gagnent réellement", ajoute le spécialiste, qui coanime le collectif national Stop Mercosur.

Parmi les gagnants de l'accord, on devrait également trouver les producteurs de produits bénéficiant d'une appellation d'origine protégée (AOP), contrôlée (AOC) ou d'une indication géographique protégée (IGP), car le Mercosur s'engage à les reconnaître et à les faire respecter, ce qui empêchera des producteurs sud-américains d'utiliser des appellations comme "vin de Bordeaux". En 2022, la France comptait 489 produits sous AOP ou AOC, dont 363 concernent des produits viticoles, et 260 IGP agroalimentaires, selon le ministère de l'Agriculture(Nouvelle fenêtre).

Lait et fromages : plutôt gagnants
L'accord de libre-échange prévoit d'autoriser des exportations européennes de fromage (30 000 tonnes), de poudre de lait (10 000 tonnes) et de lait infantile (5 000 tonnes) vers les pays du Mercosur, avec des droits de douane progressivement supprimés. Le beurre et les yaourts bénéficieront également d'une réduction des droits de douane sud-américains, et la reconnaissance des AOP, AOC et IGP bénéficiera aux producteurs de produits labellisés (comté, beurre Charentes-Poitou…).

"Dans le contexte géopolitique actuel, nous avons besoin de ces marchés", insiste auprès du Monde François-Xavier Huard, directeur général de la Fédération nationale de l’industrie laitière, qui regroupe de grands groupes agroalimentaires comme Lactalis, Savencia, Bel ou Danone.

Mais comme pour la filière viticole, dont les grands groupes et les intermédiaires seront les principaux gagnants de l'accord, il n'est pas dit que les éleveurs laitiers profitent beaucoup de ces nouvelles règles. "L'intérêt pour Lactalis sera surtout de pouvoir s'approvisionner sur les marchés internationaux plus facilement, explique Maxime Combes. Le petit producteur de lait, ce n'est pas lui qui va exporter. Lui, il aspire à être collecté." La Fédération nationale des producteurs de lait avait appelé dans un communiqué(Nouvelle fenêtre) d'octobre 2024 à "l'arrêt total des négociations" sur le traité, dénonçant "des concessions majeures" faites par l'UE sans "aucune mesure de réciprocité concernant les conditions de production".

Les filières industrielles : gagnantes
"On parle beaucoup de l'agriculture, mais c'est un accord global sur les relations commerciales, il y a tout un volet industriel et sur les services", rappelle l'économiste Anne-Sophie Alsif, qui ajoute que "l'accord nous permet d'augmenter nos exportations de produits à forte valeur ajoutée". Les pays du Mercosur devront cesser d'imposer des taxes sur les voitures européennes (qui augmentent leur prix d'achat de 35%), les équipements industriels (14% à 20%), la chimie (jusqu'à 18%), l'habillement (jusqu'à 35%), ou les produits pharmaceutiques (jusqu'à 14%).

La représentation de la Commission européenne en France souligne sur son site(Nouvelle fenêtre) que les suppressions de droits de douane bénéficieront à des secteurs français importants, comme les "machines et équipements électriques", les "appareils téléphoniques [ou] informatiques" (1,2 milliard d'euros d'exportations françaises vers le Mercosur en 2018), le "matériel de transport" comme l'aéronautique et les voitures (1,76 milliard d’euros en 2018), les produits plastiques et caoutchouc, les instruments optiques et médico-chirurgicaux…

Les services : gagnants
Les entreprises de services européennes seront également gagnantes, estime la Commission européenne, qui rappelait en 2019 que "l'UE exporte plus de 20 milliards d'euros de services vers les pays du Mercosur", et évoquait "de nouvelles possibilités d'investissement (...) dans le secteur tant des services que de l'industrie manufacturière". L'exécutif européen, qui affirme que les entreprises de l'UE rencontrent "un accès limité" aux marchés du Mercosur "et des conditions de concurrence inégales", anticipe des bénéfices pour "les services aux entreprises, les services financiers, les télécommunications, le transport maritime", ou encore "les services de poste et de courrier".

Les pays du Mercosur ouvriront leurs marchés publics aux entreprises européennes, à égalité avec les concurrents locaux. Pour autant, l'accord "n'empêchera pas l'UE ou le Mercosur de continuer à réglementer leurs marchés des services de manière non discriminatoire", et "ne libéralisera pas les services publics tels que les soins de santé ou l'enseignement publics", assure la Commission.

https://www.franceinfo.fr/economie/comm ... 30674.html
vivarais
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par vivarais »

Le Mercosur et une aubaine alors que Trump vient d'augmenter les droits de douanes pour les importations de l'UE
Le libre échange va nous rendre compétitif face aux USA ; l'inde ; la chine et la Russie dans le domaine industriel
Du coté agricole ; du fait de la suppression des droits de douanes il y aura une baisse des produits laitiers , charcuteries et vins donc une plus grande consommation
UBUROI
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par UBUROI »

Aux con-sommateurs de faire le tri!
Moins de viandards, et la Secu se portera mieux.
Quant aux poulets hormonés et pesti-férés on les retrouvera dans les plats hyper-transformés de l'agro alimentaire, là aussi virez moi ces plats de merde, et la Sécu se portera mieux.

Parents d'élèves, mêlez vous de la gestion des cantines scolaires fréquentées par vos chiards, et surveillez la qualité des approvisionnements décidés par l'agent comptable (l'intendant) et le chef cuistot: provenance française, agriculture bio ou raisonnée, circuits courts

AU BOULOT, citoyens et arrêtez de pleurnicher.
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par djep »

On va ouvrir grand nos frontières aux produits pas chers et demander dans le même temps aux contribuable de ne pas les acheter pour corriger cette mauvaise décision.
J'ai comme l'impression que ça ne marchera pas du tout comme ça.
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par Patchouli38 »

La bataille n'est pas encore terminée malgré la signature de l'accord entre l'Union européen et les pays d'Amérique latines :

"Mercosur : Les députés européens remettent en cause la validité de l’accord, les agriculteurs jubilent

Direction le tribunal•Le Parlement européen a voté pour saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur l’accord UE-Mercosur, ce qui bloque théoriquement l’entrée en vigueur de cet accord commercial

ne étape importante a été passée sur l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Le Parlement européen a décidé de saisir la cour de justice de l’union sur la validité de l’accord. De nombreux agriculteurs ont éclaté de joie mercredi devant le Parlement européen, à Strasbourg.

Les eurodéputés ont soutenu ce recours en justice avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions. Cette saisine de la Cour bloque en théorie l’entrée en vigueur de cet accord commercial avec l’Amérique latine pendant plusieurs mois. Dans l’intervalle, la Commission européenne a toutefois la possibilité d’appliquer le traité à titre provisoire si elle le souhaite.

Un choix « en cohérence avec la position de la France »

Le Parlement européen « s’est exprimé en cohérence avec la position » de la France, a réagi, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dans un message posté sur X. Avant d’ajouter : « La France assume de dire non quand il le faut, et souvent l’Histoire lui donne raison. Le combat continue pour protéger notre agriculture et garantir notre souveraineté alimentaire. »

La Commission européenne a dit de son côté « regretter » le vote des eurodéputés. « Selon notre analyse, les questions posées par le Parlement dans cette motion ne sont pas justifiées », a déploré un porte-parole de l’exécutif européen, Olof Gill."

https://www.20minutes.fr/monde/4197248- ... s-jubilent
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par Georges61 »

Il semblerait que les grandes enseignes de la distribution sont prêts à refuser de vendre des produits non conformes aux normes européennes. Un exemple : la déclaration du PDG du groupe Intermarché hier soir LCI.
Je ne sais pas si Dieu existe, mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse!
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par UBUROI »

Bien, :super: au Parlement européen
:super: à ces enseignes respectueuses de l'environnement et de notre santé
:super: à nous consommateurs qui vérifions la qualité des produits, leur provenance etc...

Nous sommes les acteurs de notre bien-être, de celui des animaux dits de boucherie, de notre santé et notre environnement... Nous!
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par UBUROI »

Qq un a t il connaissance des votants pour les partis français au parlement européen ?
'Ubu XIV régna de 800 av.jt à l'an 2035, date présumée de la fin du monde, sur le peuple des Provocs en lutte contre les envahisseurs Bollogoths, peuplade barbare d'extrême droite convertie au cathodicisme intégral par Vincent de Ker Meinkampf.
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sofasurfer
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Re: Mercosur : le traité de libre-échange entre l’UE et des pays d’Amérique du Sud signé au Paraguay

Message par sofasurfer »

L’Union européenne vient d’approuver le 9 janvier 2026 l’accord de libre-échange UE-MERCOSUR. Il prévoit une diminution des taxes douanières sur de multiples produits industriels et agricoles pour une ouverture simplifiée des échanges commerciaux entre l’UE et les nations du “marché commun du sud”, de l’espagnol de l'espagnol “Mercado Común del Sur” ou MERCOSUR (Brésil, Bolivie, Argentine, Uruguay, Paraguay).

Du point de vue de la recherche scientifique, la légitimité même des travaux de recherche de l’INRAE au service de l’intérêt général est remise en question par cet accord qui porte atteinte à nos normes environnementales élevées ainsi qu’à la souveraineté alimentaire de notre pays pour quelques promesses géopolitiques et des gains industriels pour quelques-uns.

Il faut dénoncer le fait que l’expertise de l’INRAE, qui a pourtant produit des évaluations claires, soit clairement ignorée au profit d’un marché déséquilibré.

Pourtant, la commission AMBEC a alerté dès 2020 sur les impacts attendus de cet accord avec plus de 99 000 tonnes de viande bovine et 180 000 tonnes de volaille à bas coût qui déferleront sur le marché européen. Ce déferlement massif aura comme corolaire une pression à la baisse des prix octroyés aux éleveurs français.

Les grandes absentes de ces négociations sont les normes sanitaires et l’urgence climatique ; sujets au cœur des préoccupations et que l’INRAE prend en compte au sein de ses projets scientifiques.

Il faut rappeler aussi que l’expansion de l’élevage intensif au Brésil et en Argentine est le principal moteur de la déforestation en Amérique latine. L’accès au marché européen va amplifier un modèle productiviste qui sacrifie l’Amazonie et le Cerrado (savane brésilienne). De plus, un mécanisme de compensation prévu pour les pays de MERCOSUR pourrait s’imposer si l’UE renforce ses normes environnementales, ce qui sape par avance notre future capacité à légiférer au nom de la préservation du climat et de la santé des consommateurs. Définitivement, cet accord va à l’encontre des fondements et des principes d’éthiques de la recherche ambitieuse voulue par l’INRAE.

Par ailleurs, il convient de dénoncer ces importations qui ne répondent pas aux normes de de production contraignantes et nécessaires qui imposent la réduction des pesticides, la protection de l’environnement, traçabilité et l’amélioration du bien-être animal. À l’opposé, les productions sud-américaines utilisent jusqu’à environ 80 % de pesticides (cas du Brésil), des antibiotiques promoteurs de croissance (interdit en France depuis 2006), et une traçabilité incomplète. Ce type d’accord met à la fois en danger les consommateurs, les agriculteurs, l’environnement et la souveraineté alimentaire si chère au cœur de nos politiques tant qu’elle ne nuit pas aux lobbys productivistes et industriels.

En conséquence, nous devons exiger une application stricte de notre sécurité alimentaire (pas de produits dans nos assiettes non conformes à nos règles exigeantes et nécessaires de production) ainsi qu’une expertise scientifique indépendante dans toute décision politique et notamment la signature des traités et accords commerciaux.
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

Pierre Desproges
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